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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 00:00

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Ce livre…

C’est des rencontres, des amitiés, de l’amour, des illusions, des désillusions, des pièces de théâtre, la maladie…

Elle soutenait aussi que l’avenir n’existait pas, une invention des curés pour briser les hommes et les tenir en laisse. Ignorant le temps qui nous restait, on devait faire ce qu’on avait envie de faire au moment où on le voulait, sans rien remettre au lendemain. Si on réfléchissait, si on hésitait, on était foutu. Elle ne conjuguait rien au futur et n’embarrassait personne avec ses angoisses du lendemain.
 

C’est aussi les juifs en Algérie pendant la seconde guerre mondiale, la peste, la maladie au fil des décennies, la fin de la guerre, l’espoir, la montée du communisme à Prague et en URSS.

Ils savaient que leur destin se jouait, à ce moment précis, là-haut, loin d’Alger, des hommes hurlaient, pleuraient, tremblaient et mouraient, et ils ne pouvaient rien faire de plus que rester ensemble, les uns près des autres, inutiles et vivants.
 

C’est des idéaux qui ne sont jamais atteints, l’émancipation des femmes, la guerre, encore, la trahison, la peur, le destin, la manipulation, des frontières…

Joseph connaissait la doctrine. Il ne comprenait pas comment il pouvait exister une seule personne sur cette terre meurtrie qui ne soit pas d’accord pour en finir avec l’exploitation éhontée de l’homme par l’homme. Comment pouvait-on ne pas partager ces idées ?


C’est la valse, le tango, la danse, Gardel, la chanson Volver, des barbecues, des recherches scientifiques, de la tristesse, de la joie, des femmes …

Ils sortirent du Santa Lucia en se tenant les uns les autres, en riant aux éclats sans savoir pourquoi, puis se taisant pour allumer une cigarette ou humer l’air frais de la mer, en cette heure grise avant le lever du soleil quand la terre entière est endormie mais pas vous, vous êtes gai et vivant et heureux, un peu ivre aussi et vous êtes puissant, fort et éternel, fatigué bien sûr mais ça n’a aucune importance. La nuit vous a quitté, le jour n’est pas encore venu, vous êtes seul au monde avec de vrais amis qui ne veulent pas rentrer, dormir et vont boire encore une dernière coupe au bar du casino.
Il y en a toujours un qui a des états d’âme : «Moi, je vais me coucher, je bosse demain»
On bosse tous demain.
À demain.


C’est Pavel, Maurice, Christine, Helena, Tereza, Ludvik, Nelly, Ramon…

– Méfie-toi des apparences, Joseph, ce sont souvent les personnes les plus tristes qui ont les plus beaux sourires.
 

Pendant plus de 500 pages nous suivons  la vie de Joseph K, à Prague, à Paris, à Alger.

Si notre héros n’est pas particulièrement attachant au début, il le devient au fur et à mesure du livre. Au début, j’ai suivi son histoire en retrait, avec l’impression de lire un livre d’Histoire plus que l’histoire d’un homme. Et puis, petit à petit, je me suis attachée à lui, j’ai commencé à tourner les pages en appréciant son parcours et sa vie autant que les rappels historiques à laquelle elle est liée.

J’ai aimé suivre le destin de cet homme à qui la vie n’a pas fait que des cadeaux mais qui a su rester fort quelles que soient les épreuves qu’il a dû traverser.

J’ai aimé comprendre ses choix, le voir réaliser ses erreurs, s’adapter à la vie, aux choix des autres, à ce qu’il n’a pas choisi et qu’il subit et à ce qu’il accepte alors qu’il aimerait refuser.

J’ai adoré le style de l’auteur. Magnifique, concis, fluide.

J’ai aimé faire des recherches sur Wikipédia toutes les 50 pages, réapprendre certains faits historiques oubliés depuis quelques années, prendre part à la monté du communisme, aux belles espérances si loin de la finale réalité, regarder une pièce de théâtre en Algérie, avoir de nombreux pincements au cœur, danser sur la terrasse de Padavoni, rencontrer la misère dans un trou paumé, me retrouver à Prague, m’autocensurer, réfléchir avant de penser et de parler de peur que la police politique ne me tombe dessus, me méfier de mes proches qui pourraient être des informateurs et des agents…

Chaque jour, une mauvaise nouvelle. Un voisin ou une connaissance était arrêté. Des enseignants, des ouvriers, des agriculteurs, des fonctionnaires, des gens croisés mille fois. Ils n’avaient pourtant pas l’air de conspirateurs. On se disait : elle, ce n’est pas croyable, lui non plus, ce ne sont pas des agents ennemis, pas eux. Pourtant, ils avouaient leur participation à la machination capitaliste. Derrière le masque de l’innocence se dissimulaient des traîtres diaboliques, ils reconnaissaient leur culpabilité, c’étaient des êtres abjects, ils tentaient d’empêcher le pays de construire le socialisme. On vivait une guerre intérieure. Il fallait les éliminer, purger l’administration et les entreprises, empêcher la propagation de ces idées nocives. Purger pour retrouver un corps sain. Il fallait se méfier. Des autres. De ceux qu’on connaissait depuis toujours, ils cachaient leur jeu, leur appartenance au complot. Il n’y avait plus de confiance possible. En personne. Même les proches étaient suspects. Que pouviez-vous vraiment savoir des activités secrètes et inavouables de votre père, de votre mari ou de votre sœur ? Chacun se mit à contrôler ses paroles. Une réflexion spontanée, un doute naturel, un commentaire pessimiste, une plaisanterie maladroite, et c’était l’accusation et la prison. 
 

… assister à la chute du mur de Berlin, rencontrer un certain révolutionnaire sud américain… 

– Je vivrais avec toi n’importe où. Même à Prague si on n’avait pas pu faire autrement. Mais ce sera tellement mieux de vivre dans un monde où il n’y a pas de police politique, où l’on peut faire ce qu’on veut, voyager sans entraves, s’exprimer sans avoir à se surveiller en permanence, à jurer qu’on est heureux quand on crève de peur. C’est vrai, je veux m’en aller parce que je sais que le bonheur, je ne le connaîtrai jamais ici.

 

J’ai aimé me lier à Joseph et, à travers lui, voyager, aimer, perdre, continuer de vivre, d’espérer et apprendre le respect.

Quoi qu’elle ait fait, personne n’a le droit de la juger. Il y en a marre des juges. Des gens qui vous condamnent sans vous connaître. Au soir de ma vie, je peux dire simplement que si c’était à refaire, je recommencerais sans hésiter. 

 

Finalement, lire cette histoire aura aussi été toute une aventure pour moi.
J’ai commencé ce livre sans vraiment rentrer dedans, presque en m’ennuyant, entre Prague et  Paris. 
Puis j’ai commencé à m’attacher à Joseph lors de son passage à Alger et j’ai eu beaucoup de plaisir à le suivre dans la seconde partie du livre.
Mais c’est finalement le dernier tiers qui m’a le plus conquise. J’ai dévoré cette dernière partie où le titre du livre prend tout son sens, je l’ai lue en apnée, j’ai eu les larmes aux yeux, j’ai été scié par les dernières révélations, et c’est avec une pointe de nostalgie que j’ai refermé ce livre qui a été, dans sa totalité, un très bon moment.


La vie rêvée d'Ernesto G - Jean Michel Guenassia
Editions Albin Michel - 544 pages.


Je vous invite à lire l’avis de Sandrine qui a vécu ce livre de la même manière que moi, et celui de Yueyin pour qui ça a été un énorme coup de cœur. 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 00:00

 

