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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 06:00

lucky-harbor-1-irresistible-jill-shalvis-L-RwtPIB.jpgPour celles qui me suivent de temps en temps, vous savez que, comme Christian de Fifty shades of Grey, I aim to please.
Pour vous le prouver, une fois de plus, je vais vous faire gagner un livre. Aujourd'hui ce sera: "Lucky Harbor Tome 1: Irrésistible" de Jill Shalvis. 
Pour ce faire, il vous suffit de répondre correctement au QCM suivant, sachant que oui, il y a quelques risques de spoilers. 
MAIS je vous rappelle que nous parlons de romances et que finalement, ce qu'on cherche, quand on en lit, ce n'est pas forcément le suspens. 

J'ajouterais que ce livre a été le coup de coeur de beaucoup beaucoup de lectrices (mais pas de moi, comme vous n'allez pas tarder à le comprendre).


***Sans plus attendre, commençons ce QCM (attention spoilers):***

 

(Attention, je commence par une question piège).

1- L’héroine, Maddie, est :
a. Bête
b. Très bête
c. Très très bête 

 

2- Parmi les clichés suivants, lequel l’auteure n’a t-elle PAS utilisé pour le personnage de Maddie.
a. Maddie était une fille battue par son ex, qui était avocat et du coup elle n’aime plus les avocats (c’est un peu comme les indigestions aux moules (sans mauvais jeu de mots), une fois qu’on en fait une, on ne peut plus en manger).
b. Elle s’est fait licenciée pour avoir sciemment versé du café sur le garçon suce-mentionné. (Oui je ne m’en lasse pas.). (Car oui, mesdames, non seulement la fille se fait battre mais en plus quand elle se défend, on la licencie.) (C’est dur la vie d’héroïne).
c. Elle est accroc aux chips. (Et a des minis orgasmes en mangeant du gâteau)(Finalement c’est aussi beau la vie d’héroïne).
d. Elle fait du 95C, se mord les lèvres de temps en temps, et a des boucles rebelles. (Je parle de cheveux …)
e. Elle vomit quand elle jouit. (Comment ça ce n’est pas un cliché ?)(On ne peut pas être toujours inspiré hein)(Quoi que j’aurais pu dire « elle mord dans un fruit juteux)(Mais il y aurait eu un risque que vous ne trouviez pas la bonne réponse). 

 

3- Telle Mary Poppins, Maddie a pleins de choses ultra importantes dans son sac. Quel objet ne trouve t-on pas dans le sac de Mary, heu, de Maddie ?
a. Une lampe de poche (pour chasser les monstres)(Ne me regardez pas comme ça, je ne fais que citer)
b. Du chocolat
c. Du détachant (on sait jamais, une tache de sperme vin est si vite arrivée).
d. Un livre. (Non je déconne)(On parle de Maddie là. Cf la question 1). 


4- Quand Maddie veut se donner un petit plaisir solitaire, que fait-elle ?
a. Elle utilise ses doigts.
b. Elle grimpe sur une machine à laver en phase d’essorage. (Celle là, j’avoue, c’est une première, je ne l’avais jamais lue)(si vous avez déjà tenté, merci de m’écrire un mail avec des détails. Merci.)(je ne suis que curiosité).
c. Elle utilise un godemiché de couleur noire car Maddie n’est pas raciste.
 

5- Alors qu’elle jure vouloir faire une croix sur les hommes Maddie :
a. Embrasse un inconnu environ 10 minutes après l’avoir rencontré.
b. Couche avec lui environ 2 jours après, mais juste une fois hein. (ou pas)
c. Passe son temps à regarder le cul de ce jeune homme
d. Se dit environ 600 fois par page qu’il est vraiment beau et ténébreux et qu’est ce que ça ferait si sa langue faisait ci ou si ses doigts faisaient ça.
e. toutes les réponses suce-mentionnées (quand je vous dis que j’affectionne le comique de répétition) sont justes et donc Maddie n’est pas du tout crédible quand elle dit vouloir mettre une croix sur les mecs.

 

6- Trouver l’affirmation fausse.
a. Maddie a ses tétons qui ont leur propre volonté (ils pointent alors qu’elle n’en a pas envie) (les filous)
b. Elle peut réciter l’alphabet en rotant et elle s’entraine devant un miroir parfois (…) (Oui. Même moi, j’en reste sans voix.)(C’est dire…)
c. Elle sent l’odeur de femme. (Oui de femme. Encore un truc que je n’avais jamais lu.)(Mais why not ?)(Après tout, l’odeur de mâle est bien répandue dans les romances).
d. Je suis l’affirmation fausse que vous cherchez.

 

7- Notre héros s’appelle :
a. Jax, comme Ajax, le A en moins.
b. Rièliquide, comme Ariel Liquide, le A en moins.
c. Eusieurpropre, comme Monsieur Propre, le M en moins. (Je n’ai jamais dit que je n’étais pas lourde hein…)

 

8-  Quel métier, Jax, ne fait-il pas ?
a. Avocat.
b. Maitre d’œuvre dans son entreprise de rénovation de bâtiment
c. Ebéniste.
d. Jardinier (et bucheron).
e. Barman.
f. Eboueur le jour et strip teaser la nuit (Magic Mike est son vrai nom).  
g. Maire.
(Note de l’auteur de ce billet : Non mais sérieusement quoi ! le mec fait 6 métiers ! Les auteures de romances n’ont elles donc AUCUNE limite ???).

 

9- En plus d’avoir 70 métiers, Jax :
a. Fait du bateau
b. Est un dieu du sexe
c. Sait parler aux femmes : « C’est dommage, j’aurais préféré qu’on monte. Au septième ciel. » (Limite pire que « tu es si étroite » non ? ).
d. Fait du sport (pratique quand même d’être un héros : on a des journées de quarante douze heures).
e. Est tatoué
f. Prête de l’argent à la moitié (et je n’exagère pas) de la ville et ne demande pas de remboursement (En fait son vrai nom est Carlos Slim Hélu)(si toi non plus tu ne sais pas qui c’est, Wikipédia est ton ami)(Et pour celles qui ont la flemme : c’est l’homme que l’on suppose (et par « on » j’entends Wikipédia) être le plus riche du monde, avant Bill).  
g. A arrêté le métier d’avocat car une femme s’est suicidée dans une de ses affaires (le truc qui arrive tous les jours)
h. A adopté un labrador abandonné (si c’est pas mignon tout plein)(cet homme a un cœur gros comme le pénis de Kholer au repos). 
i. Parle pendant l'amour : "tu es magnifique", "j'adore ta peau", "tu es si douce", "j'adore le goût de ton sexe" "qu'est ce que tu aimes?" "ça te plait ça ?". (Un vrai tue l'amour quoi).
h. Toutes les réponses ci-dessus sont justes. (Je crois que jamais, je ne pourrai écrire des romances. Jamais.)(Car moi, je n’arriverai pas à écrire autant de trucs impossibles et faire en sorte que ça ne dérange qu’une Cess de temps en temps.).
 

10- Parlons un peu de l’histoire de fond.
Trouvez l’affirmation fausse.
a. Trois demi-sœurs se retrouvent à gérer un hôtel délabré alors qu’elles se connaissent à peine. (Tiens ça fait 30 ans qu’on s’ignore et maintenant on s’entend comme larrons en foire)
b. Une, la blonde, est une débile finie (aucun lien de cause à effet)(ou peut-être un peu) qui ne sait pas prendre de décision, (youhou, Maddie, je parle de toi), l’autre est une femme brune, autoritaire, divorcée et qui s’improvise chef cuisinier du jour au lendemain (un métier qui, comme tout le monde le sait, s’apprend sur le tas, il suffit juste de savoir un peu cuisiner), et la dernière, rousse, est asthmatique et du coup elle ne peut pas faire l’amour avec des hommes car sinon elle fait des crises. (Me réjouis de lire son tome tiens)(Car oui, je vais lire les prochains).
c. Maddie, l’une des soeurs veut absolument garder l’auberge et l’exploiter (ben oui, gérer un hôtel c’est pas vraiment un métier non plus, ça s’apprend aussi sur le tas, c’est bien connu)
d. Les deux autres veulent vendre pour se faire de l’argent.
e. Elles sont à court d’argent.
f. Elles vouent un culte à Justin Bieber.
g. Elles vont employer Jax pour refaire (à lui tout seul !!!) tout l’hôtel, et ce, en l’espace d’un mois (ce qui est déjà long pour superman je trouve)(amies de la crédibilité, bonsoir).
h. Elles se demandent qui  est l’inconnu qui détient l’hypothèque de l’auberge et si il pourrait bien renouveler le prêt et le taux… (Mais tiens tiens, qui cet inconnu peut-il bien être ?).

