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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 07:00

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J’ai lu ce livre très jeune et j’en gardais un merveilleux souvenir.
C’est donc assez confiante que je me suis replongée dans cette lecture dont je ressors finalement déçue.

 

Le narrateur finit son voyage en Afrique dans une réserve au Kenya dirigée par John Bullit.
Ce dernier y vit avec sa femme Sybil et sa fille de 10 ans, Patricia.
La petite va tout de suite susciter l’intérêt et l’admiration du narrateur par sa relation avec les animaux de la réserve. Elle communique, évolue, et vit avec eux comme si elle était une des leurs.
Mais si le narrateur décide de prolonger son séjour là bas c’est surtout pour rencontrer King, le lion de Patricia avec qui elle entretient une relation fusionnelle.


J’ai mis un peu de temps à rentrer dans le livre mais assez rapidement toutefois je me suis laissée embarquer dans cette réserve. Les descriptions sont telles qu’on s’y croirait. On imagine le Kilimandjaro en fond, les animaux de la savane, la chaleur écrasante, les différentes tribus installées là bas et les décors. C’est magnifique. C’est magique, splendide. C’est grand. On se sent petit et vulnérable face à cette nature où les animaux ont tout les droits.

 

Au fur et à mesure du récit, on découvre la famille de John Bullit, les relations entre lui, sa femme et leur fille, leur amour et leurs non-dits.
On entre dans la vie d’une femme qui aime trop sa famille pour partir mais qui n’arrive plus à vivre dans ce monde, dans celle d’un homme et d’une enfant qui aiment trop leur vie pour en changer, malgré l’amour qu’ils portent à leur femme et mère.
Le passage en tête-à-tête entre Sybil et le narrateur m’a d’ailleurs beaucoup touchée.

 

Il n’y a rien à faire, dit-elle. Non, il n’y a rien à faire quand les gens s’aiment trop pour pouvoir vivre l’un sans l’autre, mais qu’ils ne sont pas faits de manière à pouvoir mener la même vie, et que ce n’est la faute de personne. Eux, ils ne le savent pas encore. Patricia, grâce à Dieu, est trop petite. John, par bonheur, est trop simple. Le moindre répit, comme celui que nous avons, et ils croient de nouveau tout possible. Mais moi, je sais.

 

On croise également le chemin des Massai, peuple orgueilleux de chasseurs qui vit dans la plus grande simplicité. J’ai adoré ce que j’ai lu sur leurs coutumes et leurs cultures, la façon dont ils vivent, dont ils s’habillent, dont ils voyagent et ce qu’ils mangent (du lait et du sang !).

 

J’avais souvent rencontré dans ma vie et sous des cieux divers, des nomades en marche. Mais les plus déshérités et les plus humbles avaient toujours un bagage, si pauvre et primitif qu’il fût, et porté par des animaux de bât, au moins quelques bourricots exténués.

Les Maisaï, eux, allaient sans un paquet, sans un ballot, sans une toile pour les abriter, ni un ustensile pour préparer la nourriture, sans une charge, sans une entrave.

 

J’ai aimé rencontrer ce peuple, et particulièrement les moranes, ces jeunes hommes qui passent de l’adolescence à l’âge adulte en devenant des guerriers accomplis, avec leurs cheveux longs et leur attitude fière.

Enfin, bien sûr, on aperçoit également la relation entre la petite fille en salopette et le roi des animaux qui est tout simplement magnifique.

 

Un rire enfantin, haut et clair, ravi, merveilleux, sonna comme un tintement de clochettes dans le silence de la brousse. Et le rire qui lui répondit était plus merveilleux encore. Car c’était bien un rire. Du moins, je ne trouve pas dans mon esprit, ni dans mes sens, un autre mot, une autre impression pour ce grondement énorme et débonnaire, cette rauque, puissante et animale joie.

 

Je n’ai pas pu m’empêcher d’envier cette relation, cette joie que semble ressentir aussi bien Patricia que King à la présence de l’autre, la façon dont le lion obéit à la petite fille et dont ils jouent ensemble.
Une relation unique, belle et basée sur la compréhension, le partage et l’amour.

 

Un lion dans toute la force terrible de l’espèce et dans sa robe superbe. Le flot de la crinière se répandait sur le mufle allongé contre le sol.
Et entre les pattes de devant, énormes, qui jouaient à sortir et à rentrer leurs griffes, je vis Patricia. Son dos était serré contre le poitrail du grand fauve. Son cou se trouvait à portée de la gueule entrouverte. Une de ses mains fourrageait dans la monstrueuse toison.

 

Oui, par beaucoup d’aspects, j’ai retrouvé ce qui m’avait tant plu lors de ma première lecture, mais un point m’a vraiment dérangé et à terni cet engouement.
Si la relation entre Patricia et son lion est magnifique, je dois dire que la petite n’a suscité chez moi que de l’agacement. Orgueilleuse, trop sûre d’elle et manipulatrice je ne suis tout simplement pas arrivée à m’attacher à elle, ni à avoir la moindre compassion à son égard quand j’aurais pu en avoir.

