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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 00:00

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Ce livre…

C’est des rencontres, des amitiés, de l’amour, des illusions, des désillusions, des pièces de théâtre, la maladie…

Elle soutenait aussi que l’avenir n’existait pas, une invention des curés pour briser les hommes et les tenir en laisse. Ignorant le temps qui nous restait, on devait faire ce qu’on avait envie de faire au moment où on le voulait, sans rien remettre au lendemain. Si on réfléchissait, si on hésitait, on était foutu. Elle ne conjuguait rien au futur et n’embarrassait personne avec ses angoisses du lendemain.
 

C’est aussi les juifs en Algérie pendant la seconde guerre mondiale, la peste, la maladie au fil des décennies, la fin de la guerre, l’espoir, la montée du communisme à Prague et en URSS.

Ils savaient que leur destin se jouait, à ce moment précis, là-haut, loin d’Alger, des hommes hurlaient, pleuraient, tremblaient et mouraient, et ils ne pouvaient rien faire de plus que rester ensemble, les uns près des autres, inutiles et vivants.
 

C’est des idéaux qui ne sont jamais atteints, l’émancipation des femmes, la guerre, encore, la trahison, la peur, le destin, la manipulation, des frontières…

Joseph connaissait la doctrine. Il ne comprenait pas comment il pouvait exister une seule personne sur cette terre meurtrie qui ne soit pas d’accord pour en finir avec l’exploitation éhontée de l’homme par l’homme. Comment pouvait-on ne pas partager ces idées ?


C’est la valse, le tango, la danse, Gardel, la chanson Volver, des barbecues, des recherches scientifiques, de la tristesse, de la joie, des femmes …

Ils sortirent du Santa Lucia en se tenant les uns les autres, en riant aux éclats sans savoir pourquoi, puis se taisant pour allumer une cigarette ou humer l’air frais de la mer, en cette heure grise avant le lever du soleil quand la terre entière est endormie mais pas vous, vous êtes gai et vivant et heureux, un peu ivre aussi et vous êtes puissant, fort et éternel, fatigué bien sûr mais ça n’a aucune importance. La nuit vous a quitté, le jour n’est pas encore venu, vous êtes seul au monde avec de vrais amis qui ne veulent pas rentrer, dormir et vont boire encore une dernière coupe au bar du casino.
Il y en a toujours un qui a des états d’âme : «Moi, je vais me coucher, je bosse demain»
On bosse tous demain.
À demain.


C’est Pavel, Maurice, Christine, Helena, Tereza, Ludvik, Nelly, Ramon…

– Méfie-toi des apparences, Joseph, ce sont souvent les personnes les plus tristes qui ont les plus beaux sourires.
 

Pendant plus de 500 pages nous suivons  la vie de Joseph K, à Prague, à Paris, à Alger.

Si notre héros n’est pas particulièrement attachant au début, il le devient au fur et à mesure du livre. Au début, j’ai suivi son histoire en retrait, avec l’impression de lire un livre d’Histoire plus que l’histoire d’un homme. Et puis, petit à petit, je me suis attachée à lui, j’ai commencé à tourner les pages en appréciant son parcours et sa vie autant que les rappels historiques à laquelle elle est liée.

J’ai aimé suivre le destin de cet homme à qui la vie n’a pas fait que des cadeaux mais qui a su rester fort quelles que soient les épreuves qu’il a dû traverser.

J’ai aimé comprendre ses choix, le voir réaliser ses erreurs, s’adapter à la vie, aux choix des autres, à ce qu’il n’a pas choisi et qu’il subit et à ce qu’il accepte alors qu’il aimerait refuser.

J’ai adoré le style de l’auteur. Magnifique, concis, fluide.

J’ai aimé faire des recherches sur Wikipédia toutes les 50 pages, réapprendre certains faits historiques oubliés depuis quelques années, prendre part à la monté du communisme, aux belles espérances si loin de la finale réalité, regarder une pièce de théâtre en Algérie, avoir de nombreux pincements au cœur, danser sur la terrasse de Padavoni, rencontrer la misère dans un trou paumé, me retrouver à Prague, m’autocensurer, réfléchir avant de penser et de parler de peur que la police politique ne me tombe dessus, me méfier de mes proches qui pourraient être des informateurs et des agents…

Chaque jour, une mauvaise nouvelle. Un voisin ou une connaissance était arrêté. Des enseignants, des ouvriers, des agriculteurs, des fonctionnaires, des gens croisés mille fois. Ils n’avaient pourtant pas l’air de conspirateurs. On se disait : elle, ce n’est pas croyable, lui non plus, ce ne sont pas des agents ennemis, pas eux. Pourtant, ils avouaient leur participation à la machination capitaliste. Derrière le masque de l’innocence se dissimulaient des traîtres diaboliques, ils reconnaissaient leur culpabilité, c’étaient des êtres abjects, ils tentaient d’empêcher le pays de construire le socialisme. On vivait une guerre intérieure. Il fallait les éliminer, purger l’administration et les entreprises, empêcher la propagation de ces idées nocives. Purger pour retrouver un corps sain. Il fallait se méfier. Des autres. De ceux qu’on connaissait depuis toujours, ils cachaient leur jeu, leur appartenance au complot. Il n’y avait plus de confiance possible. En personne. Même les proches étaient suspects. Que pouviez-vous vraiment savoir des activités secrètes et inavouables de votre père, de votre mari ou de votre sœur ? Chacun se mit à contrôler ses paroles. Une réflexion spontanée, un doute naturel, un commentaire pessimiste, une plaisanterie maladroite, et c’était l’accusation et la prison. 
 