 

11- Finissons ce QCM en restant globalement dans le thème « clichés ».
L’auteur ose vraiment à peu près tout… Elle s’est demandée ce qui faisait rire ou rêver dans les films ou livres qu’elle avait vus ou lus, et a décidé de tous les mettre dans son livre, ne craignant ni pour sa crédibilité, ni pour la tendinite qu’elle créerait aux yeux de Cess (qui les aura trop rouler), ni le côté « too much ».
Ainsi, quel est le cliché qu’elle n’a PAS osé mettre dans son livre ?
a. La fille maladroite qui tombe tout le temps 
b. Le mec qui a bien réussi et qui fait 50 métiers
c. Ce dernier qui coupe du bois torse nu et qui sue
d. La fille qui se lèche la lèvre (et qui s’en fait lécher d’autres)(ok je sors)
e. La maison qui brule (nan mais sérieu)
g. Les disputes, les réconciliations, les malentendus, les "je te quitte", "oh mais finalement prend moi là dans la douche".
h. La file pas sûre d'elle qui fait craquer le mec trop parfait pour exister. 
i. Le couple totalement amoureux qui décide de passer leur vie ensemble seulement 2 semaines et demi après leur rencontre.
j. Elle qui s’est fait battre par son ex et qui n’ose plus faire confiance, lui qui veut oublier son passé
k. Je ne trouve pas d’autres clichés. Elle les a tous utilisés. Il faut donc que vous répondiez « k » à cette question.

  

Voilà ce QCM est fini, vous pouvez désormais répondre aux questions et tenter de gagner ce condensé de clichés cette romance !

 

Et pour finir, un peu d’avis : vous l’aurez compris, il n’y a pas trop d’histoire et les seuls vrais moments sympas du livre sont quand les deux autres sœurs apparaissent. Du coup, j’en ai déduis que c’est vraiment (et surtout) le couple « Maddie /Jax » qui n’a pas fonctionné pour moi, ce qui fait que je lirai quand même la suite… Et oui, rien ne m’arrête, fouettez-moi, je le veux (et vaux) bien. Surtout si je rencontre un Jax (suant, torse nu, en coupant du bois) en chair et en os après.

 

Lucky Harbor tome 1 : Irrésistible - Jill Shalvis
Editions Milady (Central Park) - 342 pages

Elles ont aimé voire adoré (donc il ne faut pas se fier à mon seul avis) :
Fée (clic), Mycoton (clic), Evenusia (clic).

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Published by Cess - dans Romance
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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 00:00


tempting-copie-1.jpg
 

 

Souvent dans les romances, vous avez :

 

- Un beau gosse aux cheveux un peu long, dans lesquels il passera ses mains quand il est stressé, anxieux ou quand il doit dire quelque chose de difficile.
(L’héroïne rêvera régulièrement de passer les mains dans cette sublime chevelure).
Parfois, ce beau gosse a des fossettes, parfois une petite cicatrice ou encore des tatouages, mais il aura toujours un petit quelque chose qui fera fondre notre héroïne (et nous)(enfin surtout les fossettes en ce qui me concerne)(quoi que Lucas et ses tatouages)(et Dylan et Drazic et leurs cicatrices)(oups serais-je déjà en train de me disperser ?)…
Son odeur varie souvent mais elle est incontestablement « mâle »… Peu importe que l’odeur rappelle l’eau de Cologne, les épices ou la transpiration du moment qu’elle est excitante (surtout celle d’épices hein)(les mecs qui sentent le curcuma m’ont toujours fait fantasmer, pas vous ?).
Notre héros qui a souvent la trentaine, est un tombeur invétéré qui s’est tapé des centaines de filles (d’un soir) auxquelles il ne s’est jamais attaché et il aura surtout, surtout, très bien réussi. En gros, c’est le célibataire le plus recherché de la ville dans laquelle se déroule l’histoire. (non, quand même pas du pays… vous exagérez toujours).  

- Une héroïne superbement bien foutue, avec des cheveux longs magnifiques. Si notre héros se passe la main dans les cheveux quand il est stressé, notre héroïne se mord généralement les lèvres (ce qui aura comme effet d’exciter notre cher héros)(pratique) mais elle peut avoir d’autres tics. (Bizarrement, en période de stress, les filles de romance ne se rongent pas les ongles, ne s’arrachent pas les peaux, et ne mangent pas pour compenser)(mais ça m’étonnerait qu’elles connaissent les hérissons, et ça, c’est quand même dommage, vous en conviendrez).
(Nos héroïnes ont d’ailleurs généralement un très bon métabolisme (la vie est injuste, moi je vous le dis)).
Outre le fait que la fille rougisse très souvent (et très facilement) il lui arrive souvent de sentir la vanille, mais elle peut aussi sentir la cannelle ou une autre odeur qui rendra dingue notre héros. (moi, même quand mon savon sent la vanille, l’odeur ne reste pas pendant 24h)(mais si j’étais une héroïne de romances ça se saurait).

 

- Dans les romances, il arrive très souvent la scène suivante : la fille et le garçon se disputent (pour différentes raisons que je ne vous exposerai pas ici) et le garçon avance vers la jeune fille quand il lui parle. Celle-ci se voit donc contrainte de reculer jusqu’à ce qu’elle touche un mur. C’est à ce moment là qu’il étend ses bras (contre le mur) qui encadrent donc le visage de la jeune fille qui ne peut alors plus s’échapper. (Bon, Elle pourrait certes lui donner un coup de pied bien placé mais étrangement elles ne le font jamais) (allez savoir pourquoi).
S’en suit : un regard, suivi d’un coup d’œil vers la bouche de l’autre, un passage de langue sur la lèvre inférieure pour notre héroïne, un jeu de regard torride et, enfin, un baiser langoureux et sauvage (grandement attendu par nous autres lecteurs) (dans la romance que j’écrirai, la fille reculera et buttera sur un objet ce qui lui fera perdre l’équilibre)(elle s’éclatera la tête contre le mur)(et elle mourra sur le coup et le mec ira en prison)(comment ça ce n’est pas une romance ?).

- Le garçon a un passé difficile et il ne pense pas mériter la fille. (La réciproque est souvent vraie).

- Généralement, pendant les préliminaires, le garçon, qui ne peut pas lutter ad vitam contre ses envies (c’est un homme après tout) mais qui a quand même une seconde de lucidité (où il se dit qu’il ne mérite pas la fille et qu’ils ne devraient pas « le » faire), va dire à la fille « si tu veux qu’on s’arrête, il faut que tu me le dises maintenant ». (Rassurez-vous la fille ne veut jamais s’arrêter)(et heureusement ! Je vous rappelle qu’on a quand même attendu les 2/3 du livre qu’ils veulent bien passer à l’acte, alors vous êtes bien aimables mais vous continuez vos petites affaires maintenant, merci bien) (et que ça saute)(sans mauvais jeu de mots)

 

- Une autre phrase (qui ne revient pas systématiquement quand même)(et heureusement) pendant l’acte est la très classe « tu es si étroite » (jamais entendu cette phrase, personnellement). (Mais analysons cette phrase si vous le voulez bien (même si vous ne le voulez pas d’ailleurs) Si la fille est étroite, c’est qu’elle l’est en comparaison du membre de l’homme. Du coup, si personne ne m’a jamais dit que j’étais étroite, est ce que ça veut dire que les hommes avec qui j’ai été n’ont jamais été aussi bien « monté » (je me retiendrai d’ajouter « comme un étalon »), heu, où en étais-je ? (c’est que je suis facilement distraite) Ah oui : cela veut-il donc dire que mes compagnons n’étaient pas aussi bien « monté » que les héros de romances ? Mais alors, je le confirme pour la deuxième fois dans ce billet : la vie est vraiment injuste ! (la première fois était en rapport avec le métabolisme rêvé des héroines) (vous me suivez toujours ou il y a trop de parenthèse dans ce billet ?)

 

- Il y a aussi quelque fois (mais plus rarement) le très classe : « jouis pour moi » suivi instantanément de l’orgasme. (je crois que ce point se passe de parenthèse)(mais tout de même, si vous voulez mon avis, tant d’obeissance me laisse pantoise)(quoi que, une telle maitrise de l’orgasme est un remède idéal aux simulations)

- Enfin, il y a l’inévitable quiproquo qui fait que nos héros se retrouvent séparés, généralement juste après avoir passé la plus belle nuit de leur vie… (quiproquo qui ne manque jamais de susciter mon incompréhension face à un tel manque de communication entre deux supposées âmes sœurs)(mais pourquoi tant de haine ?)(parce queue !)

 

Alors, certes, il y a pleins d’autres points « clichés » que j’ai omis de lister, mais ceux suce-mentionnés (rassurez-moi : ça ne fait pas rire que moi ?) suffiront pour vous parler de la romance « Tempting The best man », car dans ce livre, nous retrouvons ces clichés là.


Chase est beau, il a des fossettes, il est intelligent et a ouvert des boites de nuit à succès. Il a 28ans et s’est tapé toutes les femmes célibataires de Boston (sauf notre héroïne, cela va sans dire) et il est le meilleur ami (et témoin de mariage) de Mitch, le frère aîné de Maddie. (comme Madison).

Maddiie (Et non Maggie comme j’ai envie de l’appeler depuis le début), quant à elle, est amoureuse de Chase depuis toujours, elle est jeune, belle, drôle et surtout, elle ne porte pas de culotte. (Alors celle là, on me l’avait encore jamais faite). Et bien oui, elle n’aime pas les culottes donc elle n’en porte pas (en même temps il faut faire ce qu’on veut dans la vie), même sous ses robes. (ce qui peut s’avérer pratique à certains moments, j’en ai conscience, mais moins quand on doit se pencher en avant)(pour ramasser un truc hein, n’ayez pas l’esprit mal placé, s’il vous plait). 