La façon dont elle traite les Noirs m’a profondément déplue même si elle est absolument représentative de la société de l’époque et de ces pays, où les blancs avaient le pouvoir. Il n’empêche que, même immergée dans cette histoire, je ne suis pas arrivée à prendre le recul suffisant pour me plonger dans la culture de ce pays au point d’accepter le racisme et la façon dont cette petite perçoit les Noirs.

 

Patricia se pencha sur la banquette avant où se tenait le vieux trappeur borgne et lui chuchota quelques mots dans sa langue natale. Kihoro montra ses gencives ébréchées dans un rictus féroce et tapota son fusil.
-        Pourquoi l’excitez-vous ? demandai-je à la petite fille.
-        Pour le rendre enragé, dangereux, dit-elle. Et quand il le sera trop, alors je le ferai tenir tranquille. C’est un jeu.
-        Mais lui ne le sait pas, dis-je.
-        Naturellement qu’il ne le sait pas, s’écria Patricia. Sans quoi il n’y aurait pas de jeu.
Kihoro le borgne. King le grand lion. Avec quel partenaire nouveau et à quelles frontières Patricia allait-elle un jour mener le jeu.

 

Mais au-delà de cet aspect, et plus important encore, elle se sent si supérieure à tous et son orgueil est tel qu’elle manipule tout le monde à sa guise, comme un jeu et du moment que ça l’amuse, et ce, de manière parfois cruelle.
Elle se moque du narrateur, lui fait peur consciemment, utilise l’orgueil du Morane pour s’amuser, et va même, finalement, jusqu’à se servir de King.
Du coup, non je ne me suis pas attachée à elle, et je suis encore moins arrivée à la plaindre ou à éprouver la moindre empathie pour elle.

 

En résumé, c’est un très beau livre mais certains aspects m’ont empêché d’en faire le coup de cœur attendu.

 

Le lion - Joseph Kessel
Editions Le Folio - 256 pages.  

 

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 06:00

 

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Oh mon dieu, comment vous parler de ce livre ?

D’ailleurs, le dois-je vraiment ? Ne sommes-nous pas, avec mes copines de lecture, les dernières personnes au monde (oui l’extrapole est mon amie), à ne pas avoir lu « le comte de Monte-Cristo » ?
Si la réponse est non : un seul mot (ou plutôt deux)(car, comme Edmond Dantes, je tiens à être précise) : lisez-le.

 

Ce livre n’est pas un simple coup de cœur. C’est une révélation.

Oui, je vois d’ici vos craintes (que je comprends vu qu’elles étaient miennes aussi): 1500 pages, tout de même, et rien de moins que 117 chapitres. Il y a de quoi effrayer.

 

Et pourtant...
Pourtant, j’ai dévoré ce livre.

Le style est sublime et jamais alourdi par de trop grandes descriptions.

 

Ce livre,

C’est la jeunesse et l’insouciance; le bonheur à portée de main suivi de trop près par la jalousie, l’espérance et l’injustice.

Mais, cette fois, c’était bien autre chose : cette peine de la prison perpétuelle, il venait de l’appliquer à un innocent, un innocent qui allait être heureux, et dont il détruisait non seulement la liberté, mais le bonheur : cette fois, il n’était plus juge, il était bourreau.

 

Ce livre, ce sont des doutes, des peurs, l’incompréhension, le désespoir et la résignation. 

Alors sa poitrine sembla se déchirer dans un long sanglot. Les larmes qui gonflaient sa poitrine jaillirent comme deux ruisseaux, il se précipita le front contre terre et pria longtemps, repassant sans son esprit toute sa vie passée, et se demandant à lui-même quel crime il avait commis dans cette vie, si jeune encore, qui méritât une si cruelle punition.

 

Mais c’est aussi l’espoir qui pointe quand on s’y attend le moins.

Faria s’appesantissait tous les jours sur la quantité de ce trésor, expliquant à Dantès tout ce qu’avec treize ou quatorze millions de fortune un homme dans nos temps modernes pouvait faire de bien à ses amis ; et alors le visage de Dantès se rembrunissait, car le serment de vengeance qu’il avait fait se représentait à sa pensée, et il songeait, lui, combien dans nos temps modernes aussi un homme avec treize ou quatorze millions de fortune pouvait faire de mal à ses ennemis.

 

C’est la patience et l’attente…

Et enfin, la vengeance.

Je suis fâché de vous avoir aidé dans vos recherches et de vous avoir dit ce que je vous ai dit, fit-il.
- Pourquoi cela ? demanda Dantès.
- Parce que je vous ai infiltré dans le cœur un sentiment qui n’y était point : la vengeance. 
Dantès sourit.