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« J’ai envie de te sucer ». Voilà la première phrase de ce 9ème tome (je vous vois lever un œil intéressé. Et bien non, mesdames, cette phrase n’est absolument pas représentative du contenu du livre)(à mon grand dam, croyez-moi) qui parle de Manny Manello (non ce n’est pas une blague, Ward n’a pas son pareil pour trouver des noms improbables à ses personnages)(mais j’avoue que là, en donnant un nom et un prénom qui se ressemblent, elle a fait très fort dans le ridicule) est chirurgien. Le meilleur qui soit (paraît-il)(mais j’en doute encore) : « Parmi les manieurs de scalpels de St Francis, Manny Manello était au sommet de la pile. Il était une star, un sergent d’exercice (ça veut dire quoi exactement ?) et le président des Etats-Unis réunis en un seul enfoiré  d’un mètre quatre-vingts  bien rasé (Si il est bien rasé, tout va bien alors). Il avait un caractère atroce, une intelligence stupéfiante et un fusible d’environ un millimètre de long. (Suis-je la seule à ne pas comprendre cette deuxième partie de phrase ?)(Madame la traductrice : vous savez que vous pouvez donner un sens aux phrases au lieu de traduire mot à mot ?).
Depuis la mort de sa collègue Jane (rappelez-vous, celle qui s’est transformée en fantôme qui peut reprendre consistance quand elle doit baiser)(et opérer me souffle t-on à l’oreille) il boit tous les jours, ne fait qu’opérer, écouter sa musique préférée à savoir de l’acid rock et du heavy métal (non je ne jugerais pas)(s’en va écouter JJ Goldman) et la seule chose qu’il aime dans sa vie est… sa jument GloryGloryHallelujah (à vos souhaits).
Alors qu’il a décidé de passer un weekend... Non, vous avez raison. Je ne peux pas faire comme si c’était normal d’appeler sa jument GloryGloryHallelujah. Parce que, JR Ward, qu’est ce c’est que ce putain de nom sérieusement ?! (oups désolée, veuillez excuser ma vulgarité mais je viens de lire 600 pages de la confrérie). Donc, JR, que diable fumez-vous en écrivant vos livres, et surtout, comment s’en procure t-on (moi aussi je veux voir des petits poneys roses vous savez)(et des hommes qui éjaculent pendant 45min d’affilée)(et ce, dans un but purement scientifique il va s’en dire).
Donc, revenons à moutons (ou à notre jument dans le cas présent)(ainsi qu’à nos étalons en cuir)(Happy parenthèse’s day les amis, c’est votre jour !)… Manolo (oui j’ai finalement opté pour un raccourci) a donc décidé de passer un weekend tranquille à se morfondre car sa jument Glorygloryhallelujah (sic) a chuté et a mal à la hanche quand tout à coup Jane réapparaît (alors qu’il la croit morte) et lui demande de venir opérer quelqu’un.
Passé le premier moment de stupéfaction (bordel de merde qu’est ce que tu fous là ?), il décide de l’accompagner, et c’est là qu’il rencontre la fille qu’il doit opérer. « Une guerrière » pense t-il immédiatement. (c’est sûr que c’est la première chose à laquelle on pense quand on voit une femme musclée pour la première fois de sa vie)(moi-même quand je vois un homme musclé, je me dis que c’est forcément un guerrier).
Souffhrance est magnifique (non je ne dirai rien sur son prénom)(mais sachez que je n’en pense pas moins). Cheveux noirs, longue tresse qui lui arrive jusqu’en bas du dos, yeux totalement improbables (oui ok, je me souviens plus de la couleur, mais croyez-moi c’était improbable), Souffhrance souffhre. Et pour cause. Elle a fait une mauvaise chute (comme Glory) et sa moelle épinière est touchée. Résultat, elle ne sent plus ses jambes.

Bref Manololediabolo est là pour l’opérer. Ce qu’il fait. Avec succès. « Comme si sa vie en dépendait ». Et alors qu’il se retrouve auprès d’elle après l’opération, ils comprennent tous les deux qu’il se passe un truc entre eux mais malheureusement il sait également qu’elle va devoir effacer ses souvenirs. Il n’est pas censé connaître l’existence des vampires. (ni en être un lui même me direz-vous…)(oups, je viens de vous spoiler. Envoyez-moi Visz me fouetter, merci).


S’en suit une série d’érections :
Manolo doit défaire la tresse de Souffhan-silhence-s’il-te-plait,  et bande.
Puis, il s’endort sur son canapé, bande et jouit pendant 20 minutes non stop.
Puis il va nettoyer tout ça sous la douche où, il bande encore, et jouit encore.
Mais ça ne s’arrête pas là. Il sort de la douche et se rend compte qu’il bande encore. « A l’évidence la méthode de « soulagement » ne fonctionnait pas et il n’avait plus d’énergie. Merde, peut-être qu’il couvait une grippe ou une saloperie du même genre, dieu sait qu’en travaillant dans un hôpital on pouvait attraper beaucoup de choses ». (Oui mesdames, vous ne rêvez pas, Manolol’intello est genre, le meilleur chirurgien du monde entier, mais quand il bande trop souvent, il croit qu’il couve une grippe, c’est bien ça)(madame la béta lectrice de Mme Ward, à quoi servez-vous ?)(et pourquoi diable suis-je la seule personne au monde que ce genre de détail dérange ?)(life is a bitch)(j’ai besoin d’une fraise tagada pour me remonter le moral tiens).

Bref, flash forward.
Une semaine s’est écoulée, Manolol’asticot est un zombie qui se souvient d’une femme sans s’en souvenir vraiment et Shouffhrance continue de Shouffhire car ma foi, il faut bien faire honneur à son nom et aussi parce qu’elle ne peut toujours pas marcher.
Oui, Souffhrance est au bout du scotch et demande donc à Jane de l’aider à en finir avec la vie. 
Et donc, alors que Jane s’apprête à commettre l’irréparable, Visz, le frère de Souffhrance, arrive, devient fou, demande à sa sœur de lui laisser deux heures, part sans se retourner et va chercher… Manolo-qu’on-sucerait-comme-un-michoko. (désolée mais c’est moins évident qu’il n’y paraît de trouver des rimes en O).

Et là, en le voyant, Souffhrance n’a plus du tout envie de mourir. (non elle veut juste des orgasmes, merci bien). Oui elle veut vivre. Et apprendre pleins de choses comme « c’est quoi jouir » ou « comment on embrasse » ?
Ce que manolo-le-vibro va s’empresser de lui montrer, pensez-vous.
Et puis, alors qu’il s’en va prendre une douche, Souffhrance se met à 4 pattes pour le suivre du regard, lui, ses belles fesses et sa magnifique érec… et mais attendez !
Elle vient de se mettre à 4 pattes. Manolo n’en revient pas (et nous non plus d’ailleurs).
Et c’est là qu’il comprend : Shouffhrance se rétablit quand elle est excitée (heu ? Sérieusement là ?). Du coup, un cuni par ci, un cuni par là, et quelques orgasmes plus tard, voilà notre Souffhrance sur pieds (Qui a le numéro de Manolo ? Je crois que j’ai un torticolis).

Bref, après ça, rien de passionnant les concernant. Sachez juste qu’elle restera vierge jusqu’à la quasi fin du livre (les livres de la confrérie, c’est plus ce que c’était, vraiment), que Manolol’abricot va pouvoir garder sa mémoire et vivre avec les autres grâce à un retournement de situation à la Ward, et que comme cadeau de « mariage » il va lui offrir Gloryglory car « il y a des cadeaux qui valent beaucoup plus que des diamants » (ou pas hein)(mais vu tous les orgasmes qu’elle a en prime, elle peut bien lui faire croire qu’elle est contente de son cadeau hein)(enfin moi, c’est ce que j’aurais fait aussi). 

En parallèle, on suit Visz qui a toujours quelques soucis, mais qui, grâce à Butch et à Jane, finit par comprendre que « le sexe extrême et la douleur lui avaient longtemps paru être d’excellentes solutions, mais en réalité ils n’avaient été que du fond de teint masquant un bouton : la laideur était demeurée en lui » (tant de profondeur, de raffinement et de classieuses métaphores m’avaient manqué, je dois bien l’avouer)(ceci dit, c’est pas très sympa pour les ados boutonneuses qui vont croire qu’elles sont moches de l’intérieure, moi je dis).

 

Enfin, on fait la connaissance de Xcor et de sa bande de salopards comme ils s’appellent. Xcor et sa bande sont des mâles qui ne font pas partie de la confrérie et qui aiment tuer. Sauf que comme tous les faux méchants créés par Ward (au pays des bisounours), ils sont moins méchants qu’ils n’y paraissent.
Ils tuent surtout les éradiqueurs et débarquent fraîchement aux USA dans le but de renverser Kholer et prendre sa place.
Xcor a les yeux bleus, ou noirs (selon la page)(oui je continue de penser que quelqu’un devrait devrait se dévouer pour faire comprendre à Ward la nécessité de faire des fiches sur ses personnages), est grand, musclé, cheveux noirs et a… un bec de lièvre (qui le complexe, le pauvre chou)(mais je suis sûre que ça ne change rien à sa performance cuniluinguissalle).
Son bras droit s’appelle Affhres et ensemble, ils vont faire une partie de jambes en l’air avec une prostituée sur qui ils vont jouir environ 5 fois chacun jusqu’à ce qu’elle se retrouve « couverte de sperme à tellement d’endroits différents qu’elle n’arrivait plus à compter » (Mmmh, bon appétit les amies et welcome to the wonderful world of the confrérie).

Voilà, sinon, ma foi, il ne se passe pas grand chose, Qhuinn aime Blay, il veut plus baiser pour baiser, refuse de manger, enlève ses piercings visibles, Blay l’aime mais il se tape son cousin, GlorygloryHalleluia s’en sort, Manolo et Butch se retrouvent parentés, Jane et Visz vont se réconcilier et faire l’amour comme pour la première fois, Xcor ne sait pas lire et écrire (et ça ne choque personne sauf moi)(le vampire a donc je ne sais combien de centaine d’années) et je crois que c’est tout.

Voyez, pas de quoi fouettez un Visz, ce tome.
Finalement, l’histoire principale n’est franchement pas très intéressante, les autres sont sympas sans plus, il n’y a presque pas de scènes coquines (mais il paraît qu’elle se rattrappe avec le prochain tome)(et vivement le prochain tome donc)(oui je suis une coquinette en sucre, que voulez-vous ?) et il n’y a même pas beaucoup de métaphores Wardiennes pour me faire rire et rouler des yeux…

Un tome dont on peut se passer, donc. 