Bref Maddie et Chase s’aiment, tout le monde le sait (sauf eux), mais Chase pense que la damoiselle est trop bien pour lui. Il a peur d’être comme son père, un salaud qui trompe sa femme. (Et moi qui penser que « tromper » n’était pas une tare génétique) (on m’aurait donc menti ?)
Quand ils se retrouvent au mariage de Mitch et qu’il y a un problème au niveau des réservations des chambres, les voilà contraints de passer le week-end dans la même chambre… (c’est quand même balot…)

Je vous passe les détails (avouez que vous êtes soulagées !) mais sachez qu’il est question de cave à vin, de jacuzzi, d’une scène où la fille est plaquée contre le mur, d’un « tu es si étroite », d’un « ne t’arrête pas », d’un « jouis pour moi » suivi d’un orgasme, d’un « sweet baby jesus » typique de cette auteure (j’adore), d’odeur de vanille, de mains dans les cheveux (mais pas que dans les cheveux)(si vous voyez ce que je veux dire), de quiproquo, de déclaration et de réconciliation.

Tout ça, dans un livre très court.


Et bien, croyez-le ou non : j’ai bien aimé cette romance et ce, malgré les clichés! (et oui, vous ne rêvez pas : un aussi long billet pour seulement ce petit paragraphe d’avis !)(ceci dit, ce n’est pas de ma faute mais celles des parenthèses).
Mais je m’égare à nouveau : mon seul reproche n’est donc pas dû aux clichés qui passent bizarrement très bien mais réside plus dans le fait que je n’ai pas ressenti beaucoup d’émotions à la lecture de ce livre !
Mais comme je vous le disais, la longueur du livre fait qu’on ne s’ennuie pas et qu’on tourne les pages très rapidement. Et puis, c’est assez explicitement chaud, il y a de bonnes répliques (mais clairement pas assez), pas de blabla, et des personnages secondaires qui ont l’air très prometteur (je parle des frères de Chase : Chade et Chandler)(no comment sur les noms même si je vous l’accorde, c’est limite pire que Brendon et Brenda)(limite).


Vous l’aurez compris, ce n’est pas le livre de l’année mais c’est parfait pour l’été.
En tout cas, je lirai les tomes sur les autres frères Gamble avec plaisir !  
 

Les avis des copinautes qui l'ont lu en même temps que moi :
Evenusia, Sabrina, Simi, Mlle Pointillés.

 

Tempting the Best Man - J.Lynn (qui est un pseudonyme pour Jennifer L. Armantrout). 
Ebook - 172 pages.  

 

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 00:00

Eloise.gif


ATTENTION SPOILERS


Il fut un temps pas si lointain où la famille Bridgerton et moi nous entendions à merveille.
Je les aimais comme si je les connaissais. Je couinais. Mon ventre papillonnait.  (Coucou Colin).
Bref, c’était l’amour.
Mais voilà, il a fallu qu'Eloïse et Sir Philip viennent tout gâcher. Sic.    


Disons le d’emblée : Sir Philip m’a insupporté (c’est un euphémisme) du début à la fin.
Veuf (sa femme s’est suicidée l’année précédente) (et on la comprend, le divorce n’existait pas à cette époque), il n’a pas fait l’amour depuis la naissance de ses enfants, 8 ans plus tôt (je vous rappelle que nous sommes dans une romance, et la femme du héros ne voulait pas coucher avec lui. Ahem) (une femme pleine de bon sens ceci dit). Outre le fait qu’après 8 ans d’abstinence, il soit sûrement en manque, Philip, a une passion dans la vie : Pas l’escrime non. Pas la bagarre non plus. Et, non, bien sûr, pas les filles de joie. Pas l’alcool non plus. Non non,  Philip est passionné par: la botanique (une passion des plus viriles, vous en conviendrez). Il passe donc ses journées dans sa serre (il mène une vie tout à fait exaltante) à s’occuper de ses fleurs au lieu de s’occuper des ses jumeaux de 8 ans qui se font tabasser par la nounou sans qu’il s’en rende même compte (bon ok, tabasser est un grand mot).
Son but dans la vie est de fuir ses enfants, de les voir le moins possible et d’éviter de les gronder quand ils font des bêtises. (Un homme paternel et autoritaire quoi).

Son autre but dans la vie (à pars planter des choux, à la mode, à la modeuuuuh), est donc de se trouver une épouse qui voudra bien 1. s’occuper et éduquer ses gosses à sa place, et 2. baiser. (dans cet ordre) (mais c’est amené avec un peu plus de subtilité peut-être).  


C’est là qu’Eloïse, notre Bridgerton de 28 ans (vieille fille donc) tombe à pic.
Après avoir correspondu pendant un an avec Sir Philip, elle décide de venir lui rendre visite quand elle commence à être jalouse de sa meilleure amie qui s’est mariée. (la garce a eu le culot de ne pas rester célibataire le temps qu’Eloïse trouve un mec) (ce que les amies peuvent être égoïste, c’est fou). Bref, trop de jalousie peut miner. Eloïse en sait quelque chose. Elle s’enfuit donc chez Sir Philip qui lui a bien caché l’existence de ses deux garnements. (Honnête avec ça).

Et là. Là. Hé ben, ce n’est pas le coup de foudre. (et ça se comprend si vous voulez mon avis) (comment ça vous ne le voulez pas ?) (mais pourquoi vous lisez ce billet alors ?).
Elle se rend bien compte que Sir Philip est un gros naze (bon d’accord ce n’est pas exactement dit comme ça) mais elle décide de rester quand même et de lui laisser sa chance (perso j’aurais préféré finir bonne sœur)(comment ça je ne suis pas crédible ?).

Vous vous en doutez, tout est bien qui finit bien. Les deux monstres vont aimer Eloïse, cette dernière et Philip vont tomber amoureux (et coucher) (la serre de Philip soit louée) (d’ailleurs ils ne vont même pas le faire dans la serre)(dommage), et la nounou qui frappe les enfants à coup de livres et de baguettes va être virée. (comment ça cette information n’est pas le moins du monde intéressante ?) Ah ! En parlant d’informations, j’allais en oublier une de la plus haute importance (même si, en vérité on s’en fout comme de notre première gorgée de coca) : Philip se faisait battre quand il était enfant. (ce qui explique cela)(ou pas)(moi je préfère quand les enfants battus deviennent des gros pervers sado-maso plutôt que des passionnés de fleurs)( Viszs et Christian, si vous me lisez…).


En tout cas, entre le moment où Eloïse débarque chez Philip (page 5) et la happy end, il ne se passe quasiment rien,  on s’ennuie, le style est à pleurer, Julia Quinn nous sort des phrases et des métaphores qui font passer JR Ward pour Proust (et dieu sait que les métaphores de Ward ne sont pas de toute subtilité), et Philip est à claquer du début à la fin tant il manque de caractère et tant il fuit ses responsabilités.
 
 

Finissons sur quelques phrases qui valent leur pesant de skittles. (oui je l’ai déjà sorti celle-là mais que voulez-vous : 1. Je ne m’en lasse pas. 2. Je préfère les skittles aux cacahouètes.).

 
« Philip insinua sa langue entre ses lèvres tel un serpent de feu dont la danse infernale lui arrachait des gémissements de plaisir. »
--> Et c’est quoi un serpent de feu au juste? (que je l’explique à mon mari).
 

« Eloïse sentit la main de Philip se poser sur le seuil du temple de Vénus. (le temple de Vénus ? Really ?). Et dire que jamais elle-même n’aurait osé ne serait-ce qu’en gravir les premières marches.
--> Julia Quinn est donc en train de dire que son héroine ne s'est jamais touchée. Mais où va le monde mes amies ?

« - Philip, vous êtes si… si… puissant.
- Ne savez vous donc pas que c’est exactement ce qu’un homme rêve d’entendre ? »
--> Oh oui, Philip, vous êtes si, si puissant.  (et j’adore la réponse de Philip) (c’est sûr que c’est pas feu son ex-femme qui devait lui dire ça). 


« Philip plaqua alors son ventre contre le sien et retrouva (c’est comme la bicyclette ça s’oublie pas) l’entrée soyeuse du temple interdit. »
--> Entre Interdite ? (Ou pas).

« - Comment choisir alors que chaque heure que je passe en votre compagnie m’apporte un bonheur sans cesse renouvelé ? Chaque semaine, chaque mois, chaque année…. Philip mit alors toute son âme dans le baiser qu’il lui donna. (comment on met son âme dans un baiser ?).
Il l’aimait tant.
- Chaque seconde passée à vos côtés, Eloïse. »
-->Je crains que Philip n’ait oublié « siècle » et « décennie » dans ses notions temporelles.

 

Bon, on me souffle à l’oreillette que la suite est mieux… Et comme vous le savez la chaire est faible (enfin la mienne en tout cas) : je lirai donc le tome consacré à Francesca et j’espère que l’entrée de son temple de Venus ne sera pas interdit…  Affaire à suivre donc.



La  chronique des Bridgerton, tome 5 : Eloise - Julia Quinn
J'ai Lu (Aventures & Passions) - 277 pages.  