 


Oh, comment vous expliquer tout ce que j’ai aimé dans ce livre ?
Comment décrire à travers un malheureux billet toutes les émotions que j’ai ressenties ?

 

J’ai été touché par la bonté d’Edmond Dantes, ce jeune marin à qui la vie sourit.

Et maintenant, dit l’homme inconnu, adieu bonté, humanité, reconnaissance… Adieu à tous les sentiments qui épanouissent le cœur ! Je me suis substitué à la Providence pour récompenser les bons… que le Dieu vengeur me cède sa place pour punir les méchants ! 

 

J’ai vu avec horreur le plan de ses ennemis se dessiner et son destin se décider.

J’ai souffert avec lui lors de sa détention, aimé l’Abbé Fariah comme s’il était mon propre sauveur, hurlé de joie lors de son escapade…

J’ai souri devant son ingéniosité, admiré les ficelles qu’il tirait, été admirative en comprenant, au compte goutte, tous les liens que je n’aurais pu imaginer et frémi devant l’homme si sur de lui et si impartiale qu’est devenu notre jeune marin.

Mes ordres sont d’ordinaire courts, mais clairs et précis ; j’aime mieux les répéter à deux fois et même à trois, que de les voir mal interprétés. Je suis assez riche pour savoir tout ce que je veux savoir, et je suis fort curieux, je vous en préviens. Si j’apprenais donc que vous ayez parlé de moi en bien ou en mal, commenté mes actions, surveillé ma conduite, vous sortiriez de chez moi à l’instant même. Je n’avertis jamais mes domestiques qu’une seule fois ; vous voilà averti, allez !

 

J’ai été émue, je me suis posée mille questions, je suis allée de révélations en révélations, de rebondissements en rebondissements et chaque fois que je pensais que Dumas avait atteint le summum de l’ingéniosité, j’étais à nouveau surprise, choquée et j’ai ri de moi-même de n’avoir rien vu venir (moi, qui lis les spoilers ! Un comble).

Monsieur Beauchamp, interrompit l’homme étrange, ce qui commande à M. le comte de Monte-Cristo, c’est M. le comte de Monte-Cristo. Ainsi donc, pas un mot de cela, s’il vous plait. Je fais ce que je veux, monsieur Beauchamp, et, croyez-moi, c’est toujours fort bien fait.

 

J’ai haï Danglars, Caderousse, Vilefort et Morcef.

Mais vous venez de dire, je crois, que je n’avais rien à faire. Voyons, par hasard, croyez-vous avoir quelque chose à faire, vous, monsieur ? ou, pour parler plus clairement, croyez-vous que ce que vous faites vaille la peine de s’appeler quelque chose ? » L’étonnement de Villefort redoubla à ce second coup si rudement porté par cet étrange adversaire ; il y avait longtemps que le magistrat ne s’était entendu dire un paradoxe de cette force, ou plutôt, pour parler plus exactement, c’était la première fois qu’il l’entendait.

 

J’ai adoré Mr Mourtier et Morel père et fils.

J’ai ri devant le panache de Mme Douglars.

Je me suis interrogée sur les motivations de Mme Vilefort, sur Haydée, et sur la comtesse G.

J’ai été admirative de l’imagination de l’auteur.

J’ai compris, soutenu, craint et aimé le comte de Monte-Cristo.
Je n’ai que deux adversaires ; je ne dirai pas deux vainqueurs, car avec la persistance je les soumets : c’est la distance et le temps. Le troisième, et le plus terrible, c’est ma condition d’homme mortel. Celle-là seule peut m’arrêter dans le chemin où je marche, et avant que j’aie atteint le but auquel je tends : tout le reste, je l’ai calculé. Ce que les hommes appellent les chances du sort, c’est-à-dire la ruine, le changement, les éventualités, je les ai toutes prévues ; et si quelques-unes peuvent m’atteindre, aucune ne peut me renverser. A moins que je ne meure, je serais toujours ce que je suis ; voilà pourquoi je vous dis des choses que vous n’avez jamais entendues, même de la bouche des rois, car les rois ont besoin de vous et les autres hommes en ont peur.

 

Oui, j’ai aimé ce livre et encore, ce mot est faible. Chaque chapitre m’a apporté son lot d’émotions et j’en ai aimé chacun d’eux.

Il n’y a ni bonheur ni malheur en ce monde, il y a la comparaison d’un état à un autre, voilà tout. Celui-là seul qui a éprouvé l’extrême infortune est apte à ressentir l’extrême félicité. Il faut avoir voulu mourir, Maximilien, pour savoir combien il est bon de vivre.

 

J’ai vécu ces 1500 pages comme un rêve dont je sais qu’il me marquera longtemps.

De bon, de confiant, d’oublieux que j’étais, je me suis fait vindicatif, dissimulé, méchant, ou plutôt impassible comme la sourde et aveugle fatalité. Alors je me suis lancé dans la voie qui m’était ouverte, j’ai franchi l’espace, j’ai touché au but : malheur à ceux que j’ai rencontrés sur mon chemin !