… assister à la chute du mur de Berlin, rencontrer un certain révolutionnaire sud américain… 

– Je vivrais avec toi n’importe où. Même à Prague si on n’avait pas pu faire autrement. Mais ce sera tellement mieux de vivre dans un monde où il n’y a pas de police politique, où l’on peut faire ce qu’on veut, voyager sans entraves, s’exprimer sans avoir à se surveiller en permanence, à jurer qu’on est heureux quand on crève de peur. C’est vrai, je veux m’en aller parce que je sais que le bonheur, je ne le connaîtrai jamais ici.

 

J’ai aimé me lier à Joseph et, à travers lui, voyager, aimer, perdre, continuer de vivre, d’espérer et apprendre le respect.

Quoi qu’elle ait fait, personne n’a le droit de la juger. Il y en a marre des juges. Des gens qui vous condamnent sans vous connaître. Au soir de ma vie, je peux dire simplement que si c’était à refaire, je recommencerais sans hésiter. 

 

Finalement, lire cette histoire aura aussi été toute une aventure pour moi.
J’ai commencé ce livre sans vraiment rentrer dedans, presque en m’ennuyant, entre Prague et  Paris. 
Puis j’ai commencé à m’attacher à Joseph lors de son passage à Alger et j’ai eu beaucoup de plaisir à le suivre dans la seconde partie du livre.
Mais c’est finalement le dernier tiers qui m’a le plus conquise. J’ai dévoré cette dernière partie où le titre du livre prend tout son sens, je l’ai lue en apnée, j’ai eu les larmes aux yeux, j’ai été scié par les dernières révélations, et c’est avec une pointe de nostalgie que j’ai refermé ce livre qui a été, dans sa totalité, un très bon moment.


La vie rêvée d'Ernesto G - Jean Michel Guenassia
Editions Albin Michel - 544 pages.


Je vous invite à lire l’avis de Sandrine qui a vécu ce livre de la même manière que moi, et celui de Yueyin pour qui ça a été un énorme coup de cœur. 

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 10:42

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Voilà un livre qui me tentait dès sa sortie et dont j’avais entendu beaucoup de bien.
C’est cependant, sans trop d’attentes, que je l’ai ouvert et si j’ai pu le reposer une ou deux fois le temps de faire des LC avec des copines, une fois que je m’y suis remise, je n’ai plus pu le lâcher.


Marcus Goldman est un jeu écrivain qui habite à NYC et dont le premier roman a connu un énorme succès.
Après plus d’un an sans trouver l’inspiration pour écrire à nouveau, le scandale éclate :
Harry Quebert, l’un des écrivains les plus connu et respecté des USA, mais surtout son maître et ami, est accusé d’avoir assassiné, 30 ans plus tôt, une jeune fille de 15 ans, Nola Kellergam avec qui on le soupçonne d’avoir eu une liaison.
Marcus se rend dans le New Hampshire afin d’enquêter sur cette affaire, persuadé de l’innocence de Harry. Mais rien ne se déroule comme prévu…

 

"Chérissez l'amour Marcus. Faites-en votre plus belle conquête, votre seule ambition. Après les hommes, il y aura d'autres hommes. Après les livres, il y aura d'autres livres. Après la gloire, il y aura d'autres gloires. Après l'argent, il y a encore de l'argent. Mais après l'amour, Marcus, après l'amour, il n'y a plus que le sel des larmes."

  

Oh mon dieu, que de rebondissements !
Ce livre nous embarque dès la première page et on ne peut plus le lâcher.
Les histoires s’entremêlent, on alterne passé et présent, preuves et contre-preuves, on va de surprises en surprises, on réfléchit, on élabore des théories, on suspecte, on pense avoir une piste et finalement, on y est pas du tout.
 

L’auteur nous balade, enchaîne les rebondissements, tous les habitants du New Hampshire passent de « sympathique » à « suspect », et jusqu’à la dernière page, entre menaces, mensonges, témoignages et certitudes, nous devenons non seulement spectateur et témoin de l’enquête, mais aussi un habitant de cette petite ville américaine qui a connu son lot de malheur.

 

Durant plus de 600 pages, on ne cesse d’être surpris, encore et encore. 

Et quand je lis que le style n’est pas particulièrement recherché (surtout pour le prix de l’Académie française), je ne peux pas le nier mais je peux par contre affirmer que ce livre, je l’ai lu pour me détendre, et sans espérer lire un Proust ou un Zola, et qu’il a largement dépassé mes attentes : je me suis non seulement détendue, mais j’ai surtout plongé dans l’univers de Marcus, stressant, souriant et rageant avec lui. J’ai vécu cette enquête comme si j’y étais et je suis ressortie scotchée par toutes les révélations et rebondissements contenus dans ce livre et par la façon dont ce jeune auteur (27 ans !) nous tient en haleine tout en se jouant de nous avec brio.

 

Un très bon moment. Je recommande.
Avis de Sandy qui l’a lu avec moi et celui de Mlle Pointillés qui l’a dévoré en une journée.
Adalana, quant à elle, est loin de partager notre enthousiasme.