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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 17:56

ange-gardien.jpg

Avant de vous parler de l'histoire, je vais vous présenter les personnages:

Outre le fait que Cameron est belle (forcément), hyper bien foutue (forcément bis), et intelligente (vous m’expliquerez comment on arrive adjointe du procureur en passant sa vie à ne pas bosser ?), voici ce qu’il faut savoir sur Cameron :

- Cameron a perdu son père (flic) qui a été tué pendant une descente chez des dealers (ou quelque chose comme ça, je ne me souviens plus exactement) (mais son père est mort, et c’est ce qui est important) (car de la mort du père découlent : 1.  Le fait qu’elle ait voulu faire procureur pour pouvoir coffrer les méchants) (comment ça aucun lien fils unique ?)  2. Ses amis sont devenus ses meilleurs amies quand ils l’ont aidé à organiser l’enterrement de son père )(si jamais, c’est à ce moment là que vous êtes censées avoir de l’empathie pour l’héroïne)(et c’est à ce moment là que, moi, sans cœur, je lève les yeux au ciel en me disant « Ahhh le bon vieux coup du passé douloureux »)
- Cameron se mord la lèvre quand elle sous pression (comme toute héroïne de romance qui se respecte)
- Cameron, à l’instar des héroïnes de romance paranormale, sait que croquer dans un fruit peut exciter l’homme: « Jack se remémora Cameron dans sa robe de cocktail caramel. Il avait été excité toute la soirée. Et ça ne s’était pas arrangé quand elle avait mangé une cerise qui trempait dans le marasquin» (quand je vous dit qu’on sous estime le pouvoir aphrodisiaque des fruits) (et pourtant Je vous le dis depuis que Kholer, alors qu’il est aveugle, est arrivé à voir le jus de fraise couler le long de la bouche de Beth)  t sorties-elle des bonnes réparties  ?ck, ')(meron, vous voulez peut- d'ard ?" coup) (et non, quand je dis "s quand à la mort (mais personne ne m’écoute jamais).
- Cameron  a deux meilleurs amis dont un gay. (Important l’ami gay)(je dirai même plus, l’ami gay est à la romance contemporaine, ce que je suis à la vie de Barrons) (et ce que le diabolo grenadine est à la mienne) (Indispensable).
- Cameron enregistre les épisodes de « The Bachelor ». (qui a dit que les adjointes de procureur ne pouvaient pas être futiles ?) (moi j’en connais qui enregistrent Grey’s Anatomy, je ne peux donc pas jeter la pierre à Cameron pour le coup) (et non, quand je dis « j’en connais », je ne parle pas de moi) (moi je préfère lire que de perdre mon temps à de pareilles futilités) (comment ça je ne suis pas crédible ?) (faut dire que Grey’s Anatomy regorge de beaux gosses hein).

- Cameron (oui j’aime bien répéter « Cameron » en début de phrase, je me suis inspirée de notre nouveau président et de son « Moi Président » qui a bien marché semble t-il). Cameron, donc, a parfois des trous de mémoire : « oups ! Elle avait dû « oublier » d’enfiler un soutien-gorge ce matin », ou mieux « oups ! Elle avait oublié qu’elle portait une jupe courte et que celle-ci a tendance à remonter quand elle se penche ». (oups, Cameron ne serait-elle pas blonde par hasard ?).
- Il suffit à Cameron d’un orgasme époustouflant pour qu’elle se mette à chanter. (Et si l’orgasme n’est pas époustouflant, elle danse le mia) (non ce n’est pas vrai) (enfin pour le mia, car pour le chant c’est vrai).
- Dans son congélateur, il n’y a que des petites portions Weight Watchers (tu m’étonnes qu’elle soit bien foutue) (mais que serait la vie sans gras ? sans fromage, sans vin et sans pain ?) (vous imaginez ?) (Moi pas).

Le passé douloureux, check, l’héroïne super belle, check, l’ami gay, check, le fruit qui excite, check, le mordillement de lèvres,  check : vous l’aurez compris, Julie James a bien repris tous les clichés du genre pour son héroïne (si ce n’est que Cameron n’est pas vierge, on peut bien lui reconnaître ça).

Mais qu’en est-il du héros, Jack ? Cliché or not cliché ?

Jack est agent du FBI. (cliché).
« Au cours de sa longue carrière (le mec à 33 ans donc) il avait interrogé des espions étrangers, et tout un tas de guérilleros. »  (bah tiens, rien que ça).
Après avoir infiltré pendant deux ans un gang mafieux, il a été capturé et torturé pendant deux jours et il a reçu une « lame de 20 cm dans l’avant bras, le clouant à son siège. Mais avec sa main libre il attrapa son ravisseur à la gorge, avant d’arracher le couteau de son bras pour le lui planter dans le corps » (je ne comprends toujours pas comment, avec un bras, il a pu immobiliser son adversaire et s’ôter le couteau du bras)(et je ne parle pas d’être arrivé à l’enfoncer dans la gorge de son ravisseur) (un surhomme ce Jack, que voulez-vous).
Physiquement : « En toute objectivité, Cameron savait comment il apparaissait à leurs yeux : grand, ténébreux, etc. ; belle gueule, bla-bla-bla, (ce n’est pas un ajout de ma part, blablabla est vraiment dans le texte) (assez pratique quand on manque de synonymes d’ailleurs); corps élancé et sexy à damner un saint… Et après ? Elle,  en tout cas, n’était pas sensible à ce genre de choses. » (c’est d’ailleurs pour ça qu’elle finit par coucher avec lui 2 jours après).
Et parce que, avoir été torturé n’est pas assez gros pour une romance,  Jack s’est retrouvé (avant 28 ans donc, car on sait qu’il a passé les 3 dernières années dans un coin paumé des USA et qu’avant il avait infiltré un gang pendant 2 ans), en rade de nourriture dans la jungle colombienne pendant cinq jours avec quatre camarades des Forces Spéciales. (Amis de la crédibilité, bonsoir !).  
Vous l’aurez compris, le personnage masculin est aussi grossièrement cliché que le personnage féminin… (mais pourquoi les auteures en font-elles toujours autant ?) (parce quuuuuueeeeeeuuuuuuuuu).

Bon, et l’histoire dans tout ça ?
L’histoire ? Quelle histoire ? (Mais non, je ne fais pas de mauvais esprit, allons…)
Et bien malgré le titre, point de Mimi Mathy dans ce livre (ok je sors) (mais j’étais obligée de la sortir non ?) (Comment ça, non ?).
Bon l’histoire donc : Cameron se rend dans un hôtel pour y passer la nuit (car on pose un carrelage (ou parquet) chez elle) (ben quoi ? Fallait bien trouver une raison à sa présence dans un hôtel hein) ( Non je ne sais pas dans quel monde les gens posent des carrelages le soir, mais vraisemblablement dans celui où les hommes sont des surhommes) (et où les filles deviennent procureur alors qu’elles partent à 16h de leur boulot et qu’elles passent leur temps à fantasmer sur un mec). Bref, je m’égare. Où en étais-je ? Ah oui, la chambre d’hôtel. Il se trouve que, pas de bol pour Cameron, une prostitué (rousse) (comment ça je choisis mal les détails importants ?) est tuée dans la chambre à côté de la sienne, et elle est le seule témoin (auditif) (et pseudo visuel) du meurtre.
Et devinez qui est en charge de ce cas ? Jack, son ennemi juré.
Voilà l’histoire à 2% et on en est toujours là après 75% du livre quand nos héros comprennent qu’ils ne sont pas ennemis mais qu’ils s’aimeuuhhh. Entre temps, on apprend après 5 chapitres qui est le meurtrier (bonjour le suspens donc) et les raisons de son acte (non il n’a pas tué la femme car elle est rousse) (ben quoi ? ça aurait pu non ?). Aussi, Cameron est à ça de se faire tuer 2 fois, mais heureusement Jack la sauve à chaque fois, tel un ange gardien veillant sur elle… (que c’est beau ce que j’écris, je devrais écrire des 4ème de couverture moi) (comment ça non ?).
Premier baiser (échangé, sur une plage, en été…) (oui je la sors à chaque billet celle-là, je sais, il est temps que je renouvelle mes parenthèses), premier baiser, donc, après 75% du livre et passage à l’acte vers 90% (oui j’ai lu ce livre sur un reader donc je n’ai pas le nombre de pages mais le pourcentage lu) (reader qui s’appelle JZB, si cela vous intéresse) (vraiment, ça ne vous intéresse pas ?).  Enfin, ils découvrent qui est le meurtrier à environ 97%.  (Grâce à un détail ri-di-cule et absolument pas crédible). (Oui crédibilité est bien le mot d’ordre de mon billet). (Et oui je me répète si je veux) (Et si vous n’êtes pas content, la prochaine fois je marquerai « blablabla », comme Julie James quand elle ne sait pas décrire son personnage masculin).
 

Quelques extraits ?