La confrérie de la Dague Noire, tome 9 : L'amant Déchainé - JR. Ward.
Editions Bragelonne - 554 pages.  

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 00:00

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En 1939, l’Union Soviétique envahit les trois Etats baltes : la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie. Peu de temps après, le Kremlin établit une liste de personnes jugées antisoviétiques et condamnées à être assassinées, envoyées en prison ou déportées en Sibérie pour y être réduites en rang d’esclaves. Les médecins et les avocats, les professeurs et les écrivains, les musiciens, les artistes et même les bibliothécaires, les soldats de carrière et les hommes d’affaires étaient tous considérées d’office comme antisoviétiques et furent ajoutés à la liste toujours plus longue des victimes d’un projet d’extermination massive. Les premières déportatiions auront lieu le 14 Juin 1941.
- Extrait de la Note de l’auteur –


Mon dieu, comment vous parler de ce livre ?
Je savais qu’il était triste. C’est bien pour ça que j’ai repoussé sa lecture pendant deux ans. Chaque fois que je le voyais dans ma bibliothèque je le prenais et le reposais.

Finalement je ne sais pas ce qui m’a décidé à l’ouvrir mais je ne le regrette pas.
Je ne suis pas sûre qu’on soit prêt un jour à lire ce genre de livres et de témoignages en réalité.
Même la personne la plus heureuse du monde ne pourrait pas ne pas être touchée et bouleversée par ce livre.

 

Cette lecture a été éprouvante. Intense. Mais tellement belle.
L’histoire de Lina et sa famille déportée de Lituanie vers des camps de travail en Sibérie est terrible, touchante, juste et si réaliste.
Et elle nous renvoie en plein visage tant de choses. 
La cruauté des hommes, la chance qu’on a de manger, de boire, de nous laver, d’être en vie.
 

Je voyais défiler en esprit des assiettes avec des restes de nourriture emportées à la cuisine avant d’être soigneusement raclées ; je voyais ces restes jetés à la poubelle. J’entendais Jonas – qu’on avait prié de finir son assiette – protester d’une petite voix : « Mais, Mère, je n’ai pas faim. ». Pas faim. Quand avions-nous pu jamais éprouver pareille sensation ?

Je n’ai cessé de m’interroger tout au long de ma lecture ou quand mon esprit n’était pas occupé à autre chose.
J’ai tourné dans mon lit pendant longtemps avant de m’endormir, essayant de changer le cours de mes idées mais en ne cessant de m’interroger…

Aurais-je eu envie de me battre ?

Je fermai la porte des toilettes et entrevis mon visage dans la glace. Je n'avais pas la moindre idée de la vitesse à laquelle il allait changer, se faner. Si je l'avais seulement pressenti, j'aurais fixé avec attention mon image, j'aurais essayé de la mémoriser. C'était la dernière fois que je pouvais me regarder dans un véritable miroir; je n'en aurais plus jamais l'occasion avant une décennie, et même plus.


Comment des personnes ont-elles pu vivre plus de 10 ans dans des conditions pareilles ?

Dix ans ! Se rend-on même compte du temps que ça signifie ? J’en ai froid dans le dos.
Et les conditions de vie. Mon dieu les conditions de vie de ces déportés. 
Ses trains, ses camps, la saleté, les poux, la maladie, le froid et la faim…


Je crois que je me serais suicidée.
 

Je ne trouve pas mes mots pour vous parler de ce livre et de tout ce à quoi il m’a fait songer.

- Comment peuvent-ils décider que nous sommes des animaux ? Ils ne nous connaissent même pas.
- Nous nous connaissons, répondit Mère. Ils se trompent. Ne leur permets jamais, Lina, de te convaincre du contraire. Comprends-tu ?


Il m’a chamboulée comme peu de livres avant, et pourtant, j’ai lu beaucoup de livres sur la seconde guerre mondiale.
Mais là, il y a autre chose. Tant d’autres choses.

Le contexte, pour commencer, à la fois différent et pourtant si semblable.
Je crois que c’est le premier livre que je lis sur ce qu’à fait subir Staline à des millions de personnes, à ces supposés « opposants »  et aux intellectuels de ces pays de l’Est qui ne savaient même pas pourquoi ils étaient déportés.

L’écriture ensuite. Si simple, si belle, si percutante et si touchante. 

- Andrius, commençai-je soudain, j’ai… j’ai peur !
Il s’arrêta net et se tourna vers moi.
- Non, Lina. N’aie pas peur. Tu ne dois rien leur donner, même pas ta peur.


Et bien sûr, la voix de Lina, ses dessins, ses espoirs, sa haine, les brides de souvenirs de son passé que l’on retrouve en italique dans le texte et son talent. Sa mère, si juste et si intelligente, Jonas, son petit frère si généreux, le Chauve qui incarne le défaitisme, l’homme à la montre, si sage, et bien sûr Andrius, source d’espoir.

Qu’aurais-je fait ?

Alors oui, vous allez peut-être un peu pleurer et vous aurez, c’est une certitude, la gorge nouée tout au long de votre lecture, mais quelle claque ! Quel témoignage ! Quel leçon !
 

- Elena, pouvez-vous me passer le talc, s’il vous plaît ? dit Mme Rimas tout en s’essuyant le derrière avec une feuille d’arbre.
Le spectacle que nous offrions ainsi était si ridicule que nous éclatâmes de rire. On riait vraiment. Mère riait même si fort que ses boucles s’échappèrent du mouchoir qu’elle avait noué autour de ses cheveux.
- Notre sens de l’humour, déclara Mère dont les yeux étaient mouillés de larmes. Ils ne peuvent pas nous le prendre, n’est-ce pas ?

 

Ce livre devrait être obligatoire au collège ou au lycée.
Pour ne pas oublier. Pour apprendre à relativiser aussi. 
Parce que c’est un livre coup de poing qui me marquera longtemps.
Parce qu’il est beau. Et juste. Et tellement prenant. Et qu’il nous envahit d’émotions.
Parce qu’on se souvient, qu’on apprend, qu’on pleure, qu’on maudit, qu’on a peur, qu’on espère, qu’on condamne.
Parce que je suis sûre que peu de personnes connaissent vraiment cette période de l’histoire, ce qu’on fait les Soviétiques ou les conditions de vie dans ces camps de travail. 
Parce que c’est arrivé il y a 70 ans seulement. 
Et parce qu’on doit savoir et se rappeler, tout simplement.


Etait-il plus difficle de mourir ou de survivre ? J’avais à peine seize ans, j’étais perdue aux confins de la Sibérie, mais je connaissais la réponse. C’était même la seule chose dont je n’avais jamais douté. Je voulais vivre. Je voulais voir mon frère grandir. Je voulais revoir la Lituanie. Je voulais respirer l’odeur du muguet que la brise transportait jusque sous ma fenêtre. Je voulais peindre dehors, dans les près. (…). Il n’y avait que deux issues possibles en Sibérie : ou bien survivre, c’est-à-dire réussir, ou bien mourir, autrement dit échouer. J’avais choisi la vie. J’avais choisi de survivre.

 

Comment peut-on faire ça à un autre être humain ? Et pourquoi ?

 

En 1991, après cinquante ans d’occupation, les trois pays Baltes ont retrouvé leur indépendance et, avec elle, la paix et la dignité. Ils ont préféré l’espoir à la haine et montré au monde qu’une lumière veille toujours au fond de la nuit la plus noire. S’il vous plaît, réfléchissez à cela. Parlez-en autour de vous. Ces trois minuscules nations ont appris au monde qu’il nest pas de plus puissante arme que l’amour. Quelle que soit la nature de cet amour – qui peut aller jusqu’à pardonner à ses ennemis -, il nous révèle la force miraculeuse de l’esprit humain.
- Extrait de la Note de l’auteur –

 

Je vous invite à lire l'avis de Bladelor qui l'a lu en même temps que moi et qui a été autant touchée.
Et voilà ce qu'en dit Alya qui trouve toujours les mots justes pour parler des livres :"Une très, très belle histoire, terrible et poignante, et qui prend aux tripes. C'est une véritable leçon de vie que nous offre l'héroïne, combative et obstinée de bout en bout. Je l'avoue, j'ai parfois versé ma petite larme. Mais c'est finalement dans les pires moments que transparaît tout ce qu'il y a de plus beau dans l'être humain. Car oui, comme le suggère la couverture, il y a toujours une étincelle d'espoir"

 

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Published by Cess - dans Histoire
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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 00:00

 

Attention : ce billet contient des propos et des images osés... 

 

C’est de saison, il neige et il fait froid.
Vous comprendrez qu’on ne pouvait pas, avec Mlle Pointillés, passer à côté de cette mythique nouvelle.