 


La vérité sur l'Affaire Harry Quebert - Joel Dicker
Editions De Fallois - 670 pages
Grand prix du Roman de l'Académie Française et Prix Goncourt des Lycéens 2012 

 

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 17:46

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Jasmin Field (Jazz), journaliste pour un magazine féminin populaire, est invitée à une audition pour l’adaptation théâtrale de la célèbre pièce de Jane Austen « Orgueil et Préjugés » qui sera jouée une seule fois, pour un gala de charité.

Adaptation mise en scène par le célèbre acteur Harry Noble.
Harry est tout ce que Jazz déteste (surtout quand elle l’entend dire, derrière son dos, qu’elle est « the ugly sister », comparée à sa sœur Georgia): beau à se damner, sûr de lui, arrogant, directif, orgueilleux.

Tiens, ça vous rappelle quelqu’un ?
Hé oui, un Darcy en chair et en os !
Et devinez qui va obtenir le rôle tant convoité de Lizzie ?

Vous l’aurez donc compris, ce qui est intéressant et original dans ce roman, c’est que les personnages jouent leurs propres rôles dans la pièce.
Ils ont, dans la « vraie  vie », le caractère des personnages d’Orgueil et Préjugés qu’ils interprètent sur scène, et bien sûr, leur histoire est similaire.

Ainsi, Jazz incarne Elizabeth. Comme elle, elle a des opinions bien arrêtées, un caractère bien trempé et n’a pas la langue dans sa poche. Comme Lizzie avec Darcy, Jazz jugera mal Harry et se rendra compte de son erreur que bien plus tard.
Sa sœur, George, incarne la belle Jane et elle connaîtra, tout comme cette dernière, quelques tourments amoureux avec le meilleur ami de Harry qui incarne Bingley dans la pièce, etc...
 

Si les grandes lignes de l'histoire sont prévisibles, étant donné que la trame d’Orgueil et Préjugés est bien respectée, ce livre est tout de même très bien pensé, original dans ses détails et sa modernité, et il ne manque pas d’humour, ce qui ne gate rien.

Les personnages, dans cette réécriture, sont journalistes, acteurs, mères au foyer; Ils sont complexés, font des régimes, trompent leurs maris, se prennent des cuites, et menacent de faire appel aux paparazzis…
On s’attache rapidement à eux et on a plaisir à les identifier au fur et à mesure de leur apparition dans le livre, on se marre en lisant leurs reparties (surtout celles de Jazz, souvent sarcastiques), on sourit à chaque fois qu'on fait le lien avec une scène d'Orgueil et Préjugés, (oh ça c'est la scène de la déclaration, là celle du bal, oh et là c'est quand elle se rend chez lui...), on a envie de savoir la suite, pressés que nous sommes de voir ce que l’auteure va bien pouvoir "faire" de Wickham et comment Harry et Jazz vont se rapprocher…

Bref, on tourne les pages rapidement et avec plaisir, sans jamais s’ennuyer… 
 

Une très bonne réécriture donc que je ne peux que vous recommander !

Je vous invite à lire les avis très enthousiastes de Pimpi (qui trouve que c'est la meilleure adaptation moderne d'O&P), de Fashion (qui qualifie ce livre de "Highly enjoyable and witty") et de Karine (qui a eu envie de se remettre au théâtre après avoir lu ce livre). 

 

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 08:00

 

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Ce livre vaut-il encore la peine d’être présenté ?
Coup de cœur pour beaucoup, je ne fais pas exception à la règle.
J’ai adoré ce livre, j’ai ressenti une tonne d’émotions, j’ai été émue aux larmes, j’ai ri, j’ai espéré et j’ai été déçue. Bref j’ai vécu, moi aussi, à Jackson, pendant quelques heures, comme si je faisais moi aussi partie de ce groupe de femme qui croient en un meilleur avenir.

 

L’histoire se concentre essentiellement sur trois femmes qui vivent à Jackson, Mississippi, dans les années 60.
A cette époque là, les femmes blanches emploient des noires pour faire leur ménage, la cuisine et surtout, élever leurs enfants.
Dans une sociétée basée sur le paraitre, le racisme fait partie des valeurs partagées par tous : les blancs considèrent que les noirs portent des maladies et ne peuvent par exemple, pas manger dans la même assiette qu'eux. 


Les chapitres sont consacrés, en alternance à :
- Aibileen qui travaille depuis quarante ans chez des blancs et a élevé 17 enfants. Elle a apprit à se taire et a pour habitude de changer de travail quand les enfants dont elle s’occupe commencent à "remarquer" sa couleur de peau.
- Minny, sa meilleure amie, très bonne cuisinière, qui n’a pas la langue dans sa poche, et qui du coup, vient de se faire licencier pour un vol qu’elle n’a pas commis.
- Enfin il y a Skeeter, une fille Blanche fraichement diplômée en journalisme qui revient à Jackson, et qui cherche à comprendre pourquoi et comment Constantine, sa bonne noire qu’elle aimait tant et dont elle était si proche, a pu quitter sa famille et cette ville sans lui donner d’explications. 

Ce trio invraisemblable va prendre des risques en faisant le premier pas pour pointer du doigt l’injustice et l’hypocrisie de leur ville.

 

Comme je vous le disais en introduction ce livre est un coup de cœur.
L’atmosphère décrite par Kathryn Stockett est telle que l’on est directement plongé dans cette ville avec ces lois raciales, ses bus, ses écoles et ses bibliothèques séparées. Cette ville où les bonnes noires vont tous les jours travailler pour des femmes qui les méprisent et qui ne veulent pas qu’elles utilisent leurs toilettes de peur d’attraper des maladies.