Toutes les lumières s’éteignirent d’un coup (ils sont dans une boite de nuit), et ils se retrouvèrent plongés dans l’obscurité.
Cameron sentit la main de Jack se refermer sur son bras.
- C’est un coupure d’électricité ? demanda-t-elle à Jack.
- On dirait
.
Vous admirerez la pertinence de la sortie de Cameron… (et la pertinence de la réponse également)


Elle remettait volontiers sa vie entre les mains de Jack. Mais pouvait-elle aussi lui confier son cœur ?
(oh oui, pouvait-elle aussi lui confier son cœur en plus de sa vie ?) (que c’est beau, ce genre de phrases…)


Il était occupé à ranger ses chaussettes dans un tiroir de commode, et ce simple geste de la vie quotidienne fit temporairement de lui un homme comme les autres.
Hé bien oui mesdames, aussi fou que cela puisse paraitre, même les hommes torturés et qui ont été bloqué dans la forêt colombienne pendant 5 jours rangent leurs chaussettes.  Et ce geste fait d’eux des hommes comme les autres. Tant de simplicité dans ce monde de brut, ça réchauffe le cœur. (ou pas).
 

Elle parcourut du regard les beaux traits ciselés qui se cachaient d’ordinaire sous le chaume de barbe, nota qu’il était à couper le souffle dans son costume gris anthracite. Et décréta que cet homme-là ne devrait pas être autorisé à se balader sans un permis spécial.
Vraiment, quel genre de femme se dit « oh que cet homme est beau dans son costume gris anthracite. Il devrait se balader avec un permis spécial, tiens» ? (pas moi en tout cas) (mais je ne suis pas une héroïne de romance non plus). 


Cameron, après avoir embrassé son meilleur ami gay, (avant qu’il ne comprenne qu’il était gay) (et avant qu’il ne devienne son meilleur ami grâce à la sortie suivante):
J’ai déjà léché des timbres qui semblaient plus excités que toi par ce baiser…
Non mais fran-che-ment ?! Est-ce que le lecteur était censé rire à cette sortie ?  

 

Bref bref, vous l’aurez compris, je n’ai pas aimé ce livre.
Je n’ai pas ri, je n’ai pas eu de papillons dans le ventre, je n’ai ressentie aucune empathie et sympathie pour nos héros, je n’ai pas eu peur, je n’ai pas tourné les pages à toute vitesse,  je n’ai même pas souri, et je me suis même un peu ennuyée. Aussi vite lu, aussi vite oublié, et à part si vous n’avez aucun livre dans votre PAL, je ne vous conseille pas ce livre…
Ceci dit, pour un avis différent, d’une vraie connaisseuse de romances (et non pas d’une petite novice à l’esprit critique comme moi), c’est ici : vous en saurez plus sur les couvertures trompeuses des livres... 
 


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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 12:30

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Ou comment trop de romance tue la romance…
Hé oui mesdames, je crois que j’ai fait une overdose.
Une overdose de romances ? Impossible, me direz-vous !

Et bien si. 

Voilà pour vous, en exclusivité, le témoignage de cette fille qui s’est droguée à la romance avant d’en faire une overdose.


Il était une fois, donc, une jeune fille qui mettait très peu de bonne volonté à la lecture de romances.

Elle se moquait sans vergogne de certaines scènes qu’elle trouvait ridicules, comme la pêche à la truite ou le dressage de faucons comme moyen de rapprochement. Elle se moquait des odeurs de virilité, de montagne et de soleil, des héroïnes qui doivent forcément être vierges, et des hommes qui ont des traumatismes que nul autre que leur âme sœur ne peut guérir.
Bref, sarcastique la petite.
 

Et puis un jour, elle se retrouve, un peu comme un cheveu sur la loupe, en copie d’échanges, ayant pour thème « La romance ». 
La jeune fille suit les échanges, totalement perdue, comme si on lui parlait chinois. Mais qui est SEP ? Une nouvelle zone industrielle ? JQ ? Une abréviation pour « J’aime le cul »  ? Lisa Kleypas ? C’est une pseudo ? Et toutes ces couvertures roses là, elles vous donnent pas mal à la tête ? 
Mon dieu, mais où suis-je tombée, se demande la jeune fille apeurée.

 

Sauf que voilà, la fille est influençable. Ca commence souvent comme ça d’ailleurs...
Elle ne veut pas mourir idiote, elle doit savoir pourquoi ce genre plait. Et là, ce n’est pas de la cocaïne coupée au sucre qu’on lui offre. Non, c’est le must du must qu’on lui propose. De la pure (romance). 
On la conseille. On la guide. 
Elle sent bien que sa carapace, faite de sarcasme et de dérision, est en train de s’effriter. 
Résiste, résiste, s’intime t-elle. Sans succès : la voilà déjà à brandir son première Julia Quinn.

Et là, c’est la révélation. La sensation est grisante. Elle aime, elle oublie tout, elle se met dans la peau d’une autre, à une autre époque, elle plane, elle tripe. Elle aime la romance. 
La réalité lui semble alors insipide, le ridicule de certaines situations ne la touche pas, elle ne prend pas de notes pour pouvoir se moquer quand elle écrira son billet.

Un mec qui fait l’amour pendant son sommeil et qui se réveille quand il jouit dans sa femme et qui se sent alors trahit par elle car elle a fait ça pour avoir un enfant alors qu’il n’était pas consentant ? Ben quoi ? Non ce n’est pas ridicule, ça ne se passe pas comme ça dans la réalité quand le mari ne veut pas d’enfants? 
Une fille que personne n’a jamais remarqué et qui bégaye se retrouve être la plus belle femme du monde aux yeux d’un homme qui a couché avec toutes les femmes d’Angleterre et qui est un dieu vivant ? Ben quoi, c’est beau non ? Il faut savoir passer outre ses préjugés quoi…

Et puis cet autre là, qui tombe éperdument amoureux d’une fille qu’il a vu une soirée et dont il rêvera pendant 2 ans, tous les jours que dieu fasse, mais qui, quand il la reverra, dans des habits différents, ne la reconnaîtra pas, ça te dérange pas niveau crédibilité ? Ben non, elle a vraiment des habits différents hein quand il la revoit. Et ses cheveux sont plus courts aussi…

Bref, la jeune fille s’en rend compte : son sarcasme la déserte, elle n’est plus elle-même, elle n’est plus terre à terre. Mais elle s’en moque.  
D’ailleurs, elle retente l’expérience, et ça y est la spirale infernale commence : elle est accroc.

C’est pas possible, j’aime la romance, comme ça a pu m’arriver à moi ? ne cesse t-elle de se demander. Ressaisis-toi : tu dois lire autre chose ! Regarde, juste là, une description d’odeur ridicule, tu ne veux pas la noter ? 
 Ben je sais pas, c’est beau quand même de sentir un mélange de virilité, mêlé à une odeur de pain d'épice et de curcuma, de savon et de champs fleuris de bégonias, non ? Pourquoi je devrais me moquer de ça ?

 

Voilà, la fille touche le fond : elle ne se moque même plus. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Ses amies ne la reconnaissent plus… 
Mais elle n’écoute personne et continue sa plongée infernale vers le monde de la romance.

 

Une, deux, trois, quatre,… sept romances…

Jusqu’à ce fameux jour dont elle se souviendra toute sa vie.
Ce jour où elle a lu la romance consacrée à Daisy. Ce fut la goutte d’eau. La romance de trop. Elle aurait pu se douter que le nom de l’héroïne risquait de faire ressortir son côté sarcastique, se dit-elle avec du recul. Mais alors, elle se croit plus forte que tout. 
Ce jour là, donc, elle ouvre cette romance, et là, le constat est net, implacable : elle n’a pas de papillons dans le ventre en lisant cette histoire. La romance ne lui fait plus d’effet.

Pire, elle trouve certaines scènes à nouveau totalement ridicules, quand elles ne sont pas risibles. Franchement, c’est quoi cette partie de pétanque ? Et depuis quand une fille doit-elle supplier un mec (qui bande rien qu’en regardant son ongle du pied droit) de coucher avec elle ? Ou plutôt, dans quel monde un mec ne se jette pas sur la femme qu’il aime depuis 10 ans, quand celle-ci lui fait une proposition indécente? Pas dans le mien en tous cas, et sauf erreur, celui dans lequel Kleypas vit est le même que le mien.

Et ses métaphores ? Non mais elle ne peut pas appeler un chat un chat, et un orgasme un orgasme ? Doit-elle parler de feu intérieur déclenchant une marée de flammes et de tremblement de terre, enfin non, pas de terre, un tremblement de petit bourgeon et de pétales dans son intimité. Oh my. C’est pas vrai. J’en ai lu combien des comme ça avant d’ouvrir les yeux, murmure la fille pour elle même ?
 C’est sur, la fille vient de faire une overdose là.

 

Bon, mais c’était peut-être une mauvaise pioche, tout simplement, se dit-elle en ouvrant une romande de Julia Quinn dont elle préfère le style moins ampoulé de toutes façons.

Ahhh ce début lui plait, les protagonistes se tapent dessus, elle aime ça. Finalement, elle aime peut-être encore la romance… Ah mais, qu’est ce qu’ils font ? Ils sont vraiment en train de courir après un Yorkshire dans tout un parc ? Oh non, elle aussi se mord la lèvre quand elle est ennuyée ou gênée ou qu’elle réfléchit ? Mais elles se mordent toute la bouche ces héroïnes ou quoi? C’est un trait distinctif de l’héroïne de romance ? Si t’as pas le tic de te mordre la bouche, t’es pas une bonne héroïne de romance tiens.