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Mais je sais quelle question vous brûle les lèvres (et pas parce que vous les avez mises en contact avec de la neige ou de la glace) : l’héroïne va-t-elle vraiment coucher avec un bonhomme de neige ?
Et comme spoiler est une seconde nature chez moi et que, comme un certain Mr Grey, vous satisfaire est ma priorité (contrairement à Stephen, le petit copain de notre héroïne), je vais vous répondre.

Oui elle va bien coucher avec le bonhomme de neige. Même qu’il va éjaculer. Le coquin. Mais ne plaçons pas la carotte du bonhomme de neige avant les bœufs et commençons par le commencement…

Tout débute donc quand notre héroïne (elle n’a pas de prénom car c’est elle qui raconte l’histoire et son mec l’appelle « babe »)(nous l’appellerons donc Gersuce (mix entre gerçure et suce)(gerçures qu’elle n’aura pas, je vous rassure)), donc, tout débute quand Gersuce se prend une boule de neige dans le cou. Elle est pas très contente mais Stephen, son mec, s’amuse comme un petit fou.
Ils décident donc de faire un bonhomme de neige. Il est gigantesque, plus grand que Gersuce, a des Oreo à la place des yeux et une carotte à la place du nez. Mais en y réfléchissant, Gersuce trouve qu’il lui manque quelque chose. Un chapeau, dit-elle au moment où Stephen dit « une cock ».
A défaut d’un chapeau, il lui fait donc une cock. Deux boules de neige énormes et un gigantesque penis, presque aussi gros que le sien, ajoute-t-il. Ce qui est apparemment vrai.
Stephen en a une énorme, même que Gersuce n’arrive pas à la mettre entièrement dans sa bouche quand elle décide de le, et bien, de lui faire une gâterie. Là, dans le jardin. Dans la neige (immaculée, coquillage et crustacééééé)(oups pardon je me suis égarée).  


Après ce petit échauffement (il faut bien ça, c’est qu’il fait froid dehors hein), ils passent à l’acte et alors que Stephen atteint la jouissance trop rapidement, il se retire et dit avec classitude, distinction, élégance et raffinement (oui le dictionnaire des synonymes est mon ami) qu’il a besoin d’aller pisser et lui demande s’il reste du thon de ce midi, laissant une Gersuce non assouvie et chaude comme la braise (que même la neige n’arrive pas à refroidir) (c’est dire). « Mec, qu’est ce que tu fous ? Et moi ? » lui demande t-elle (avec raison si vous voulez mon avis).

Bref Stephen parti, reste notre petite Gersuce en manque.
Elle décide donc de se toucher, là, dans le jardin, allongée dans la neige (tout ce qu’il y a de plus normal quoi).

Et alors qu’elle atteint l’orgasme, elle sent quelque chose qui la frôle.
Le bonhomme de neige, me direz-vous ! Et bien non : un chapeau !
Elle le ramasse et va donc le mettre sur le bonhomme de neige « et bien finalement tu as un chapeau » (et une bite ais-je envie d’ajouter classieusement). Et là, elle a l’impression de voir les Oreo s’illuminer.
Bon, ça doit-être l’orgasme, si bon, qui l’a fait halluciner. (c’est sûr, y’a pas d’autre explication hein).
 
Mais à ce moment là, elle voit un truc incroyable.

Alors que le bonhomme de neige se tourne vers elle, une autre part de lui commence à bouger. (je vous donne un indice, ce n’est pas la carotte)(enfin, pas celle du visage du moins).

La snowcock commence à bouger et une petite perle d’eau s’échappe du bout et se glace avant d’atteindre le sol. (à ce stade là, les échanges whatsapp avec binômette allaient bon train, je peux vous le dire). « Ca doit être une putain de blague. Ca ne peut pas être en train d’arriver ».
Puis se rapprochant de lui « Je ne peux pas croire que je sois vraiment en train de considérer ça mais bon je détesterai gâcher cette snowcock. » (c’est vrai que ce serait dommage. Gersuce a été bien élevée : il ne faut pas gâcher).

Et alors qu’elle se dit (à juste titre) qu’elle est en train de perdre la tête, elle décide de lever son t-shirt et de presser ses seins contre le torse du bonhomme de neige.
Wow. C’est encore meilleur que quand Stephen lui avait frotté les seins avec de la glace. Elle sent le froid se répandre dans son corps.

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Du coup (pourquoi s’arrêter en si bon chemin, je vous le demande ?) elle décide d’enlever string et pantalon et commence à se frotter à la snowcock. Et là, c’est… sans précédent (sans blague?). Malgré son récent orgasme, elle est prête pour un autre round. (ne jamais sous estimer le pouvoir d’attraction des bonhommes de neige. Ja-mais).

Vous voyez, elle a été avec beaucoup d’hommes avant Stephen et même avec des femmes mais là c’est complètement en dehors de son champ d’expertise (tout le monde n’a pas la chance d’avoir rencontré le monstre du marécage ou l’homme invisible il faut dire).
Elle décide donc de faire ce qui lui vient naturellement, à savoir une « fellaneige » (j’avoue que le jeu de mot « snow job » est plus marrant en anglais, j’ai fait de mon mieux pour traduire le terme mais je vois bien que je mérite quand même une punition)(Christian, Viszs si vous passez par là, sachez qu’il neige par ici et qu’on pourrait s'amuser ensemble avec des godes en forme de pic à glace, par exemple)(Cette idée de gode vient de Fashion et a été approuvée par Mlle P)(oui je dénonce mais vous comprendrez, prude comme je suis, que je n'aurais pas osé mettre ça sur mon blog sans y avoir été obligé).
Mais revenons à nos fellaneiges : Gersuce commence donc à léchouiller les boules de neige de son nouvel ami et décide de lui donner ce qu’elle a donné tantôt à Stephen (tant d’abnégation me coupe le sifflet aussi sûrement que si je faisais une gâterie à un bonhomme de neige…), juste plus gentiment. Vous comprenez, elle n’aimerait pas que trop de chaleur atteigne cette snowcock avant qu’elle ait pris son plaisir avec (et peut-on vraiment l’en blâmer, je vous le demande ?)

Toujours pas de grande réaction de la part de son snow-lover qui reste immobile mais elle sait qu’elle n’imagine pas les fines mains qui la poussent à le prendre plus loin. Et elle n’imagine pas non plus l’eau qui coule du bout de sa snowcock.
Quelque chose est en train d’arriver (comprendre, un orgasme) mais elle ne veut pas risquer que ça fonde davantage avant d’avoir eu son plaisir (c’est vrai que ce serait dommage).

Elle se remet donc debout et lentement, s’empale sur son membre froid, s’inquiétant quand même au passage de savoir ce qu’elle expliquera aux urgences si le membre se casse et reste coincé en elle (moi j’aurais déjà eu peur que mes lèvres et ma langue restent collées sur la glace lors de la fellaneige)(non pas que j’aurais fait une fellaneige pour commencer ceci dit).
Mais bref, miraculeusement (c’est bien le mot tiens), le membre tient et elle peut le prendre entièrement en elle.
Et là, elle a l’impression qu’elle va s’évanouir. (Moi aussi. De rire). C’est une sensation si étrange, c’est si froid mais en même temps la friction est totalement satisfaisante (heu, really ?). 
Elle commence donc des va-et-vient, de haut en bas, se perdant dans la sensation et bougeant sur lui comme une femme possédée. (ce qu’elle est d’ailleurs)(par une snowcock donc).

 DSCN1744

« Oh mon dieu, donne-moi tout, Pôle Sud ! » crie-t-elle.(y’a pas à dire, ce sont mes phrases préférées de ces nouvelles).
Mais le bonhomme de neige ne dit rien. Il continue d’accepter son énergique va et vient. (Dociles ces bonhommes de neige tout de même). C’est bizarre de baiser quelque chose de si froid et si immobile (ah bon ?) mais c’est aussi un changement bienvenu (re ah bon ?).
Elle commence donc à gémir et se dit que si les esquimaux ont des centaines de mots pour désigner la neige, elle, en ce moment n’en a que deux : Putain.Oui. (Heureuse d’apprendre que « Putain oui » désigne la neige)


C’est le meilleur sexe en solo de toute sa vie (solo… solo… c’est pas très sympa pour le bonhomme de neige ça, Gersuce…).
Elle est dans une position bizarre (y’a pas que la position qui est bizarre, si vous voulez mon avis) et ses jambes commencent à avoir du mal à la tenir (tu m’étonnes) vu qu’elle fait tout le boulot, mais elle s’en moque, c’est tellement génial (Sceptique, je suis).

Et là, soudain, comme un feu dans ses reins, un geyser d’eau gelée la percute à l’intérieure et la propulsion la fait jouir alors qu’elle tombe comme un paquet sur le sol (gracieusement donc). (Oui, vous avez bien compris, Gersuce est littéralement ex-pul-sée par le jet d’eau du bonhomme de neige)(ce bonhomme de neige pourrait être un membre de la confrérie tiens).  

Mais le truc, voyez, c’est que lors de son intense orgasme, elle a serré ses jambes et à donc détruit son bonhomme de neige. « Merde, je l’ai tué » se dit-elle, alors qu’elle ramasse le chapeau et rentre à la maison. (histoire de garder un souvenir quoi). 