On rentre directement dans ce livre et on s’attache.

On s’attache à Aibileen la sage, qui a tant vu et tant vécu, qui a beaucoup perdu, son fils pour commencer, qui était si intelligent, qui écrivait un livre. Aibileen qui, en plus de son fils, a perdu tous ces enfants blancs qui la considéraient comme leur mère, qu’elle a aimé comme ses enfants et qui, après un certain âge, n’affichaient que mépris pour elle du fait de sa couleur de peau. Aibileen, si prompte au pardon, et qui se doit de servir le thé à ces dames, faisant mine de ne pas entendre le mépris et les propos racistes qu’elles échangent devant elle sans la moindre gêne.

On s’attache à Minny et à son fort caractère, à ses repartis et à ses blagues. On aime son intelligence, on prie pour elle, on a peur pour elle, et on admire son courage et sa volonté de rester forte, de rester digne, de ne pas baisser la tête. Pour ses enfants, pour sa fierté, pour qui elle est. 

On s’attache à Skeeter qui ne comprend plus toutes ces filles qu’elle a pourtant fréquenté toute sa vie. Skeeter qui ne comprend pas le racisme, qui se sent abandonnée par sa bonne qu’elle aimait comme une mère. Skeeter qui va se battre pour affirmer ses opinions, qui va prendre des risques, qui va perdre aussi beaucoup mais qui ne peut faire autrement que défendre ses idéaux, sa moralité.

On s’attache à l’amitié improbable qui se forge entre ces 3 femmes, si différentes et pourtant, si fortes chacune à leur manière, malgré la peur qui les unit.
Enfin, on s’attache à toutes les personnes que l’on croise au fur et à mesure du livre.

On écoute et on vit les histoires, les anecdotes de toutes ces personnes, ces histoires parfois drôles, souvent tristes et toujours belles.

On rit, on pleure, on est outré, scandalisé. On a peur. On a peur pour nos héroïnes et pour les autres. Pour les conséquences de leurs actes.
Comment cette poignée de femmes peut-elle croire à un changement ?

Et enfin, on réalise. Ce n’était qu’il y a 50 ans. Et c’est encore d’actualité.
En effet la description de la société nous touche car on se rend compte que ce schéma, (les stéréotypes et les "modes" qui nous figent dans un mode de vie), s'applique à nous tous aujoud'hui.  

Le style d'écriture est donc très beau, c'est clairement grâce à lui que nous nous identifions autant, que l'on a l'impression d'être avec ces femmes, de les entendre parler comme si elle s'adressait à nous, comme si nous étions leurs confidentes.

Enfin, il faut soulever l'ambiguité de ces femmes, notamment les blanches, dont Skeeter ne fait pas exception: entre celle qui veut une bonne même si elle ne peut pas se le permettre, celle qui ne sort jamais de chez elle, celle qui déteste les noirs ou encore celle qui n'aime pas ses enfants... Chacune est ambigue à sa manière et c'est aussi cette complexité des sentiments qui fait que ce livre nous touche.

Je pense que ce billet ne rend pas hommage à ce livre, à tous les messages qu’il fait passer, à tous les jolis moments qu’il retrace et  à ceux, plus durs et pourtant vrais, sur la ségrégation raciale. C’est pourquoi, à défaut d’arriver à transmettre ce que je voudrais et que je n’arrive pas à exprimer par écrit, je ne peux que vous conseiller de lire ce livre ou au moins d’aller voir son adaptation cinématographique qui est, paraît-il, très belle. 

 

 

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 07:00


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Avant de vous parler de ce livre, il faut que vous sachiez que Tonino Benacquista et moi, c'est une grande histoire d'amour.

Tout a commencé dans un train pour Strasbourg il y a de ça quelques années. La fille à ma droite lisait "Saga". Elle souriait et tournait les pages sans même remarquer que je me cassais le dos en me penchant pour iire la quatrième de couverture.
Le lendemain, je commençais ce livre.
J'ai rapidement été conquise: par le style, par l'histoire, et surtout, par l'humour. Un coup de coeur inattendu.  

Après ça, j'ai eu ma période Benacquista : Malavita, la maldonne des sleepings, quelqu'un d'autre, la commedia des ratés... Et chaque fois, ou presque, et avec très peu d'objectivité face à mon auteur chouchou, je ressortais comblée.
Toujours cet humour, subtile. Toujours des personnages décalés, particuliers. Toujours cette pointe de cynisme. 

Et puis, allez savoir pourquoi, j'ai délaissé cet auteur, malgré les 3-4 livres de lui qui traînaient dans ma PAL.
(quand je pense que j'ai lu Kholer ET Zadiste et que je n'ai même pas encore lu Malavita encore... Non je ne préfère pas y penser en fait).

Tout ça pour dire que, quand j'ai vu le billet très très très enthousiaste de Cuné sur Homo Erectus, je n'ai pas résisté bien longtemps avant de me le procurer. (il faut dire que la dame est très persuasive, qu'elle a choisi de très bons extraits et que bon, on ne "massacre" pas son livre de la sorte (allez voir la photo) si ça n'en vaut pas le coup, si?).
Bon, si on y regarde de plus près, son billet date du 8 Avril. Ce qui veut dire que Homo Erectus était dans ma PAL environ le 10 Avril. 