Hein, mais qu’est ce qu’il fait là le comte ? Mais ?!!!???! Il est vraiment en train de sucer le dard d’une piqûre d’abeille pile poile située dans le décolletée de la demoiselle ? Attend là, l’abeille l’a vraiment piqué sur son sein ? Pas sur le bras, pas sur la nuque, mais sur le sein ??? Et si l’abeille l’avait piqué dans son petit bouton d’or situé au milieu de son jardin intime (Kleypas c’est moi en fait, sous un pseudo), bref si l’abeille avait piqué la belle au cœur de son intimité, notre héros se serait-il aussi agenouillé pour aller sucer le dard à cet endroit là de son anatomie, et ce, au beau milieu d'un jardin remplit d'invités, ne peut s’empêcher de se demander la jeune fille ?
Ah tiens, tu redeviens sarcastique se dit-elle, non sans un petit sourire en coin.

Et cette fin, non mais cette fin et sa morale à deux balles cinquante ? Il faut profiter du présent… Mmmmh, j’ai pas besoin de lire de la romance pour savoir ça hein, t’sais ?

Comment ça « ouais mais c’est mieux amené dans les romances »? Mais justement ! Les romances, c’est trop beau, c’est pas la vie, c’est comme une drogue, ça nous fait planer, ça nous sort de la réalité. Et le soir venu, quand on se fait réveiller par son mari qui rentre un peu tard car il est allé boire des bières avec ses potes, et que, non content de nous avoir réveillé en se prenant le pied du lit, il s’endort après 10 secondes et commence à ronfler, nous empêchant par la même de nous rendormir, là on se rend compte que les romances, même si ça donne quelques papillons dans le ventre, c’est pas la réalité hein!

 

Ouf, ça y est, d’après le discours totalement fermé d’esprit qu’elle tient maintenant, on voit que la fille a décroché. La romance c’est fini pour elle. Enfin. Pour le moment hein, car bon, une rechute est si vite arrivée… Surtout quand certaines filles, accrocs, continuent de l’aguicher en parlant de héros à tomber…

 


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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 21:39

 


Pour ce 2ème et 3ème épisode de « Bref façon Cess », je vais rester dans le thème de la romance…
Veuillez noter que comme dans l’épisode précédent, il y a des spoilers sur les histoires.


Pour ce qui ne connaissent pas Bref, je vous invite à regarder ce nouvel épisode excellent, avec des gens connus et surtout avec une merveilleuse référence au film cultissime « La cité de la peur » dont je connais beaucoup de répliques par cœur (presque autant qu’Heclea): Bref. Y’a des gens qui m’énervent. 

 

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Bref. St Vincent est beau, il couche avec tout le monde, il est sur de lui et parle bien, Evangeline est rousse, elle est vierge, timide et elle bégaye*.
Un jour elle débarque chez lui. Il est pauvre, elle est riche, elle veut se marier, il est célibataire, ils partent se marier, elle n’est plus célibataire, il n’est plus pauvre.
Ils ne s’aiment pas, ils couchent ensemble une fois pour consommer le mariage, elle ne voudra plus coucher avec lui, il va vouloir coucher avec elle, il voudra, elle voudra pas, il voudra, elle voudra pas.
Elle a peur qu’il la trompe, il lui dit qu’il la trompera pas, elle le croit pas, il insiste, elle le croit pas.**
Elle va vouloir qu’il fasse vœu d’abstinence*** pendant 6 mois, il va vouloir en faire un, elle va dire 4, il va dire 2, ils vont se quitter sur 3.
Il est beau, Cess inspire, il est sexy, Cess hyperventile, il est beau, Cess expire, il est sexy, Cess hyperventile.
Ils vont vivre dans un club de jeu et de débauche, c’est pas un endroit pour une fille, mais elle aime vivre là, il veut qu’elle parte, elle veut rester, il veut qu’elle parte, elle veut rester, un mec va tirer sur elle, St Vincent va s’interposer (je t’aime St Vincent), il va se faire toucher, elle va rester. 
Elle va le soigner, il va perdre du sang, elle a peur, elle va le soigner, il continue de perdre du sang, elle a peur, elle va le soigner, elle va pleurer, il va guérir.
Elle se rend compte qu’elle l’aime, il se rend compte qu’il l’aime, elle va vouloir coucher avec lui, il va lui rappeler les 3 mois, elle va insister, il va coucher avec elle****.
Ils vont s’aimer, être riche et moins bégayer. Tout est bien qui finit bien.
Bref, j’ai lu un Lisa Kleypas et j’ai aimé ça.

* je n’ai rien contre les rousses.
** et on la comprend.
*** hihi, excellent moment. Vous verriez la tête de St Vincent quand elle lui demande ça ! :)
**** Elle n’a pas du insister longtemps je vous rassure.



 

7944803.jpg

Bref. C’est l’histoire de Daisy qui s’appelle en fait Marguerite mais sa sœur va l’appeler Daisy* alors tout le monde va l’appeler Daisy.
Daisy, elle aime lire et bovaryser, alors elle lit et bovaryse. Son père veut la marier à Mathieu un de ses employés, elle ne veut pas se marier avec Mathieu même si c’est un bon employé. Elle ne l’aime pas, il l’aime, elle ne l’aime pas, ils vont se voir, il va continuer de l’aimer, elle va continuer de ne pas l’aimer, il l’aime, elle va finalement l’aimer. Quand il débarque en Angleterre, Daisy ne va pas le reconnaître, il était moche, maigre et imbus de sa personne, il est beau, fort et imbus de sa personne. Ils vont se parler, lancer des pièces dans un puits, jouer à la pétanque et tomber amoureux. 
Il l’aime mais il a un secret et du coup ne veut pas se marier avec elle, elle l’aime, elle n’a pas de secret et du coup, elle veut se marier avec lui. 
Il va la pousser dans les bras d’un autre, elle va aller dans les bras de l’autre pour le rendre jaloux, il va être jaloux mais ne va pas lui montrer, elle va croire qu’il n’est pas jaloux, ils vont parler et elle va comprendre qu’il était jaloux.
Elle va vouloir coucher avec lui, il ne va pas vouloir coucher avec elle, elle va insister, il va résister, elle va s’enfermer avec lui et cacher la clé dans son corsage, il va dégrafer son corsage pour trouver la clé, ils vont coucher ensemble et oublier la clé.**
Elle n’est plus vierge, c’est un homme d’honneur, il va la demander en mariage, elle va accepter, le passé de Mathieu va ressurgir, ils ne vont pas se marier.
Il part à Londres, il y a un accident, on le croit mort, il revient, il n’est pas mort, ils se marient et n’ont plus de secrets l'un pour l'autre. Tout est bien qui finit bien.
Bref, j’ai lu une romance et je me suis emmerdée. 

* Car la fleur marguerite en anglais c’est Daisy.
** Ce que femme veut, dieu le veut.

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 11:31

parfum d'automne

 

Comme vous pouvez le constater, je suis prise d’une fièvre Romanesque. Je ne peux plus m’arrêter. En même temps, quand c’est bon, pourquoi ne pas continuer ?

 

Si j’ai été déçue par le premier tome de cette ronde des saisons, je ne me suis pas arrêtée là car j’avais perçu le potentiel de Lillian et Westcliff, et il me tardait de lire le tome qui leur était consacré…

Et je peux vous dire que j’ai bien fait de poursuivre la série…

Ma ma. C’était vraiment bon !

 

La midinette en moi est comblée !

Pas (trop) de clichés, beaucoup d’humour, des papillons dans le ventre, pas mal de réparties, des personnages hauts en couleurs, très attachants… Que demander de plus ?

En vrac, dans ce tome, il est question d’une héroïne américaine sans manière, d’un gentleman qui est le plus beau parti d’Angleterre, de mépris et de haine entre eux, puis, de baisers dans un buisson, d’un (vraie) jardin secret, d’amour, de malentendu, de compétition, d’alcool de poire, d’une bibliothèque, de papillons, d’ironie, d’enlèvement, de moments chauds, de moments très chauds, de disputes, de mères insupportables, bonnes manières et surtout de parfum aphrodisiaque.

 

Que dire ? J’ai dévoré ce tome, et pour cause.

Lillian est géniale, elle a du cran, elle ose répondre et tenir tête à Westcliff et elle a su me faire rire avec sa mauvaise foi et son entêtement. C’est le personnage féminin de la série que je préfère.

Marcus, quant à lui, et pareil qu’elle, les bonnes manières en plus. Et puis bon, il est beau, il est intelligent, il fait tout parfaitement, et, surtout (je ne résiste pas) il est arrogant : comment ne pas succomber, je vous le demande ?

Leurs rencontres sont chargées de tension et d’électricité, ils se disputent sans cesse et nous on jubile à chaque fois qu’ils se retrouvent dans la même pièce.

L'histoire n'est pas cliché, le jeu du chat et de la souris ne dure pas trop longtemps, le premier baiser est échangé dès les premières pages et pas de longueurs : vraiment, rien à redire.  


En outre, j’ai aussi beaucoup appris sur les bonnes manières qui régissaient la bonne société et l’aristocratie anglaise de l’époque et ma foi, c’était fort intéressant.. Les pauvres femmes avaient peu de liberté quand même !