 

Et maintenant, je m’interroge. Quel livre pourra surpasser celui-là ?
Quel livre saura allier une écriture aussi belle et fluide avec une intrigue si riche et si prenante ? Quel livre pourra me transporter si loin, me faire détester tant de personnes et en aimer tant d’autres ? Et quel livre pourra me donner tout ça, avec, en outre, une panoplie riche d’émotions ? Bref, comment trouver un livre aussi complet et aussi bien ficelé, maintenant ?

Me voilà bien orpheline, mes amies, en refermant ce livre, mais que voulez-vous, je ne regrette pas ce sentiment, ça aurait par trop dommage de passer à côté de ce bijou.

 

 

 

 

 

Le Comte de Monte-Cristo - Alexandre Dumas
Editions Folio Classique - 1454 pages

  

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 07:55

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Je n’ai jamais été très « nouvelle ».
A peine commence t-on à s’attacher aux personnages que déjà, on doit les quitter.
Mais ça, c’était avant de lire celles de Zweig, puis celle-ci.

 


Stuttgart, 1932.
Hans, fils d’un médecin juif, est un garçon indépendant, qui n’a pas vraiment d’amis à l’école.
Quand Conrad, jeune aristocrate arrive un jour en classe, Hans décide qu’il sera son ami malgré leur différence de classe sociale.

Je ne puis me rappeler exactement le jour où je décidai qu’il fallait que Conrad devînt mon ami mais je ne doutais pas qu’il le deviendrait. Jusqu’à son arrivée j’avais été sans ami. Il n’y avait pas, dans ma classe, un seul garçon qui répondît à mon romanesque idéal de l’amitié, pas un seul que j’admirais réellement, pour qui j’aurais volontiers donné ma vie qui  et eût compris mon exigence d’une confiance, d’une abnégation et d’un loyalisme absolus.

 

Sans trop y croire, Hans rêve donc de cet idéal d’amitié sans ce douter que ce rêve est partagé par Conrad.

Quand je l’eus presque rattrapé, il se retourna et me sourit. Puis d’une geste étrangement gauche et encore indécis, il serra ma main tremblante. « c’est toi, Hans ! » dit-il, et tout d’à coup, je me rendis compte, à ma joie, à mon soulagement et à ma stupéfaction, qu’il était aussi timide que moi et, autant que moi, avait besoin d’un ami.

 

Hans est juif mais ne croit pas spécialement en un Dieu particulier.
Une chose est sûre, ce n’est pas sa religion qui le définit. Il est allemand avant tout. Pas juif.

Tout ce que je savais, c’est que c’était là ma patrie, mon foyer, sans commencement ni fin, et qu’être juif  n’avait fondamentalement pas plus d’importance qu’être né avec des cheveux bruns et non avec des cheveux roux. Nous étions Souabes avant tout chose, puis Allemands, et puis Juifs.  Quel autre sentiment pouvait être le mien, ou celui de mon père, ou celui du grand-père de mon père.

 

Sauf que voilà, si Hans amène toujours Conrad chez lui, la réciproque n’est pas vraie. Et les peu de fois où cela arrive, les parents de Conrad ne sont jamais là. On se doute de quelque chose, bien sûr, et Hans aussi mais ce n’est qu’un peu plus tard que l’on en comprend vraiment la raison lors d’un passage très touchant…

Mais quand je les vis enfin, j’eus envie de m’enfuir. Ne vaudrait-il pas mieux écarter la pointe de la dague qui, je le savais par l’atavique intuition d’une enfant juif, me serait, sans quelques minutes, plongée dans le cœur ? Pourquoi ne pas éviter la souffrance ? Pourquoi risquer de perdre un ami ? Pourquoi demander des preuves au lieu de laisser s’endormir le soupçon ?


Et puis, il y a la montée du nazisme et les parents d’Hans décident de l’envoyer aux USA…
Mais je ne vois pas pourquoi tu ne reviendrais pas plus tard. L’Allemagne a besoin de gens comme toi et je suis convaincu que le Führer est parfaitement capable et désireux de choisir, parmi les éléments juifs, entre les bons et les indésirables.

 

Ce qui se passe après, je me garderai bien de vous le raconter mais sachez que le titre de ce texte prend tout son sens dans la dernière phrase. (que je n’avais pas lue avant !)


Après avoir voulu souligner la moitié de la nouvelle, c’est avec le cœur serré que je l’ai terminée. J'ai adoré ce livre. Il est touchant et prenant, contient des références littéraires à toutes les pages et une chute incroyable qui ne nous laisse pas indifférents.

Ce livre est un bijou. A lire absolument.

 

 

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L'ami retrouvé - Fred Uhlman
Editions Folio - 128 pages

 

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 12:14


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Je ressors encore une fois sous le charme de l’écriture de Stephan Zweig. Quelle plume ! Quel style ! Il a le don de nous embarquer dans ses histoires, de faire ressentir les émotions des personnages, de nous toucher.