Stephen, devant la TV, lui demande où elle était et si c’est un chapeau qu’elle tient mais elle ne lui répond pas, monte à l’étage et se poste à sa fenêtre d’où elle regarde la neige tomber. Et devinez ce qu’elle se dit, la "cockine" ?

Qu’elle a le sentiment qu’elle refera vite un bonhomme de neige, bien sûr !

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Bon je dois bien l’avouer, ce n’est pas la nouvelle du genre la plus marrante qu’on ait lue, mais elle était néanmoins mythiquissime par certains aspects !
Je ne regrette pas cette mini LC whatsapp avec ma petite binomette :-)
Et si Gersuce s’en est bien sortie, gardez tout de même en mémoire, si jamais vous voulez faire un bonhomme de neige, que, dans la vraie vie, les gerçures sont vites arrivées !

 

Snowballin' : I fucked Frosty - Aurélie Vierge (un comble le nom quand même). 
Sources photos : Reviews Goodreads sur ce livre.  

 

L'avis de Mlle Pointillés sur ce chef d'oeuvre.
Et pour plus de billets coquins, c'est chez Stephie !  

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 00:00

 

 

D’après l'idée originale de Moka, qui a inventé le RDV Moi après Mois, voici les petits moments, les pensées, les envies, les coups de gueule et autres instants, seule ou à plusieurs, de mon mois de...

 

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Un déménagement éreintant / Des cartons, encore et toujours / Ranger ses bibliothèques / Faire le tri / Beaucoup de mangas et de livres à donner ou vendre / Une bague magnifique pour mes 30 ans / Avec quelques mois de retard / Ca valait la peine d'attendre / Le musée d'histoire naturelle / Le vampire / Un cornichon et une violette bleue / A moins qu'elle ne soit violette / Mettre son blog en pause / Mais continuer d'écrire des billets / Plusieurs romances qui ne seront jamais chroniquées / Vouloir le dernier Kreysley Cole / Une fondue avec les collègues copines / Voir plus souvent sa meilleure amie / Vouloir se remettre aux séries TV / Des nouvelles d'une copine en Espagne / Un baby sitting via baby phone / Craquer / Ne plus pouvoir s'arrêter de pleurer / Solal qui se réveille pendant 3h / Avoir le soutien des copines / Vouloir être seule / Se retrouver seule / En profiter pour lire sur une terrasse / Aller skier / Vouloir reprendre la photo / Et vouloir récupérer le matériel pour développer / Où est-ce que je mettrai la chambre noire / Se remettre aux contemporains / Beaucoup aimer / Passer une grande commande Amazon de livres type "Geisha" /  Attendre la commande et se réjouir de les lire / Décider de commencer le comte de Montecristo / Ne pas l'avoir commencé (très étonnant) / Convertir les copines à WhatsApp / Echanger beaucoup de messages / Partir en week-end amoureux / Et faire une réaction à l'injection de fer / Passer le week-end au lit / Se vautrer sur la glace / Comme une crêpe / Mais glamour, la crêpe / Solal en astronaute / I Fucked Frosty / Encore une nouvelle mythique / Binomette qui en a marre de lire des livres avec des fellations / Est-ce que ça suce dans Montécristo (L.O.L) ? / La confrérie décevante / Même pas de métaphores Wardiennes / Tomber amoureuse de Rule / Rule Rule Rule Rule / Vouloir le tome sur Rome / Un apéro chez moi avec les collègues / Marionette qui imite Frannnkie / N qui a "laquerbe" / Première pizza de Solal / plus que 5 kilos / Un bouquet de fleur pour la St Valentin / Au bureau / Dévorer Undeniable / Vouloir dire fuck à chaque phrase / Etre dérangée et choquée par beaucoup de choses dans ce livre / Mais adorer quand même / Des réponses négatives, encore et toujours / Poser ses vendredis / Aimer ça / Un guitariste ? / Être obsédée par "Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre" / Y penser tout le temps / Poser des questions à Karen / penser à ces camps de travail en Sibérie / Se dire que je n'aurais pas tenu 10 ans dans ces conditions / Se réjouir d'enchaîner sur Wait For You avec les copines / Un mois avec des lectures très différentes / Mais au moins 3 vraiment marquantes / Julien et Julie qui débarquent / Voir des rayons de soleil même si il fait froid / Aimer ça / Relativiser...

 

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Bon mois de Mars à tous et à toutes ! 

 


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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 15:28

have-a-break-have-a-kit-kat 

 

En ce moment, je lis beaucoup (Non pas que des romances, mauvaises langues…), je dors (trop) peu (la faute à la lecture), je déménage (et je range et je jette et je me demande où je vais arriver à tout mettre), je vois pas assez mon fils (et il me le fait payer pendant la nuit), je suis fatiguée (c’est un euphémisme), j’ai plus souvent un petit moral qu’un grand (mais au moins j’en ai un), je mange trop (bon d’accord ça, ce n’est pas qu’en ce moment), je me pose beaucoup de questions (comme depuis que je suis née en fait), je subis (et pas les fessées de Christian Grey malheureusement), je rêve (pas de Grey non plus), mais je ne réalise pas, (toujours reporter à demain ce que tu n’es pas obligé de faire le jour même), je vais sur facebook mais m’y amuse moins (vous pourriez être plus drôle quand même !), je délaisse le blog et les échanges de mes copines proches, je suis dans la blogosphère sans y être, je fais un billet sur le dixième de mes lectures seulement, je n’ai plus d’inspirations, je n’aime plus mes billets, je ne me trouve plus marrante (comment ça je ne l’ai jamais été ?), pas originale (celui-là, c’est pour que vous fassiez une ode à mon originalité en commentaire)(je plaisante), je veux garder mon blog et continuer de l’alimenter (alors pourquoi je vous emmerde avec ce billet ?) et en même temps (ah ! voilà le « mais »), je n’en ai plus envie (la fille pas indécise), je ne sais plus quoi dire (ne dites rien je sais : on ne dirait pas vu la longueur de mes billets), la blogo m’agace parfois (quel scoop), mais j’y passe aussi de bons moments, comme hier après midi (vive les cornichons et les violettes), je fais des LC, je rigole (quand même hein !), le plaisir est toujours là (alors pourquoi je vous emmerde avec ce billet bis ?), le plaisir de lire les commentaires sur mon blog, sur FB, à voir que quelques personnes sont attachées à ce blog, et que d’autres suivent mes conseils, j’aime tout ça mais…

Mais je ne sais plus ! (ça y est j’ai pris le Q.I d’Ana).
J’ai des billets en avance, je pourrais les publier et faire comme si ce blog tournait bien mais non. Ce n’est plus le cas.
Alors, je vais continuer d’écrire des billets sur les livres qui me plaisent le plus (ou le moins), mais je crois que je ne les publierai que quand j’aurais de nouveau l’envie et l’énergie de faire vivre ce blog.
En attendant, j’ai l’impression de mentir, à moi-même, et à ceux qui me lisent car je publie et blogue sans conviction. (tant de profondeur dans un de mes billets me fait peur, il est vraiment temps que je me retire un peu).

Donc voilà, je mets ce blog en pause (tout ça pour ça, really ? Elle ne quitte même pas la blogo ??). Je suis quasi sûre que je vais revenir car je n’ai pas envie de mettre un terme à cette partie de mon quotidien (et que si je pars définitivement, qui vous fera des billets sur les travers de la blogosphère et qui vous parlera de la taille du sexe des membres de la confrérie et de l’étroitesse de ceux de leurs compagnes, hein ?)
Je compte donc (et espère) revenir et vite, avec des billets, des coups de cœur, des parenthèses, des billets courts (je vois une lueur d’intérêt dans vos yeux), des billets longs (oups je viens de voir disparaître la dite lueur de vos yeux), des images Pinterest, et quand je reviendrai, vous ne remarquerez pas que je suis partie (si c’est vrai, surtout si je reviens genre dans 3 jours), ni la différence avec maintenant, mais vous saurez que je reviens avec le plaisir de bloguer (amen)…

Alors, merci aux quelques personnes qui me suivent régulièrement, et à celles qui me suivent occasionnellement, et à toutes, désolée si je suis moins présente ou si je laisse moins de commentaires chez vous, ça ne veut pas dire que je vous perds de vue, que je ne vous suis plus ou que je garde mes distances, c’est juste que je suis moins présente, et ce, dans tous les aspects de ma vie (mais ça va changer) !

 

Je vous dis donc, à la semaine prochaine ou à la suivante ou au mois prochain, enfin bref, à bientôt par ici !
Et si jamais je décidais de ne pas revenir finalement, je viendrai quand même vous tenir au courant !

 

 

 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 10:30

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(Vous apprécierez à sa juste valeur cette sublime couverture, et vous serez bien galants de noter également que les fleurs sont violettes et non bleues)(Vous comprendrez plus tard de quoi je parle).