Conclusion, merci Pimprenelle !
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Sans ce RDV (que je ne pouvais pas manquer), ce livre serait encore dans ma PAL...


Mais je sens que vous vous impatientez, car ma vie a beau être tout à fait fascinante, comme celle de Pénélope, si vous êtes là, c'est pour lire mon avis...

Commençons par l'histoire:  

Tous les jeudi, dans un lieu qui change quasiment toutes les semaines, se réunissent une centaine d'hommes. Confrérie ? Club ? Fratrie ? On ne sait pas trop. 
Ce que l'on sait, par contre, c'est que ces hommes s'y retrouvent pour parler de leur relation avec les femmes. 
Un homme prend la parole une seule fois devant l'assemblée. S'il peut revenir autant de fois qu'il le veux, jamais il ne reparlera. Personne n'intervient, ne commente ou ne juge à voix haute. Voici les règles. 
Anecdotes, histoires d'amour, de désir, d'expérience. Pensées sur l'amour, sur la femme, sur les femmes. Pratiques (ou problèmes) sexuelles... Et bien sûr, désillusions.


Un jeudi, par hasard, se retrouvent à côté, Denis le serveur, chef de rang dans une brasserie, Yves le poseur de fenêtres, et Philippe le sociologue que l'on appellera le philosophe. 
Très vite, on suit leurs histoires en dehors du cercle du jeudi. 
L'histoire de Denis qui, passé les 30 ans, quand l'envie lui a pris d'arrêter de s'amuser pour se poser, n'est plus arrivé à séduire. Il a tout essayé et rien n'y a fait. Finalement, il croit à un complot des femmes qui se vengeraient sur lui, de tous les hommes qu'elles ont connu et à cause de qui elles ont souffert. 
Yves, avec sa vie bien rangée, sa femme, son prêt et sa future maison, qui plaque tout sans jamais revenir en arrière quand il apprend que sa femme l'a trompé, une nuit, avec un gogo danceur, alors qu'elle était ivre.
Enfin, Philippe, qui a trouvé son alter ego, Juliette, mais qui s'est perdu lui-même en cours de route, raison pour laquelle elle l'a quitté.

Denis tombe en dépression et ouvre son appartement à une parfaite inconnue. Yves décide de ne cotoyer que des prostituées de luxe, et Philippe va oublier Juliette dans les bras de Mia, cette magnifique mannequin sur qui des milliers d'hommes fantasment.

Trois hommes, trois histoires, trois façons différentes de voir les femmes, avec, pour fond, les anecdotes du jeudi.


Alors, ces retrouvailles ?

Et bien, malheureusement, c'est déçue que je ressors de cette lecture... 
Si l'histoire est originale, et que j'ai retrouvé par certains aspects le "côté décalé" des autres livres, j'avoue que je me suis un peu ennuyée par moments. Peut-être parce que l'écriture se veut un peu plus compliquée, le ton un peu moins léger qu'à l'ordinaire ? Peut-être m'a t-il manqué le "second degré" qui me faisait tant sourire ?
Je ne sais pas trop, mais ce qui est sûre c'est que, même si j'ai noté des passages, et que j'ai lu ce livre très rapidement, je n'ai jamais vraiment retrouvé ce qui me plaisait tant dans les autres livres de cet auteur. 
J'ai certes souri de temps en temps, mais je crois que le tout était un peu trop sérieux.
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre et du coup j'espérais plus de dérision, d'humour noir, de situations cocasses. Plus de légèreté et peut-être, un petit peu moins de clichés ... Et secrètement, j'espérais aussi un peu de Sicile et d'Italie que j'avais souvent trouvé dans ses livres... 

Je ne peux pas dire non plus que je n'ai pas aimé, juste, peut-être, que j'aurais souhaité d'autres retrouvailles. 
Ceci dit, j'aime toujours autant cet auteur qui reste un de mes préférés, et je me promets de ne plus attendre aussi longtemps pour continuer la découverte de son oeuvre...

 

La photo serait parfaite, l'instant l'était aussi, un apogée sans doute, de ceux qui rendent déjà nostalgique. 

 

 

 

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 14:26

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La délicatesse, c'est l'histoire de Nathalie qui vient de perdre son mari.
Pour se remettre de sa perte elle passe ses journées et son temps libre à travailler. Certains hommes essayeront de la séduire mais elle ne se sent plus capable d'aimer.La délicatesse, c'est aussi l'histoire de Markus, un homme quelconque pour ne pas dire transparent.
Personne ne le remarque et il ne marque personne.
Ce livre, c'est aussi leur rencontre, leurs sentiments, leur évolution.

 

"Un peu de délicatesse dans ce monde de brut... "
Voilà à quoi je pense en refermant ce livre. A ce slogan de Lindt qui prend tout son sens après la lecture de ce livre...

"Il pensa aussitôt qu'il était heureux de me pas être saoul. Il n'aurait pas voulu que l'ivresse saccage le plaisir de la voir apparaître. 
Elle avançait vers lui... elle était si belle...  de cette beauté à mettre des points de suspension partout... Et puis, il pensa qu'il ne l'avait jamais vue le soir. Il était presque étonné qu'elle puisse exister é cette heure-ci. Il devait être du genre à penser que la beauté se range dans une boîte pendant la nuit. Il fallait croire que non, car elle était là, maintenant. Face à lui."