 

Lors d’une traversée en bateau de NY à Buenos Aires le narrateur a l’occasion de jouer, avec d’autres personnes, contre le champion mondial d’échec, Mr Czentovic, un homme inculte, pédant et très sur de lui.

Assurément je connaissais par expérience le mystérieux attrait de ce « jeu royal », le seul entre tous les jeux inventés par les hommes, qui échappe souverainement à la tyrannie du hasard, le seul où l’on ne doive sa victoire qu’à son intelligence ou plutôt à une certaine forme d’intelligence.


Durant cette partie, une autre personne fait son entrée et va conseiller nos amateurs, les sauvant ainsi d’une défaite cuisante.
Tous se demande alors, notre champion du monde inclus, qui est ce nouveau venu, Monsieur B, qui assure n’avoir pas joué depuis 20 ans ?

On apprend très vite qu’il était prisonnier pendant l’occupation Nazi, et qu’au lieu d’être envoyé aux camps, il a été enfermé et isolé dans une pièce blanche avec pour seul ornement, un lit. Seul pendant des mois, sans personne à qui parler, sans rien à faire, ne pouvant s’empêcher de se remémorer les interrogatoires auxquels il est fréquemment soumis.

Le lien avec les échecs, je vous laisse le découvrir. Sachez juste que ce personnage complexe est très bien décrit, on suit son parcours et la naissance de la folie, inévitable.
 

La joie que j’avais à jouer était devenue un désir violent, le désir une contrainte, une manie, une fureur frénétique qui envahissant mes jours et mes nuits. Je ne pensais plus qu’échecs, problèmes d’échecs, déplacement de pièces.
Souvent, m’éveillant le front en sueur, je m’apercevais que j’avais continué à jouer en dormant.

Pendant tout le livre la tension monte crescendo jusqu’à atteindre son paroxysme vers la fin, lors d’un face à face fascinant, qui m’a limite angoissée. La différence entre le Mr B qui compte son histoire et le Mr B qui joue face au champion est saisissante pour ne pas dire flippante. 

« Encore une partie ? demanda-t-il.
- Mais certainement ». répondit M. B…, avec un enthousiasme qui me fit une fâcheuse impression…

 

Ce récit m’a envoûtée depuis la première jusqu’à la dernière page tant il est intense, prenant et angoissant.
Je ne peux que le recommander.




Le joueur d'échecs - Stefan Zweig
Editions Le livre de poche - 95 pages

Classique final 3 4 (et on ne se moque pas !)
 

 

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 06:00

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Voilà un livre que j’ai lu dans le cadre de mon challenge Un Classique par mois et que j’ai apprécié même si je n’en garderai pas un souvenir intarissable.

Nous assistons à la rencontre entre Sherlock Holmes et ce cher Dr Watson qui constitue l’aspect du livre qui m’a le plus plu : j’ai trouvé très sympathique le côté « je suis en train de découvrir les débuts de ce binôme mythique ».  (Néanmoins pas aussi mythique que celui que je forme avec Mlle Pointillés cela va sans dire).

Nous faisons donc la connaissance de Sherlock à travers les yeux de Watson qui est le narrateur et pour qui son nouveau colocataire est une énigme.

Alors que Watson nous est tout de suite sympathique, j’avoue que Sherlock Holmes a éveillé en moi des sentiments un peu contradictoires.
Il a une personnalité très particulière : si j’ai aimé son côté mystérieux et sûr de lui, ainsi que son côté ermite, j’ai eu plus de mal avec sa suffisance et son arrogance. Il ne fait aucun doute que Sherlock Holmes se trouve génial, qu’il prend de haut les autres enquêteurs, policiers ou autres détectives qui n’atteignent pas son génie. 
Du coup on sourit devant son audace, on roule des yeux devant son arrogance, on applaudit son génie et il nous apparaît clairement que ce sont toutes ces facettes (et la complexité) de sa personnalité qui font de lui cette figure emblématique connue et aimée mondialement.

"L'horreur ne va pas sans l'imagination"

Niveau histoire : alors que Watson se demande encore qui est Sherlock, ce qu’il fait de sa vie et qui sont toutes ces personnes si différentes qui lui rendent visite, un corps est trouvé sans vie, sans aucune trace de sang dans un appartement inoccupé.
Sherlock décide d’enquêter, amène avec lui le Dr Watson et trouve très rapidement le coupable. C’est à ce moment là, arrivés à la moitié du livre que nous faisons un bon dans le passé et que nous suivons l’histoire et le passé du meurtrier. J’ai trouvé cet aspect très particulier. Ce changement de décor, de narrateur, d’ambiance, cette histoire dans l’histoire qui nous tombe dessus sans qu’on s’y attende (à tel point qu’on se demande si on a commencé une autre histoire) m’a légèrement dérangée.