 

Ryan est un cow boy. Mais pas que. Ryan est aussi « tellement beau ». Il a « un visage aux traits durs mais harmonieux, des cheveux de jais, des yeux à vous faire tomber à la renverse, et une musculature tout en souplesse et en longueur... » (non mais sérieusement ? Quelle femme normalement constituée se dit, la première fois qu’elle voit un homme qu’il a une musculature tout en souplesse et en longueur ?)(enfin, même après 15 fois, hein)(ceci dit, l’héroïne n’est pas totalement normalement constituée, vu qu’elle est tétraplégique)(oups, je crois que c’est de mauvais goût. Pardonnez mon manque de finesse, je n’ai pas eu ma dose de coca quotidienne…)

Bref. Ryan est beau, Ryan est célibataire, et Ryan est « devenu une légende » tant il est beau.

 

 

L’histoire s’ouvre sur notre héros qui se rend dans un magasin (de fourniture pour son ranch) très remonté car sa commande n’est pas arrivée. Il commence à s’énerver contre la pauvre femme qui lui tourne le dos à l’accueil et est loin d’être charmant, jusqu’à ce qu’elle se retourne.
Et là. Bam. « 
Un étrange sentiment l’étreignit, comme s'il n'avait attendu qu'elle toute sa vie, comme s'il la reconnaissait. Complètement dingue. » (J’aurais plutôt dit absurde que dingue, et irréaliste, aussi, mais bon, si j’étais auteur de romances, ça se saurait).

Bref, la belle (je suis désolée je ne me souviens plus de son nom (alors que je l’ai lu il y a deux semaines (je sais, ne dites rien, c’est le coca je vous dit), du coup j’ai eu la flemme de chercher son prénom quand j’ai commencé mon billet et entre temps, je me suis fixée comme défi (complètement stupide, j’en conviens) de faire tout mon billet sans lui donner de nom (ce qui, au vu de la longueur de mes billets, serait une belle performance)). Je disais donc… la belle se retourne et là « Ryan se figea. Elle avait les plus beaux yeux du monde, immenses, bordés de cils sombres et épais. Des yeux d'un bleu profond. Leur couleur était si intense qu'elle lui rappelait les violettes sauvages qui poussaient au ranch. ». (je dois quand même vous avouez ici que chaque fois (et quand je dis chaque fois, c’est chaque fois) que je lisais qu’elle avait les yeux aussi bleus que les violettes, je me demandais si 1. les violettes étaient vraiment bleues, et si c’est le cas 2. pourquoi diable la personne qui a donné ce nom à cette fleur l’a appelé par une autre couleur)(du coup je me suis aussi demandée QUI avait donné son nom à cette fleur, et plus généralement qui donnaient les noms aux fleurs)(ceci dit, j’ai quand même whatsappé Mlle P pour lui demander de quelle couleur étaient les violettes. Ce à quoi elle m’a répondu « je crois que c’est bleu »)(mais elle ne savait pas me dire où était la logique dans tout ça)(j’ai finalement regardé sur google, et pour moi, elles sont violettes)(et peut-être bleues aussi)(bref, vous aurais-je soulé autant que je viens moi-même de me saouler ?).

Mais la miss n’a pas seulement des yeux aussi bleus que des violettes, elle  avait aussi « un visage en forme de cœur, avec des pommettes joliment rehaussées, un menton pointu qui lui donnait un air obstiné, et une bouche tendre. Des taches de rousseur parsemaient son petit nez délicatement dessiné. ».

 

En bref, ils sont beaux tout les deux quoi.

 

Ryan ne perd donc pas de temps et lui propose de sortir avec lui. Ce qu’elle refuse. Il insiste. Elle refuse. Il insiste et là, elle tire son siège et dévoile… un fauteuil roulant.

Et oui, miss-bleu-violette est tétraplégique. Elle qui était championne d’équitation a eu un accident lors d’un de ses concours hippiques et est devenue paralysée. Zut. Ryan a bien envie de s’enfuir, mais bon ce n’est pas un goujat. Il réitère sa proposition et se rend compte qu’elle aime bien les courses de tracteur (la vie dans la campagne est tout ce qu’il y a de plus passionnante, j’en étais convaincue mais ce livre me l’a confirmé). Ca tombe bien il y en a une le lendemain (de course de tracteur donc). Hop, voilà le rendez-vous fixé.

 


Le lendemain, en la cherchant, il comprend qu’elle aimait les chevaux, du coup il va lui montrer son nouveau poulain (Oh qu’il est mignon, et dire que je ne pourrai plus ja-mais remonter à cheval, sic. ), puis l’amène à la course de tracteur, et là, (aussi invraisemblable que cela puisse paraître (du moins pour moi)), ils s’amusent comme des petits fous.


Je crois, mais je ne suis pas sûre (souvenez-vous, j’ai quelques trous de mémoire, en ce qui concerne cette lecture) qu’il l’embrasse ce soir là et guess what ? Les lèvres de la belle ont un léger goût de miel. (ce qui change des autres romances, où ce sont d’autres lèvres qui ont le goût de miel).

 

 
Et si jamais vous commencez à trouver mon billet trop long, je vous rassure, je vais vite avancer dans l’histoire car après ça,  il ne se passe quasiment rien pendant tout le reste du livre.

 

Car, si après deux jours, la demoiselle a déjà des sentiments pour notre bel étalon, elle ne veut quand même pas d’une relation car elle a peur de se faire jeter après (et car elle a peur de ne pas le satisfaire sexuellement mais nous y reviendrons, comptez sur moi). Ryan décide alors de jouer la carte de l’amitié…

Donc pendant un mois (et donc quasi tout le livre) il passe la moitié de son temps avec elle (en tout bien tout honneur)(à regarder des films et d’autres trucs over intéressants) et l’autre moitié à aménager son ranch pour qu’elle puisse s’y promener avec son fauteuil (ne me demandez pas quand il travaille et comment ça se fait qu’il soit millionnaire, l’auteur ne s’est pas encombrée de ce genre de détails pratiques).

 

A un moment donné, elle lui exprime sa peur (légitime, je vous rappelle quand même qu’elle est paralysée) de ne pas ressentir d’orgasmes et du coup il lui demande, avec classitude et finesse: « Vous n'avez donc jamais... vous savez... essayé un vol en solo pour vérifier par vous-même? ».

 

En d’autres termes, il lui demande si elle s’est déjà touchée. Et la réponse est non. Madame est vierge de plaisir. (Et tout court, il va sans dire).

Bref, après l’amitié, ils s’avouent leur sentiment et finissent (enfin) par coucher ensemble.
Et là, vous ne le croirez pas. Elle n’a pas d’orgasme. Et elle voit bien que ça le rend triste même si il a passé un moment merveilleux. Vous voyez, elle se doutait qu’à cause de son invalidité elle ne pourrait pas ressentir de plaisir mais la nouvelle est quand même dure à encaisser.

 

Enfin, ce qui est dur à encaisser, surtout, c’est de voir qu’il ne sera jamais heureux sachant qu’il ne lui donne pas de plaisir. (tant d’altruisme me laisse pantoise d’admiration).
Du coup, d’après vous que décide t-elle de faire ?
Et bien, « Avant de faire l'amour une deuxième fois avec lui, elle regarderait « Quand Harry rencontre Sally » et s’entraînerait à simuler l'orgasme jusqu'à ce qu'elle soit assez convaincante pour que Ryan ne se rende compte de rien. ». Mouahahahah, excusez-moi, je vais m’étouffer de rire, et je reviens.

 

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Voilà, je suis de retour. Donc, elle veut regarder Meg simuler au restaurant pour pouvoir reproduire ça la prochaine fois qu’ils couchent ensemble. Mais devinez-quoi ? Hé bien, elle n’en aura pas besoin. Parce que, même si elle est tétraplégique, elle va avoir des orgasmes. Et oui ! Ce n’est pas merveilleux ça, de ne rien ressentir en dessous des jambes mais quand même pouvoir avoir des orgasmes ? ?  Elle n’en avait simplement pas eu la première fois, car justement c’était sa première fois !

 

Au final ? Ils décident de se marier (ça fait donc un mois qu’ils se connaissent)(mais je veux bien croire que le temps passe plus lentement à la campagne), et comme il ne fout rien de ses journées, il a pu lui faire faire une selle exprès pour elle, et donc son rêve de remonter à cheval devient réalité et donc (oui j’ai noté la répétition de « et donc » merci), ils décident de faire une virée à deux juste avant leur mariage.
Et là ! Là. Un ours va les attaquer. Si si, je suis sérieuse. Il tue presque Ryan et donc Violette, assise à côté de lui, est impuissante.
Elle décide donc d’envoyer son cheval retourner chez lui (mais oui bien sûr !), ce qu’il fait, revenant donc avec de l’aide (l’ours n’était plus là mais je me souviens plus comment elle l’a fait fuir…).


Ryan s’en sort (ouf ! On a vrai-ment eu peur) et ils se marient, non sans qu’elle l’ait quitté avant mais là encore, je ne me souviens plus de la raison. (qui devait être over intéressante).