Le mot délicatesse, qui est aussi le titre du livre, est employé de nombreuses fois dans ce livre... A chaque fois il revêt un sens différent. A chaque fois, ce mot est beau d'une manière différente...
Il continuait inlassablement à caresser les cheveux de Nathalie. Il les aimait tellement, il voulait les connaître un par un, savoir leur histoire et leur pensée. Il voulait partir en voyage dans ses cheveux... 
Nathalie se sentait bien avec la délicatesse de cet homme qui veillait à ne pas brusquer la situation. Pourtant il était entreprenant. Il la déshabillait à présent, et don cœur battait d'une force inconnue. 


Quand on lit ce livre on entre dans une bulle : on lit, on sourit, on note des passages, si justes, si touchants, et on tourne les pages, jusqu'au moment ou l'on referme le livre, un peu nostalgique, et que la bulle éclate...
- enfin bon , tout de même, ce n'est pas comme si j'avais commis un crime !
- alors vous ne connaissez rien à la sensualité. Un baiser de votre part, puis plus rien, bien sûr que c'est un crime. Au royaume des cœurs secs, vous seriez condamnée.
- Au royaume des cœurs secs ? ... Vous ne m'aviez pas habituée à parler comme ça.
- C'est sûr que c'est pas avec le (dossier) 114 que je vais faire de la poésie.


C'est un beau récit, juste et plein de finesse qui a su me toucher, et me faire rire et qui ne tombe jamais dans le pathos, malgré le sujet de départ...
"les grands-mères, peut-être parce qu'elles ont connu la guerre, ont toujours de quoi faire manger les petites filles qui débarquent en pleine soirée avec un Suédois." 


Des chapitres légers aussi, anecdotiques, des résultats de foot, des notes de bas de pages qui font sourire.
Un livre, une parenthèse de quelques heures dans notre quotidien... une parenthèse que j'ai appréciée...

"le livre était ainsi coupé en deux; la première partie avait été lue du vivant de François. Et à la page 321, il était mort. Que fallait-il faire ? Peut-on poursuivre la lecture d'un livre interrompu par la mort de son mari?"


…Et que je ne peux que vous recommander...
 
" il souffla également "à demain soir" mais c'était trop tard. La réplique flotta dans l'air, gênée de ne plus avoir d'oreille pour atterrir. Chaque particule de Markus éprouvait un bonheur intense.  Et au centre de ce royaume extatique, son cœur sautait de joie dans tout son corps...

 

Et voici les avis de Bladelor (link), Fashion, Karine, Pimpi

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 09:00

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Il est de ces livres dont vous savez, dès les premières pages, qu’ils vont vous transporter.
L’histoire de l’amour en fait partie.
 

Dans ce livre, des êtres sont morts, d’autres ont fui l’holocauste, certains ont commis des erreurs qu’ils ne pourront jamais oublier, et d’autres sont en quête de vérités… Et il y ceux, aussi, qui ne peuvent oublier l’être aimé, et perdu.

Si l’amour est omniprésent –l’amour passé, présent, perdu, imaginé, futur- ne vous fiez pas au titre mielleux du livre, on ne tombe jamais, ni dans le patos, ni dans la niaiserie.  


Dès les premières pages, le ton nous emporte. J’ai versé une larme avant même que le premier chapitre ne soit terminé. 
J’ai beaucoup souri aussi et je me suis posée beaucoup de questions. Je ne savais pas où l’auteur voulait m’emmener et je n’ai d’ailleurs même pas cherché à connaître la fin.
Bizarrement, ici, j’ai voulu savourer jusqu’au bout.
 

Trois histoires, trois récits, trois vies : 

Celle de Léo Gursky, vieil homme qui a fui la Pologne pendant la seconde guerre mondiale, pour l’Amérique. Aujourd’hui âgé, il se met à écrire et nous parle de sa vie, et de ce fils, Isaac, qu’il n’a jamais connu.
« et puis j’ai pensé : Peut-être est-ce cela que ça signifie, être père : apprendre à votre enfant à vivre sans vous. Si c’est cela, personne n’a été un meilleur père que moi ».
 

Celle d’Alma, adolescente de 15 ans qui cherche un moyen de surmonter la mort de son père. Son prénom, elle le doit à  l’héroïne d’un livre : l’histoire de l’amour.
Et si ce livre l’aidait à surmonter ce deuil ?
« il aimait cuisiner, rire et chanter, savait allumer un feu avec ses mains, réparer ce qui était cassé et expliqué comment envoyer des choses dans l’espace, mais il est mort en neuf mois ».
 

Enfin, 3ème voix, celle d’un auteur qui vit au Chili.
« elle se retourna. « je voulais que tu m’aimes », chuchota t-il. Rosa le regarda. Il lui semblait ressembler, à cet instant, à l’enfant qu’ils n’avaient jamais eu. « Et je t’ai aimé », dit-elle, en redressant un abat-jour. »

Ces histoires ont un point commun. Un livre. « l’histoire de l’amour ».

Entre ces différentes voix, entre la Pologne et les USA, en passant par le Chili et Israël, entre les différents souvenirs et espoirs, on s’interroge et on cherche le fil conducteur, celui qui nous permettra de faire le lien entre tout ça... 

Et si l’histoire risque de me hanter encore un peu, sachez que ce n’est pas parce que le livre est triste, car finalement il ne l’est pas, c’est seulement qu’un beau livre laisse des traces.
 