Finalement, cette deuxième partie s’avère très intéressante (voire plus que la première) même si il nous faudra du coup attendre la fin, très vite expédiée, pour connaître les déductions de Sherlock Holmes. Déductions données de manières un peu obscures et sans vraiment de détails, ce qui est le côté qui m’a finalement le plus dérangé. J’aurais aimé passer plus de temps et en savoir plus sur ce qui a amené Sherlock Holmes a démasquer le coupable. Ceci dit, cette histoire est sympathique et se lit très rapidement. Je ne regrette pas cette lecture même si je n’en ressors pas spécialement emballée. Je pense lire prochainement « le chien des Baskerville ».


Une étude en rouge – Arthur Conan Doyle
Editions Le Livre de Poche - 147 pages

classique final2 3/8 (Encore un challenge que je vais réussir haut la main on dirait :-))

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 17:15

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Scandale dans une pension de famille de la Côte d’Azur. Mme Henriette s’est enfuie avec un homme qu’elle ne connaissait que depuis un jour, laissant ainsi derrière elle son mari et ses deux filles.
Tout le monde en parle, tout le monde critique, tout le monde médit. Tous, sauf notre narrateur qui y voit un acte passionnel. Les discussions vont bons trains et personne ne se range à son point de vue. Personne ou presque : il y a aussi cette vieille dame anglaise, Madame C. qui, émue par la compréhension de notre narrateur face à la « déserteuse », décide de se confier et de lui raconter 24h de sa propre vie.

 

Quel livre magnifique mes amies ! Sublime ! Et qui traite encore une fois si bien de la passion. Passion pour un homme, passion pour le jeu…

A travers cette nouvelle, Zweig décrit l’ambivalence de la passion et nous démontre que, si belle et convoitée soit-elle par certains aspects, elle peut également nous pousser à réaliser des actes dont nous ne nous imaginions pas capable, voire nous détruire.

Zweig m’a complètement entrainé dans son histoire. Par sa plume, une fois de plus si belle et si poétique, j’ai été transportée, du début à la fin.

J’étais, non plus lectrice, mais l’interlocutrice directe de cette vieille dame qui raconte vingt-quatre heures de sa vie.

Je me suis retrouvée avec elle, à sa place même, à Monte-Carlo, assise à cette table d’un casino. J’ai regardé les mains qu’elle épiait, j’ai ressenti ses tumultes, ses interrogations, ses décisions comme si c’est à moi qu’elle s’adressait, voire comme si je les vivais. Et j’ai été prise… Prise dans le tourbillon de ces vingt-quatre heures qui défilent trop vite et que l’on voudrait arrêter, prise par la fièvre de cette passion…
Et alors, j’ai tourné les pages frénétiquement, je me suis même maudis de lire trop lentement ! Vite vite, savoir, vite vite, connaître la fin, tout en la craignant, car plus je voyais les pages restantes s’amoindrir, plus mon cœur se serrait. Car on le sent, ça ne va pas bien se terminer. Et voilà que l'étau se resserre et que l'on se sent oppressé.... oh, vite, oui, finissons-en !  

Ahhh, j’ai aimé cette histoire émouvante, enivrante et triste. J’ai été surprise, j’ai pesté, j’ai espéré. J’ai été passionnée. 

Je ne peux que vous conseiller cette lecture. Pour ma part il ne fait aucun doute que je vais continuer la découverte de cet auteur.



tour des genres8   classique final2 2 

 

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme - Zweig
Editeur : Livre de Poche, 159 pages

Titre Original : Vierundzwanzig Stunden aus dem Leben einer Frau
 

 

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 07:00

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Lady Susan est une jeune veuve de 35 ans.

Après avoir semée la discorde chez des amis qui l’hébergeaient, en séduisant le mari d’une part ainsi que le prétendant de la fille d’autre part, Lady Susan se voit contrainte de s’en aller chez son beau-frère à la campagne. Là bas, pour passer le temps, elle décide de séduire le jeune De Courcy, qui nourrissait une certaine animosité envers elle en arrivant, et pour qui sa propre fille a un faible. 

Elle ne m’aime pas. Assurément, quand on considère que je me suis donnée quelque peine vraiment pour empêcher mon beau-frère de l’épouser, ce manque de cordialité n’a rien qui surprenne. Pourtant, cela dénote de l’étroitesse d’esprit et une humeur rancunière de me tenir rigueur d’un projet qui a retenu mon attention il y a six ans de cela et n’a en définitive eu aucun succès.

Ce récit épistolaire n'est pas sans rappeler Les liaisons dangereuses que j'avais adoré.

Lady Susan est une mère et femme perfide et sans scrupules qui manipule son monde comme elle l'entend. Elle se moque du qu'en dira t'on, ne pense qu'à son bonheur et à ce qu'elle pourrait tirer des personnes qu'elle côtoie.
C’est à travers sa correspondance avec son amie londonienne, Mme Johnson, que l’on découvre son double jeu et son hypocrisie.
Je n’ai pas pu me retenir de sourire devant la cruauté des propos qu’elles échangent chacune à leur tour. Ces deux femmes sont tout ce qu’il y a de plus détestable (mais c’est pour ça qu’on a du plaisir à les lire )!