 

Vous l’aurez sûrement compris, je n’ai pas vraiment eu de plaisir à lire cette romance. C’est là que j’ai compris que je devais pas être faite pour les romances contemporaines.

(car ma copine Sandy a beaucoup aimé).
J’ai trouvé l’histoire plate, les héros sans consistances, je n’ai pas ressenti de papillons… Bref, je n’ai pas aimé et je ne recommande pas.


Je vous laisse avec quelques dialogues qui valent leur pesant de skittles :

 

 

- Je ne le suis pas, moi.

- Vous n'êtes pas quoi?

- Parfaite, dit-elle dans un murmure à peine audible.

Ryan se rendit compte qu'à jouer les amis fidèles il avait omis de lui dire à quel point il la désirait physiquement.

- Si vous étiez plus belle que vous n'êtes, mademoiselle Coulter, j'aurais attrapé une pneumonie depuis longtemps.

- Une pneumonie?

- A force de prendre des douches glacées.

(subtilité  is his middle name)

 

 

(après le fruit, vous avez le cornichon)

Il la regarda alors prendre un cornichon et le mordiller avec délices, ce qui fut presque pire.

Avalant son morceau de fromage avec difficulté, il demanda d'une voix enrouée:

- Vous aimez les cornichons?

- J'adore, répondit-elle, consciente de l'effet qu'elle avait sur lui. Pas vous?

- J'adore vous regarder en manger, en tout cas. Elle se figea, rougit légèrement, et enleva le bout de cornichon de sa bouche.

Ryan sourit, presque heureux d'avoir pu la faire rougir. S'il la rendait un peu nerveuse, c'était plutôt bon signe.

-N'arrêtez pas. C'est si agréable de voir une femme apprécier la nourriture. Elles sont toutes au régime de nos jours. A croire que manger est un péché mortel. (c’est sûr que les cornichons, c’est de la bonne nourriture)

Elle croisa son regard et mordit franchement dans le cornichon, les yeux pétillants de malice. Elle le provoquait ouvertement… (c’est moi où les héros de romance se voient provoquer par un rien)

 

  

Et après « quand Harry rencontre Sally » on a aussi le droit au remake de « Basic instinct»

- J'ai des cicatrices.

Elles sont affreuses.

- C'est tout ? Je parie que vos cicatrices ne sont rien comparées aux miennes. Vous voulez voir?

II ouvrit sa chemise, puis se tourna légèrement pour révéler une cicatrice irrégulière sur sa cage thoracique.

- Un coup de faucille au cours d'une bagarre avec Rafe quand on était gosses. Il ne l'a pas fait exprès, bien sûr.

 

 

 


Les Kendrick et les Coultar, tome 2 : Celle qui avait peur d’aimer – Catherine Anderson
Editions J’ai Lu pour Elle – 348 pages

 


PS : Je vous laisse sur un avis bien plus positif de ma copine Sandy qui adore cette série...
PS2 : La fille s'appelle Bethany.
 


 

 

 

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 00:00

 

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Il était une fois, Eva qui débarque à NYC avec son colloc Cary (bisexuel de son état).  La veille de son premier jour en agence de publicité, elle décide de se rendre à son bureau à pied pour calculer le temps que ça lui prend (hé, il faut bien une façon de commencer un livre hein). Vêtue de son jogging, là voilà au pied de l’immeuble Crossfire où se trouvent les bureaux de son agence quand, par je ne sais quel miracle, elle se retrouve par terre devant un homme sublime. (toute ressemblance avec le début d’une romance comportant le mot Grey dans le titre est absolument fortuite). Gideon.
Gideon Cross. Comme Crossfire, le nom de l’immeuble…
Il lui suffit de le regarder pour … mouiller. Mais elle se ressaisit vite et ressort de l’immeuble.

 

Dans les 3 jours qui suivent cette rencontre, on peut dire que le hasard fait bien les choses.


- Nos héros se croisent 15x par jour dans l’ascenseur (comme dans Grey’s anatomy)(docteur mamoure en moins). Sur un immeuble de 20 étages, avouez que la probabilité est vraiment élevée pour que des personnes ne travaillant pas au même étage se croisent continuellement, n’est ce pas ? Mais Gideon et Eva ne sont pas comme les autres. Ils sont riches, ils baisent bien, et ont un passé horrible. Alors, hein, si les ascenseurs veulent se trouver là où il faut quand il faut, on ne peut pas les blâmer (oui cette phrase n’a ni queue ni vagin mais c’est toutes ces scènes olé olé, là, ça m’a grillé quelques neurones).
- Le lendemain de leur rencontre, Gideon demande à Eva: « est-ce que tu couches avec quelqu’un ? » (ce qui m’a fait penser au « est-ce que tu baises ? » des Inconnus)(et qui a ôté toute crédibilité au moment, il va sans dire). Ce à quoi Eva lui répond « en quoi cela vous regarde-t-il ? » et là : « Ca me regarde parce que j’ai envie de coucher avec toi, Eva. J’ai besoin de savoir quels obstacles se dressent entre toi et moi, si tant est qu’il y en ait » (on peut pas lui reprocher un manque de franchise)(et je vous rassure aucun obstacle ne se dressera entre eux.)(et pour cause : il n’y que le sexe de Gideon qui se dresse entre eux).

- Après ce bel échange, Eva décide de se changer les idées et d’écumer différentes boites de nuit avec Cary. Et alors qu’elle se fait draguer par des inconnus, sur qui tombe-t-elle (pas littéralement cette fois) ? sur Gideon  bien sûr, qui lui propose de devenir son plan cul (enfin c’est un peu mieux amené, mais la finalité est la même : baiser sans attache). Mais avant de lui demander d’être son plan cul, on comprend qu’il connaît beaucoup de choses sur elle dont sa boisson préférée.
Mais comment ? Et comment savait-il où la trouver ?
Et bien, c’est simple, toutes les boites où elle a été avant cette dernière appartiennent à Gideon. Vraiment très probable vu le nombre de bars et de boites à NYC. Et mieux, il a pu voir tout ce qu’elle a bu là bas en étudiant ses dépenses par cartes (psycho ? vous avez dit psycho ?).
- Mais il n’y a pas que l’immeuble où elle travaille et les boites où elle sort qui appartiennent à Gideon-l’étalon. Non. Il y a aussi l’immeuble où elle habite.
(Crédibilité, ma chère amie, où es-tu passée ? )
Bon, bref, ils sont d'accord pour baiser sans s’attacher mais elle veut quand même que ce soit plus que de la baise, vous comprenez, elle veut aussi qu’ils se voient un peu en dehors, limite qu'ils deviennent amis (oui oui bien sûr, et moi je peux manger des michokos sans grossir).

 


Bon, vu que c’est le premier mardi chez Stephie, parlons donc de leurs (nombreuses) parties de jambe en l’air voulez-vous ?
Figurez-vous que si j’ai surnommé notre ami Gidéon-l’étalon c’est bien pour une raison.
Il est super bien monté, il le sait, et ils vont le faire 36 fois par jour pendant les 2 semaines qui sont retracées dans ce premier tome (oui tout va vraiment très vite entre eux).


Voilà donc pour vous, une petite liste (non exhaustive) de ce qu’il faut savoir sur leur vie sexuelle :
- Eva n’a jamais pu enchaîner les orgasmes mais c’est sans compter sur la langue, les doigts et le sexe de Gideon. Elle en enchaîne, depuis qu'elle le connait (au sens biblique du terme) pas moins de 3 par rapport. (mais why qu’on est pas des héroïnes de romance nous ?)
- Eva est toujours humide et prête. Tou-jours. Ce qui a son côté pratique, genre quand ils veulent le faire dans un limo alors qu’ils sont attendus à un gala de charité (les préliminaires en moins, ça fait gagner du temps vous comprenez).
- Eva est étroite. Et avide parfois. Quand elle n’est pas brûlante. « - tu es très étroite, commenta-t-il. Les muscles de mon vagin se contractèrent impatiemment - Très avide aussi, sourit-il ». Ou plus classe encore : « tu as une petite chatte très étroite, Eva » (tant de classitude me laisse pantoise d'admiration).
- Eva mouille beaucoup. Genre vraiment beaucoup. (comment ça je me répète ?)(pas plus que l’auteur, croyez-moi)
- Eva fait bien les fellations : « Eva, tu me suces si bien… »
- Gideon « serait capable de mener Eva à l’orgasme rien qu’en parlant. » (non non Eva n’est pas une nympho en manque continu de cul. Pas.Du.Tout. C’est juste la faute de Gideon-l’étalon et de sa voix de velours).
- Eva jouit sur commande. « Jouis, Eva, exigea-t-il d’une voix rude. Jouis, maintenant. L’orgasme d’une force inouïe qui me secoua m’arracha un sanglot ».
- Eva kiffe quand Gideon a transpiré. “elle n’aurait jamais cru qu’un homme en sueur puisse sentir aussi bon” (et bien, rien que pour ça, j’aimerais rencontrer Gideon (enfin peut-être pas que pour ça), mais j’avoue que pour moi l’odeur de transpiration n’est pas totalement excitante)(mais si j’étais une héroine de romance, ça se saurait)(et je baiserai toute la journée, ce qui n’est pas le cas...) 