Un dernier extrait…
« quelqu’un qui connaissait quelqu’un m’a dit qu’on l’avait vu pour la dernière fois dans un train. J’ai perdu Sari et Hanna – attaquées par les chiens. J’ai perdu Herschel dans la pluie. J’ai perdu Joseph dans une faille du temps. J’ai perdu le bruit des rires. J’ai perdu une paire de chaussures, je les avais enlevées pour dormir et quand je me suis réveillé elles avaient disparu, j’ai marché pieds nus pendant des jours avant de m’effondrer et de voler celles de quelqu’un d’autre. J’ai perdu la seule femme que j’aie jamais aimé. J’ai perdu des années. J’ai perdu des livres. J’ai perdu la maison où je suis né. (…). Qui pourrait donc dire que, quelque part en chemin, sans que je le sache, je n’ai pas également perdu la tête ? »

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 14:45

Kafka sur le rivage

J’ai souvent lu, à propos de ce livre « soit on l’adore, soit on le déteste »…
Je viens donc déroger à cette règle car c’est mitigée que je ressors de cette lecture particulière s’il en est.

 

On suit la quête de Kafka Tamura, quinze ans, qui s’enfuit de chez lui pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui.

D’un autre côté, nous suivons le parcours de Nakata, vieil homme devenu simplet suite à un accident et dont le destin l’entraînera vers Kafka.

 

C’est indéniable, l’écriture est superbe. Poétique. Les métaphores sont belles. On ne s’ennuie pas pendant les 635 pages qui font ce roman.
J’ai été absorbée par l’histoire. J’ai été conquise par le style de l’auteur.


Les histoires et l’alternance des 2 quêtes dynamysent le récit. Les personnages secondaires sont tout aussi attachants que Kafka et Nakata.  Oshima, le réceptionniste d’une bibliothèque qui prend Kafka sous son aile, Mlle Saeki, avec son passé, et ses démons à affronter et Hoshino, ce chauffeur poids lourd, pas très intelligent qui s’attache à Nakata, l’aide dans son parcours et qui arrive à nous faire souvent sourire…

Autant de personnes qui aideront nos héros dans leurs quêtes, leurs questionnements, mais qui nous, ne nous ont pas aidé à démêler le vrai du rêve…


J’ai aussi, et surtout adoré que le « Bizarre » ne le soit pas, que l’on trouve on ne peut plus normal que Nakata puisse parler au chat et que des poissons tombent du ciel. On passe du rêve à la réalité sans vraiment savoir où commence l’un et où s’arrête l’autre.


Alors pourquoi suis-je partagée après cette lecture ? Malgré la beauté du récit, malgré la quête, passionnante, de ce jeune homme de 15 ans, malgré les métaphores, les sublimes descriptions de paysages, les interrogations que nous nous posons tout au long du livre, je crois que je n’ai pas perçu toute la dimension de ce que j’ai lu.

Je n’ai pas tout compris, je suis ressortie avec des questions, je suis restée sur ma faim, j’aurais aimé avoir des réponses que j’attendais, j’aurais voulu un aboutissement clair à la quête de Kafka. Et je ressors avec un sentiment de frustration.

Il reste en effet beaucoup de mystères et je crois que je ne suis pas arrivée à comprendre toutes les métaphores, tous les rêves, toutes les « délires » de Murakami.

Cela dit, là où, dans un autre contexte, j’aurais posé le livre en me disant que l’auteur avait abusé de substances hallucinogènes, je suis ici admirative de la plume de Murakami qui arrive à mêler moments et images décalées avec des sujets graves comme l’amour (impossible), la mort, la frontière entre la vie et l’absence de vie, la tragédie oedipienne… 


Et pour ceux et celles qui l’ont lu, voici, entre autres, les sentiments et questions qui me « hantent » depuis la fin du récit. 

Attention, spoilers:

Nakata et Kafka qui ne se rencontrent jamais : j’attendais pourtant cette rencontre depuis le début ! Quelle est la conclusion de la quête de Kafka ? Lui suffisait-il de pardonner à sa mère ? Est elle mlle Saeki ?

Que représente (métaphoriquement) la « chose » sans forme qui sort du corps de Nakata à la fin ? 
Que s’est il passé exactement le jour où Nakata est tombé dans le coma ? Et le père de Kafka, cette histoire de chat tué dont il mangeait les cœurs, je ne sais pas, mais je ne comprends pas ce qu’elle apporte exactement dans le récit…

Fin Spoilers.


Retrouvez les avis de mes co-lectrices de LC  : Gaya, Melisende, Sollyne, Felina


 

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 16:03

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Voici un roman dont je sors toute chamboulée…

 

Pas besoin de connaître les détails de l’histoire, sachez juste que c’est celle de Kath, Ruth et Tommy, enfants « spéciaux » dont nous suivons l’évolution depuis leur enfance dans un orphelinat fermé et ultra protégé. Kath, la narratrice, nous raconte des anecdotes qui nous aideront à retracer leurs parcours et leurs vies.

 

C’est marrant car il ne se passe pas grand grand chose au niveau de l’intrigue, on pourrait limite trouver ça ennuyeux, les anecdotes se succédant sans être forcément palpitantes… Et pourtant...

Impossible de lâcher le livre, impossible de ne pas vouloir et chercher à en apprendre plus. Il y a une sorte de poésie, merveilleuse, qui entraîne le lecteur. Alors, on tourne les pages, et on attend. On attend que Kath, en nous racontant ses souvenirs d’enfance et d’adolescence, nous parle enfin du sujet de fond que l’on imagine, que l’on touche du bout des doigts, depuis le début, sans jamais l’atteindre.