 

Bref, je vous conseille fortement ce tome. J’ai tout aimé : les personnages, l’histoire et la romance.

Les avis de Sandy et Bladelor qui ont adoré. 

 

  

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 22:51

Colin.gif 

Bon, le problème quand on lit 3 romances du même auteur, à la suite, c’est qu’on a déjà à peu près tout dit.
Vous vous en doutez, j’aime toujours cette série avec ses histoires qui ne se ressemblent pas, ses protagonistes très attachants, et ses réparties qui font rire. Cette série où les femmes ont du caractère et où les hommes semblent sûrs d’eux même s’ils ne le sont pas tant que ça. Cette série dont je continue la découverte et dont j’enchaîne  les tomes avec toujours autant de plaisir.

 

Dans ce quatrième tome, on s’intéresse à Colin qui est le joyeux luron de la famille. Toujours en train de plaisanter, le sourire scotché en permanence aux lèvres, il m’a d’emblée été sympathique et a rapidement conquis mon petit cœur de midinette, se hissant dès le premier tome au rang de mon personnage préféré de la fratrie Bridgerton…
Dans ce tome, il est un peu moins sûr de lui ce que j’ai d’ailleurs trouvé un peu dommage même s’il ne manque pas pour autant de charme!

 

Colin, a 32 ans, passe son temps à voyager et à fuir les sorties mondaines au grand dam de Violet, sa mère, qui commence à désespérer de le voir marier…

 

Pénélope, quant à elle, est amoureuse de lui depuis plus de dix ans. Elle aime tout chez lui : sa gentillesse, sa joie de vivre, sa façon de l’écouter et d’être le seul à l’avoir toujours fait danser lors des bals, même si elle sait qu’il y était obligé.
En même temps, la pauvre Pénélope n’était pas forcément à son avantage lors de ces bals, avec ses rondeurs et ses  horribles robes jaune canari que sa mère l’obligeait à porter. (Non, Thérèse n’est pas moche, elle n’a pas un physique facile).
Et si aujourd’hui elle a passé l’âge de porter des robes horribles, personne ne semble remarquer son intelligence, son humour et son charme.
Ce que les autres voient avant tout, c’est la vieille fille de 28 ans toujours célibataire qui commence à jouer les chaperons pour sa sœur.

Tous, sauf Colin…

 

Entre eux, ça va d’abord être une histoire d’amitié. Puis le jeune homme aura la révélation (très jolie révélation d’ailleurs) et tout va s’enchaîner rapidement. J’étais d’ailleurs étonnée de les voir officiellement en couple alors que je n’avais pas atteint la moitié du livre.

En général, dans les romances que j’ai lues en tous cas, les protagonistes se cherchent et jouent au chat et à la souris pendant 98% du livre. Bref, entre Pénélope et Colin, c’est différent, et ce n’est pas plus mal.

 

Mais ce que ce tome a vraiment de différent, c’est qu’il révèle enfin l’identité de la fameuse chroniqueuse mondaine Lady Whistledown qui critique ouvertement la bonne société londonienne depuis maintenant près de treize ans.

En effet, un pari est lancé lors d’un bal :  mille livres seront reversés à celui ou celle qui démasquera notre chroniqueuse préférée… Tout le monde y va de sa supposition (et nous aussi bien sûr) et la chasse aux indices commencent…

 

Rien à redire, j’ai eu ma dose de rire et de papillons dans le ventre. Une fois de plus un très bon tome.

 

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L'avis de Karine qui a adoré ce tome.
Et celui de Pimpi qui a aussi craqué sur Colin ! :)  

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 22:21

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Une fois de plus je ne sais pas trop comment organiser mon billet... Dans ce cas, rien de tel qu'un QCM...
Réponses en bas du billet...

 

1- L’héroïne, Annabelle, est une belle aristocrate qui n’a malheureusement pas d’argent. Sans dot, personne ne veut d’elle. A 25 ans elle est en passe de devenir vieille fille.
Pour remédier à ça, avec ses copines Lilliane, Evangeline et Daisy (oui c’est sérieux, elle s’appelle vraiment Daisy et son futur mari est Lord Donald Duck) elles vont :


a. Faire leurs bitches et décider de tendre un piège à un aristocrate : Annabelle devra draguer Lord Kendall, l’amener faire un tour sans chaperon et se faire embrasser de lui. C’est là que ses fourbes de copines devront débarquer, les surprendre et crier Ô scandale ce qui obligera le gentil pigeon, heu, le gentil Lord, à se marier.
b. Elles ne vont rien faire et préfèrent finir leur vie seules plutôt que de faire un sale coup au Lord.

Indice : Toutes des salopes.

 

 

2- La mère d’Annabelle (veuve) qui ne peut pas combler les dettes et subvenir au besoin de ses enfants :
 

a. Couche avec un vieux porc d’aristocrate qui paye certaines de ses factures en échange.
b. Va tourner des vidéos X qu’elle postera sur internet et qui feront le buzz.
c. Fera un concours sur Facebook : toute personne qui lui donnera une pièce d’or pourrait potentiellement être tirée au sort et gagner la main de sa fille. Les participants auront une chance supplémentaire si ils sont Lord, Duc ou Comte, une de plus si ils la suivent sur twitter, facebook, Helecoton, et les 3 Suisses et 53 de plus si ils relaient l’informations aux autres Lords et comtes.
 

Indice : C’est une romance historique.

 

 

3- Simon craque pour Annabelle mais elle lui tient tête pendant plus de deux ans, méprisant son statut social comme si il était un moins que rien. Il ne baisse pas les bras, prêt à tout pour la dépuceler, heu, pour la conquérir. Quand ils se voient lors d’un séjour chez un comte, de quelles manières vont-ils être amenés à se croiser ? (trouver l’affirmation fausse).

 

a. En se heurtant malencontreusement dans les couloirs environ 79 fois (la première fois, à la page 3). A chaque fois, elle lèvera vers lui des yeux étonnés.  Pourtant on s’attendrait à ce qu’elle ne soit plus étonnée de tomber sur lui vu qu’elle ne heurte personne d’autre.

b. Lors d’une ballade avec d’autres personnes, elle marchera sur une plante piquante suite à quoi il lui soulèvera sa jupe pour toucher sa cheville. (voilà qui est follement excitant n’est ce pas ?)

c. Elle va jouer avec ses copines au base-ball et pour cela, elles se déshabilleront et joueront en culotte courte et bas. Elles rient, courent, ont les joues roses, c’est la belle vie, le monde leur appartient, elles sont sur le pont d’un bateau, dans les bras de Leornardo Di Caprio en train de crier « I’m flying Jack, I’m flying » et à lui de leur répondre « I’m the king of the world » Oups, je crois que je confonds. Mais elles se croient quand même seules au monde. Sauf qu’elles ne le sont pas. Devinez qui va là ?

d. Lors d’une soirée elle va se sentir mal, Simon la verra vomir, puis la portera sur deux étages jusqu’à sa chambre, lui enlevera ses bas, inspectera sa cheville (Lisa Kleypas serait elle un peu fétichiste ?), et alors qu’elle aura du mal à respirer, il lui fera des massages en cercle sur la poitrine (vous croyez que si je vois un mec trop beau et que je feins de mal respirer il me malaxera la poitrine ou c’est un privilège exclusivement réservé aux héroïnes de romance ?).

e. Il lui apprendra à jouer aux échecs, et elle se révélera très douée (pas qu’au échec d’ailleurs, si vous voyez ce que je veux dire).

f. Elle va tomber dans un lac, il va la sauver, lui fera un massage cardiaque, elle croira qu’il la pelote et aura 43 orgasmes consécutifs en l’espace de 3 minutes, puis s’évanouira. Pour lui faire reprendre connaissance, il lui fera du bouche à bouche, elle pensera qu’il l’embrasse et aura 22 nouveaux orgasmes qui lui feront toucher les étoiles. Elle fera un arrêt cardiaque dû à trop de jouissance et mourra sur le coup. Le médecin conclura à la noyade mais Simon comprendra que s’il lui avait donné moins de plaisir il aurait pu la maintenir en vie. Mort de chagrin, il décidera de finir berger et lèguera toute sa fortune à ses moutons.

 

Indice : Même si vous avez du mal à y croire, il n’y qu’une seule affirmation fausse.

 

 

4- Comment s’est-elle retrouvée mal à la soirée ?

 

a. Elle se serait fait mordre la cheville par une vipère sans s’en rendre compte… Du coup sa cheville la lancera, elle aura mal au cœur, vomira, aura de la fièvre, sera secourue par Simon qui l’appellera 10 fois « mon ange » sans qu’elle ne s’en offusque une seule fois (Pour information : à ce moment précis de l’histoire, elle le déteste encore)

b. Elle se serait foulée la cheville en jouant au base-ball et aura bu trop de vin pendant la soirée pour oublier la douleur. Du coup sa cheville la lancera, elle aura mal au cœur, vomira, n’aura pas de fièvre mais sera secourue par Simon qui l’appellera 10 fois « mon ange » sans qu’elle ne s’en offusque une seule fois (Pour information : à ce moment précis de l’histoire, elle le deteste encore)

 

Indice : La réponse est la (a) ; vous admettrez que ça le fait plus de se faire mordre par un serpent s’en rendre compte que de se tordre la cheville.