 

 

Ce qu’il faut savoir en plus ?

- Gideon et Eva sont du genre très jaloux.
- Gideon ne veut pas de vraie relation au début. Il « a des problèmes avec les femmes qui veulent davantage que s’envoyer en l’air ».
Mais guess what ??? Il voudra davantage d’Eva que des parties en l’air. C’est pas beau ces héroïnes qui arrivent à changer les hommes ?
- Gideon est autoritaire. Il aime dominer. (mais point de fessées dans ce tome, je vous rassure)(ou pas ?)
- Les deux ont un passé horrible, et si on apprend vite celui d’Eva, nous ne connaissons toujours pas celui de Gideon à la fin du livre (mais ça a du être horrible vu ce qu’il se fait. Et cette fois où, alors qu’Eva dort, il... arrf, je ne peux rien vous dire, il paraît déjà que je spoile trop)(Mais sachez que notre héros est un peu fucked-up, le pauvre Gideon-chou au nutella parsemé de crème fouettée).
- Il y a une ex qui débarque (on nous l’avait jamais faite celle là)(et mon petit doigt me dit qu’on va la revoir dans le tome 2)(je sais je sais… je ne suis que perspicacité … avouez que je vous épate des fois)(d’ailleurs si vous voulez vouer un culte à ma perspicacité, j’accepte les carambars nougats et les Toffee).

- Il ne se passe pas grand chose à part qu’ils se disputent, se séparent, et baisent.


Mais bizarrement, j’ai bien aimé.
Bon on s’entend, c’est pas le livre du siècle (loin de là). Et il ne se passe franchement pas grand chose. Mais, j’ai bien aimé le côté « psychologique » que j’ai trouvé crédible.
Les réactions qui m’énervaient chez Ana et Grey, je les ai trouvés crédibles ici. Par exemple quand elle s’enfuit ou l’évite. En fait toutes leurs réactions étaient pour moi assez justifiées et crédibles. Et puis les deux personnages sont sympathiques même si je ne me suis pas attachée à eux du tout (trop de cul tue le cul, je vous le dis moi)(enfin, dans les livres hein). Eva quant à elle n'a pas de déesse intérieure (et on l'en remercie), va jusqu'au bout de ce qu'elle pense et ne se laisse pas totalement dicter sa conduite (contrairement à l'autre cruche qui se mord la lèvre et qui se laisse fesser pour cela). 
En bref, du cul pas mal et relativement excitant, des personnages qui tiennent la route, et, heu, et voilà. C’est tout. Mais suffisant pour me faire lire la suite (quand elle sortira en français. Je la lirai pas en VO, faut pas pousser mémé dans les orgies non plus).

 

 

Et pour plus de billets coquins, c'est par

 


65408451 p

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Published by Cess - dans Naughty Girl
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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 10:09

 

 

 

opal-copie-1Dur dur de faire un billet sur le troisième tome d’une série sans se répéter.

Alors, pour une fois, j’irai à l’essentiel.
Si j’aime toujours autant Katy et Daemon, j’ai trouvé que ce tome manquait quand même beaucoup d’action. Il ne se passe objectivement pas grand chose, mais cela ne m’a pas empêché de le dévorer. J’ai aimé que l’histoire se focalise plus sur le couple, j’ai swooné, pesté, sourit, et à la fin, presque pleuré.

Parlons-en, de cette fin ! Heartbreaking est le seul mot qui me vient à l’esprit.
Tellement triste qu’on en ressort bouleversé.


Alors, tout comme les deux premiers tomes, ce troisième opus se lit très bien même si un peu lent et sans vraiment de surprises. C’est un livre YA comme on les aime, qui nous accroche et qui sait nous donner quelques papillons dans le ventre.
Vivement la suite.

 

I shot him a look. “That bouncer was really big”.
His lips quirked. “Oh, Kitten, see, I try to not say bad things.”.
”What ?”
The grin spread. “I would say size doesn’t matter, but it does. I would know”. He winked, and I let out a disgusted groan. He laughed. “Sorry, you walked into that one. Seriously though, the bouncer won’t be a problem. I think he liked me.”
”W-w-what?”
”I think he liked me, like, really liked me.”
”Your ego knows no limit, you know that?”.

 

Opal (Lux #3) - Jennifer L. Armantrout
382 pages 

 



pointSi j'ai vraiment passé un bon moment avec le premier tome "Slammed" qui avait su me toucher, et dont je parlais en ces termes : "c'est une chouette histoire qui parle de sujets difficiles et douloureux sans pour autant tomber dans le patos : on ne lâche pas le livre même si on ne tombe pas forcément amoureuse" j'aurais clairement dû m'arrêter après (Vu que la fin était une "vraie fin") et ne pas lire cette suite.

 

 Mais que voulez-vous ? j'étais attirée par le fait qu'elle soit entièrement écrite du point de vue de Will, ce qui avait de l'attrait et qui aurait pu me plaire si, du coup, il n'y était pas apparu complètement mou et sans personnalité. J'ai très vite su, après quelques pages et leur 10ème " je t'aime / redis-le / je t'aime" que cette suite était en trop mais je ne m'attendais pas quand même pas à ce que, cette fois, l'auteure tombe totalement dans le patos et la surenchère de drames totalement inutiles. On a l'impression qu'elle a cherchée toutes les situations mélodramatiques qui pouvaient amener la larme à l'oreil et qu'elle les a inclus dans son livre. C'était clairement "trop", pas spécialement touchant, et on sent bien que l'auteur a écrit ce livre suite à la pression des fans et au succès du premier tome.
Le seul passage vraiment touchant étant sans nul doute la déclaration d'amour de Will à Layken sous forme de Slam.

Well, you would realize…
Like I eventually realized…
That the good things about her?
All the beautiful?
It’s not real.
It’s fake.So you keep your ocean,
I'll take the lake." 

Bref, pour moi, une déception.

 

Point of Retreat (Slammed 2) - Colleen Hoover
300 pages 

 

 

 

  

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 13:55

D’après l'idée originale de Moka qui a inventé le RDV :

Moi-apres-mois-pola 


Voici les petits moments, les pensées, les envies, les coups de gueule et autres instants, seule ou à plusieurs, de mon mois de...


solal1.png


2013 / binomette de passage / un swap trop génial, comme d’habitude / Même sans le paquet 13 /  la musique de Darjeeling limited / Solal marche en poussant son jeu / 16 livres lus dont 9 romances / Deux records en un mois ! / sentir la panne lecture arriver / trop de romances tue la romance / Green, mon amour / pleurer en lisant Nos étoiles Contraires / un petit cousin ♥ / Vouloir changer de boulot / Déménager / La moitié des cartons pas faits deux jours avant / les amis et le mari qui hallucinent de me voir si "cool" / Préferer stresser pendant deux jours que pendant un mois / Ne pas aller au diner de départ de Monique / Manger dans des tupperwares au lieu d'assiettes /  Le million de ma collègue / les chips, pas bien pour les bébés / deux cuillères pour faire manger Solal / week-end à strasbourg / être nerveuse / et fatiguée / Avertissement / Déçue et vouloir changer, vite / Un weekend à Crans / Solal qui a peur d’Andrea / Gagner à un jeu de carte / Manger une tarte flambée / Faire des recherches pour trouver mieux et pour être mieux / Attendre le cadeau de mes parents avec impatience / Des collègues en or / Une fleur stylo et un cahier en guise de cadeaux de Noël de sa collègue / Deuce et ses fucks / Bien aimé Gideon /  Accepter d’être témoin à un mariage / Déprimer / Se « réfugier » dans la lecture / Lancer une « chaine » débile sur FB / Se marrer à voir les statuts / Les 10 commandements pour être une blogueuse dans l’air du temps, le retour / les tumblr qui fleurissent / et que je ne suis pas / Trouver le plus drôle qui soit: http://respectetoi.tumblr.com / Ikea here I come / Postuler / Ne pas avoir de réponses / Recevoir des commentaires de non blogueuses qui me remercient de leur avoir fait découvrir un livre / Adorer ces commentaires / et le fait de tisser des liens avec ces personnes / Un cousin qui hésite à prendre part au débat / Mon blog qui ne suit pas mon rythme de lecture / Le mettre en pause ? / Ecrire moins de mail aux copines / s'isoler / Mais faire des LC par whatsapp, encore / beaucoup / se marrer à trouver des titres appropriés et débiles / Être "impayable" d'après Evenusia / Une copinote qui revient sur la blogo ? J'espère ! / Se ronger les ongles / sortir du bureau et se rendre compte qu'il fait encore jour / faire du tri / Vouloir dormir / Un sourire de Solal et tout va bien / Oui, positiver et commencer février avec le sourire même si il est forcé.

 

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Bon mois de Février à toutes !

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- John Green est un génie...

- Swap en cours de finition ! J'ai enfin trouvé LE cadeau que je voulais absolument !

 

 

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