Dans ce livre au style incisif, les hommes sont lâches, bêtes ou de simples comptes en banque; les amitiés n'ont que peu d'importance, tout comme le mariage que l'on contracte non pas par amour mais pour ce qu'il peut nous apporter (financièrement).
Lady Susan n'est bien sûr pas du tout attachante, elle est même plutôt insupportable, mais son double jeu et son culot m'ont fait sourire,  et j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre ses manipulations, tout comme j'avais adoré suivre celles de la Marquise de Merteuil dans les liaisons dangereuses.

Ma chère Alica, quelle erreur n’avez-vous pas commise en épousant un homme de son âge – juste assez vieux pour être formaliste, pour qu’on ne puisse avoir prise sur lui et pour avoir la goutte - , trop sénile pour être aimable et trop jeune pour mourir.

Certains diront que c’est une de ses moins bonnes œuvres mais pour ma part, n’ayant lu qu’Orgueil et préjugés, je suis loin d’être déçue. J’ai passé un bon moment et je suis contente d’avoir découvert une héroïne aux antipodes d’Elizabeth Bennet (que j’avais adoré).

En bref ? Un très bon moment.

Lady Susan – Jane Austen.
Editions Folio. 116 pages. 


Classique final 4  abc  3332819021  tour des genres

 


 

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 22:00

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On m’avait pourtant dit que l’écriture de Stefan Zweig était sublime… Malheureusement ce n’est pas pour autant que j’ai ouvert plus rapidement un de ses livres.
Quelle erreur !
En refermant « Lettre d’une inconnue » j’ai regretté de n’avoir pas découvert plus tôt cet auteur. Car il est en effet incontestable que sa plume touche, émeut et fait ressentir une palette d’émotions.

Tout commence quand R, romancier renommé, rentre chez lui à Vienne et trouve une lettre comportant de nombreux feuillets. Cette lettre est destinée «  A toi qui ne m’as jamais connue ».
Intrigué, il l’ouvre…  
Il l’ouvre … et nous voilà plongé dans la vie de cette inconnue que l’on voit grandir, passer de l’enfance à la vie d’adulte, avec toujours, comme seule pensée, cet homme, son amour, le seul, l’unique.

Cette nouvelle est magnifique, touchante et prenante. On se glisse dans la peau de cette femme qui écrit, depuis son lit de mort, une lettre au seul homme qu’elle n’a jamais aimé.

«  Toute ma vie, depuis que je suis sortie de l’enfance, a-t-elle été autre chose qu’une attente, l’attente de ta volonté ? ». 

Que dire de ce texte si ce n’est qu’il est en effet sublime ?
Stefan Zweig a su me toucher et m’émouvoir aux larmes.
Il a su m’étonner et me faire espérer.
Mais, à travers ce texte, il m’a également un peu perturbée…

Car si les sentiments sont retranscrits à merveille, si cet amour qu’il dépeint est absolument magnifique, superbement bien décrit, il a également un côté dérangeant…
On s’interroge : Comment une personne peut-elle dévouer sa vie à un homme qui ne la connaît pas ? Comment peut-on même « sacrifier sa vie » par amour ?


Je l’avoue :
Un amour si absolu et une dévotion si totale me dépassent…

« Cette rapide minute fut la plus heureuse de mon enfance. J’ai voulu te la raconter afin que toi, qui ne me connais pas, tu commences enfin à comprendre comment une vie entière s’est attachée à toi jusqu’à se perdre »

… mais au fond, qu’importe  que cela me dépasse ou pas, ça n’en reste pas moins beau et totalement réaliste.

Un récit court, poignant et touchant que je ne peux que vous recommander.


Lettre d'une Inconnue - Stefan Zweig
Editions Stock - 106 pages
Titre Original : Brief einer Unbekannten 


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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 17:09

 liaisons

 

Prenez le Vicomte de Valmont, un homme qui aime les femmes mais qui n’en respecte aucune.

Ajoutez-y la Marquise de Merteuil, une veuve, fière et qui sait comment attirer les hommes dans son lit sans jamais compromettre sa réputation.

Faites en sorte que la Marquise en question veuille se venger d’un homme qui devrait bientôt épouser Cécile de Volanges, une jeune demoiselle on ne peut plus naïve, tout juste sortie du couvent.

La vengeance de la Marquise ? Présenter un chevalier à la demoiselle afin qu’ils tombent amoureux et devenir aussi bien la confidente de Cécile que de sa mère, Mme de Volanges, qui déteste Valmont.

Imaginez maintenant que ce dernier se mette en tête de séduire Mme la présidente de Tourvel, la seule femme qui semble lui résister.