 

 

5- Alors qu’elle est sur le point de piéger Lord Kendall, elle refuse de se laisser embrasser, annulant ainsi sa dernière chance de se marier avec un aristocrate. En s’échappant, elle heurte une fois de plus Simon qui l’embrasse et la demande en mariage, ce qu’elle accepte sans se faire prier.
Ils se marient, partent à Paris en lune de miel, font l’amour non-stop pendant deux semaines et reviennent à Londres (où ils font l’amour dans le placard d’un hall d’hotel car ils sont trop chauds bouillants pour aller dans leur chambre, 3m plus loin). Cette égoïste d’Annabelle, non contente d’avoir troqué ses dettes contre des diamants, une maison, et la belle vie, continue de se plaindre et regrette les bals mondains et son statut d’aristocrate.

La happy end est à portée de main, mais il se passe encore quelques scènes tout à fait ridicules.

Parmi les propositions suivantes laquelle est fausse ? :

 

a. Lord Kendall, humilié, vient faire pipi régulièrement dans le jardin de Simon et Annabelle pour que leurs fraisiers ne puissent pas donner de fraises.

b. Sa mère va poignarder avec un pair de ciseau le gros porc avec qui elle couchait.
(Je répète, sa mère aurait poignardé quelqu’un ! Mais pourquoi tant de mélodrame dans les romances, je vous le demande ?!) (ceci dit, ça aurait pu être pire, il aurait pu écrire avec son sang, sur le mur « cette garce ma tuer »).  

c. L’usine de Simon va prendre feu, il va rester dedans, la jambe coincée sous une grue, elle va vouloir le sauver et n’arrivant pas à déplacer la grue, elle lui demandera son couteau de poche dans l’intention de lui couper la jambe (mouah ah ahah ahahah) (Quelqu’un pourrait expliquer à Liza Kleypass qu’on ne risque pas d’arriver  à couper une jambe avec un couteau Suisse, à plus forte raison quand on est en train d’étouffer dans un immeuble en feu?). Finalement, ils s’en sortiront et la jambe de Simon ne sera même pas cassée (quelle chance quand même. Vous pouvez être sûre que si je me prenais une grue sur la jambe, celle-ci se casserait).

 

 

Indice : Je sais que ces trois propositions sont toutes aussi ridicules et invraisemblables les unes que les autres, mais une seule est fausse et elle comprend un fruit dans lequel l’héroïne pourrait mordre à pleines dents pour exciter son mari.

 

 

 

Voilà, ce QCM touche à sa fin.

 

 

Vous l’aurez compris, j’ai moins aimé que les Bridgerton.

J’avoue tout de même que ça se lit vite et que l’écriture est très agréable.

J’ai même très envie de lire la suite sur Liliane et le comte.

Par contre, Annabelle m’a énervé à être si obnubilé par les aristocrates. Même une fois mariée avec l’homme parfait, elle arrive encore à se plaindre.

J’ai eu beaucoup de mal avec elle, je n’ai pas apprécié son caractère, et je ne suis pas arriver à m’identifier, ce qui fait que je n’ai pas cru en leurs sentiments.

Je compte néanmoins continuer la série : je vous dirai à ce moment là si ça vaut le coup de la commencer.

 

En attendant, Sandy et Bladelor ont adoré (liens ce soir) !

 

Ah, et les réponses au QCM : 1a, 2a, 3f, 4a, 5a.   

 

 

 

Et parce qu'hier c'était la journée de la femme et que je suis d'humeur poétique: 

Journée femme

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Published by Cess - dans Romance
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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 23:51

 

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Avant de regarder cet épisode de Bref, j’aimerais vous prévenir qu’il y a des spoilers sur l’histoire. En même temps on est dans une romance hein, tout est relativement prévisible. Ceci dit, vous voilà prévenues.

Aussi, si vous ne connaissez pas "Bref." je vous invite (fortement) à visionner cette vidéo (qui dure vraiment pas longtemps) avant de lire mon billet. C'est un des épisodes de "Bref" que je préfère: 
"Bref. Je suis un mec comme tout le monde" : CLIC pour la vidéo.  
 

 ********

BREF. J’ai lu le troisième tome des Bridgerton et j’ai aimé ça.

Bref, l’histoire commence comme Cendrillon. Sophie, est la fille illégitime d’un conte. Le conte se marie avec une connasse. La connasse déteste Sophie qu’elle prendra pour sa domestique pendant très longtemps, après la mort du conte. Un bal masqué (ohé ohé) est organisé, Sophie rêverait d’y aller mais elle ne peut pas y aller. Finalement, avec l’aide des domestiques elle arrive à y aller. Elle est belle, elle est masquée, elle est inconnue, elle vit un rêve éveillé, des hommes se pressent autour d’elle mais elle n’en voit qu’un, Benedict. Il la repère aussi, pousse les autres hommes, ils vont se parler, puis s’isoler sur une terrasse. Il va l’inviter à danser, elle ne sait pas danser, il va lui apprendre à danser. Elle va lever les yeux, va voir une étrange lueur s’allumer dans ses iris bruns. Elle va reconnaître l’étincelle du désir charnel ainsi qu’une émotion plus spirituelle
*. Il va lui murmurer qu’il veut la toucher. Elle ne va pas s’y opposer, il va toucher ses cheveux. Il va lui dire qu’ils sont doux comme de la soie, il va lui ôter son gant pour qu’elle puisse aussi le toucher et ils vont s’embrasser. Minuit va sonner, elle va devoir partir, elle s’en va, il lui court après, y’a trop de monde dans la salle du bal, il pourra pas la rattraper, ils sont amoureux.

Le lendemain il va essayer de la retrouver grâce au gant qu’elle a oublié, il va se rendre chez la belle mère, il va voir ses deux filles et ne reconnaitra pas sa belle inconnue masquée. Il va repartir bredouille, Sophie va se faire virer.

Deux ans plus tard Benedict n’a pas oublié son inconnue, Sophie n’a pas oublié son bellâtre. Il va a une soirée, n’est pas d’humeur à boire, s’ennuie à mourir, va vouloir partir, sort dehors trouver le maitre de la maison pour lui dire au revoir, le retrouve avec des copains en train de vouloir faire des choses pas gentils à une domestique. Benedict va intervenir et sauver la jeune fille. Il ne sait pas que c’est Sophie, elle sait que c’est lui, il ne la reconnaît pas, ça va la vexer mais elle ne va pas lui révéler qu’ils se sont déjà vus. Ils vont dans la maison de campagne de Benedict, il tombe malade, elle le soigne, il guérit, il va faire croire qu’il est toujours malade, elle va continuer de le soigner. Il est attiré par elle, veut la sauter, n’est pas amoureux, elle est amoureuse**. Il est allongé sur le lit, a une assiette de gâteau sur ses genoux, elle se penche pour en prendre un, il s’imagine qu’elle va le toucher à un endroit stratégique, il est gêné, a une érection, il la cache avec l’assiette de gâteau, il faut qu’il se calme, il lui dit de sortir de sa chambre, elle s’en va, il s’enfuit par la fenêtre et va droit vers le lac gelé pour calmer ses ardeurs. Elle le croit dans sa chambre, il n’y est plus, elle ne le sait pas, elle décide de prendre l’air, elle se dirige vers le lac.

Elle le voit nu, se cache derrière les arbres, continue de le regarder, il se sent épié, il a raison, il regarde autour de lui, voit Sophie, elle veut s’enfuir, il la rattrape, elle se retourne pendant qu’il s’habille. Il y a des quiproquos, ils retournent à Londres, il lui demande d’être sa maitresse, elle refuse, il veut, elle refuse, il veut, ils couchent ensemble, il croit qu’elle veut être sa maitresse, elle ne veut pas, elle veut qu’il l’épouse, mais il ne peut pas, elle n’est qu’une domestique, il veut encore qu’elle soit sa maitresse, elle refuse encore, il se vexe, elle ne change pas d’avis, il se passe d’autres trucs importants, pleins de retournements de situations et de rebondissement, on recroise la connasse, on croit qu’ils ne vont pas finir ensemble, on a peur, ils finissent ensemble et ont beaucoup d’enfants.

 

Bref, j’ai lu le troisième tome des Bridgerton et j’ai vraiment aimé.***

 

* Et comment on fait pour lire dans les yeux une émotion spirituelle ? Comment sait-on qu’elle est spirituelle d’abord l’émotion ?
** Tous des connards.
*** Oui j’ai aimé. Un peu moins que Daphné et le duc car j’ai moins ri et que j’ai trouvé que Benedict et Sophie jouaient un peu trop au chat et à la souris et que cette dernière m’a un peu énervée à ne pas révéler son identité. Mais sinon j’ai vraiment passé un super moment. J’aime la famille Bridgerton, j’aime les frères quand ils sont ensemble, j’aime Violet. Les réparties sont toujours très bonnes, les personnages ont du caractère, les hommes sont triturés, les filles savent se défendre, et on a toujours des papillons dans le ventre. Je continue de recommander chaudement, c’est bon, très bon ;)

 

 

 

 

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- John Green est un génie...

- Swap en cours de finition ! J'ai enfin trouvé LE cadeau que je voulais absolument !

 

 

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