Ce défi ne saurait être intéressant s’il n’était agrémenté du pari qu’il fait avec la Marquise afin qu’elle redevienne sa maîtresse le jour où Mme de Tourvel succombera à ses charmes.

Si vous ajoutez en plus, quelques personnes qui ont eu la malchance de dire du mal de la Marquise et du Vicomte, vous obtiendrez des liaisons dangereuses

 

Ce livre est tout simplement jouissif.

On passe d’une intrigue à une autre, et de manipulations en manipulations.

C’est drôle, c’est osé, c’est machiavélique.

Les répliques et les lettres sont pleines de sarcasmes, d’ironie, de naïveté, de sous-entendus (coquins), le tout écrit avec justesse et finesse.

Les manipulations vont crescendo, et si on hallucine dès le début devant tant de perfidie, je peux vous dire que ça devient de plus en plus diabolique au fur et à mesure que les différentes intrigues avancent. La fin quant à elle atteint tous les sommets de trahison, de duperie, et de rebondissements.

 

Je finis cette lecture, et ce billet à court de mots et de synonymes.
Tout ce que je peux dire c'est que je ne me suis pas ennuyée une seconde et que cette lecture est un vrai régal.

En somme ? Un coup de cœur.

 

Je vous invite à voir l’avis de Yumiko (link) avec qui j’ai fait cette LC.

 

Ce livre entre dans le cadre :

 

- Du challenge épistolaire organisé par Anne-So et Azariel

 

 challenge pistolaire2 (1)

 - Du défi des 100 plus grands organisé par Lebonsai 

 

100-plus-grands

 

 

 

 

 

 

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 04:24

1984    Big-Brother-1984-copie-1.jpg

 

Imaginez un monde où vos moindres faits et gestes seraient observés 24h/24h … 
 

Imaginez un monde où votre fille de 7 ans serait tellement lobotomisée qu’elle vous dénoncerait si elle vous entendait dire, pendant votre sommeil, quelque chose de négatif à l’encontre du Parti au pouvoir.
 

Imaginez un monde où vous ne pourriez vous marier qu’avec quelqu’un que vous n’aimez pas, avec qui vous n’auriez surtout pas de points communs mais avec qui vous devriez  pro-créer. 
 

Imaginez un monde où les gens disparaîtraient tous les jours et dont il ne resterait aucune trace.
 

Imaginez un monde où votre travail consisterait à modifier les informations d’un journal appartenant au passé… Journal dont on changerait les articles car ils contiendraient des informations qui, à l’époque, allaient en faveur du parti, mais qui, aujourd’hui, iraient à son encontre… Journal dont tous les exemplaires seraient brûlés, et les « nouveaux » réimprimés, à la date du passé.
 

Un monde où le passé serait donc modifié à souhaits….
En d’autres termes, un monde qui n’aurait pas de passé.
 

Imaginez un monde dans lequel vous ne pourriez parler et croire en personne et où vous porteriez le même uniforme que tout le monde.
 

Un monde où aimer et avoir du plaisir serait un crime.

 

Ce monde, c’est celui dans lequel vit Winston Smith en 1984.
Un monde totalitaire auquel il ne croit pas. Auquel il n’adhère pas.
Alors quand il croit voir en d’autres des alliés, des personnes qui pourraient changer le monde, il espère, et nous on s’accroche à cet espoir… 


Quel livre !
Oui j’ai mis du temps à le lire mais je ne regrette pas d’être allée jusqu’au bout. Quelle claque !
Certains passages m’ont tout simplement glacé le sang  Surtout dans la 3ème partie…
Je n’ai pu m’empêcher de me projeter dans ce monde.
Je n’ai pas pu m’empêcher d’espérer, de souffrir et de m’indigner avec Winston.
Et je n’ai pas pu m’empêcher de me dire « pourquoi pas » ?


Pourquoi un monde tel qu’il est décrit dans ce livre ne pourrait-il exister ?  En étions-nous si éloigné  à certaines périodes du passé ?


Certes Orwell va loin dans ses réflexions, tout comme dans ses descriptions… Il va même très très loin… Peut-être trop pour qu’on puisse réellement y croire et y voir une prophétie. Mais il va tout de même assez loin pour nous mettre en garde contre les conséquences que peuvent avoir un régime totalitaire.
 


En somme, pour moi, un roman à lire, même si cela doit vous prendre des semaines ! 
J 

« Tout se perdait dans le brouillard. Le passé était raturé, la rature oubliée et le mensonge devenait vérité. »

« Le crime de penser n’entraîne pas la mort. Le crime de penser est la mort ».

J’ai lu ce livre dans le cadre d’une lecture commune avec Shanaa, Mlle pointillés et Liloochat

 

100-plus-grands

4/15 (Merci à Mlle Pointillés de m'y avoir fait penser)

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- John Green est un génie...

- Swap en cours de finition ! J'ai enfin trouvé LE cadeau que je voulais absolument !

 

 

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