 

 

Et finalement, peu importe qu’on ne sache pas exactement de quoi il s’agit : on a nos idées, nos doutes… Quelle importance qu’on soit proche ou pas de la vérité ?

Je dirais même plus... Personnellement je n’avais pas envie de savoir toute la vérité. Je ne voulais pas connaître le dénouement de cette histoire car, et on le pressent dès la première page d’après le ton nostalgique qui est employé, cette fin ne sera pas facile.

 

 

J’ai eu le cœur serré tout le livre sans savoir exactement ce qui se tramait, ni comment l’histoire allait se terminer. J’ai trouvé que le style de l’auteur ne laissait que peu d’espoir…

Attention, je ne veux pas dire que  c’est un livre triste de bout en bout, mais plutôt un livre emprunt de nostalgie et d’amertume. L’héroïne nous parle de manière limite détachée, froide. C’est assez factuel et on la sent résignée, et c’est pour ça que nous, lecteurs, ne nous laissons pas trop à espérer.

Et cependant, j'ai eu de l’espoir. Comment pourrait-il en être autrement quand  je me suis attachée à Kath, quand  j’ai détesté de tout mon être sa meilleure amie Ruth, si égoïste, et que Tommy m’a attendrie ?

Finalement, comment ne pas être touché par l’évolution de ces 3 protagonistes, par ces non-dits et ces RDV manqués qui nous donnent envie de hurler, de les secouer et qui nous brisent le cœur petit à petit ?


 

Un très bon livre. 

 

« Il ne m’était  jamais venu à l’esprit que nos vies, jusqu’alors intimement mêlées pouvaient se défaire et se désunir pour une raison comme celle là. Mais je suppose qu’en fait de puissants courants oeuvraient pour nous séparer et qu’il suffisait d’un incident de ce genre pour achever la tâche. »

 

 

L’avis de Sandy, qui m’a donné envie de découvrir ce livre.

Ceux de SylKarine et Clarabel qui ont également adoré. 

 


 

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 09:00

de l'eau

 

Quel livre les amis ! Quel livre !!!
C'est simple, j'ai tout aimé. Du début à la fin !
J'ai été transporté, j'ai voyagé, j'étais là, avec Jacob, je partageais son quotidien, je voyais et ressentais ses émotions comme si j'étais lui, j'ai aimé, j'ai détesté, j'ai pleuré... Bref, j'y étais.

 

Ou ?  

 

Et bien, j'ai été un peu partout avec Jacob.

 

Pour commencer, dans la maison de retraite où ses enfants l'ont envoyé.

Là bas, je me suis surtout morfondue sur les effets de la vieillesse avec Jacob qui a toute sa tête mais pas forcément la force de faire ce qu'il voudrait...

 

Et puis, bien sûr, je l'ai suivi à ses 23 ans, quand il a tout perdu, ses parents, son diplôme de vétérinaire, que la vie perd tout son sens pour lui et qu'il décide de monter dans un train qui s'avère être un cirque.

 

Je l'ai suivi quand il tombe amoureux de la belle Marlène au premier regard, quand il se bat pour se faire une place, quand il est victime d'injustices, quand il se lie d'amitié avec un nain, avec des vieux alcooliques, quand son patron devient violent, quand il trouve comment se faire écouter d'une éléphante et qu’un chimpanzé s’attache à lui...

 

J'ai suivi ses joies, ses tourments, ses peurs, ses doutes.

J'ai souri, j'ai pleuré, j'ai été horrifié avec lui, pour lui...

 

J'ai ressenti l'atmosphère du cirque, de ses occupants et de son organisation comme si j'y étais. J'y ai vécu la cruauté et les conditions difficiles de cette époque et de ce milieu. J'ai vu des personnes non désirées disparaîtrent... En effet, il ne faut pas s’attendre à voir le côté « joie, rire et paillette », car ce n’est pas cette facette là qui est décrite ici… Ici, ce sont les coulisses que l’on apprend à connaître, l’envers du décor… Mesdames, messieurs, laissez de côté les clowns et les barbe à papa… place à une histoire plus sombre, à de la cruauté, au quotidien difficile des occupants du cirque…

 

Moi qui ne suis pas fan de l'ambiance des cirques, j'ai adoré ce livre car j’ai été transporté dans un univers où j’ai fait la connaissance de personnes attachantes, et touchantes. Des personnes qui ont tous un passé, qui ne sont pas arrivés là par hasard, et qui ne sont pas forcément heureux d’être là.
J’ai adoré le fait que certains animaux soient arrivés à me faire sourire et qu’il y ait toujours de l’espoir… 
 

Et si, finalement, on vit l'ambiance du cirque et de ce milieu, ce sont surtout les émotions de Jacob que nous suivons, son chemin atypique, sa vie bien rangée qui a basculé du jour au lendemain, et finalement, sa vision de la vie, de la vieillesse, de l’amour et  du cirque...

 

J'ai plongé dans cet univers particulier. Entièrement. J'ai avalé ce livre. Rapidement. J'ai aimé. Tout.
Mention spéciale pour les photos d'époques qu l'on trouve entre les chapitres...

 

Je vous recommande ce livre ! Vraiment. Un coup de coeur !

 

 

Qu'en disent mes co-lectrices Mlle pointillés, Lily, Pimpi et Touloulou ?

 

 

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- John Green est un génie...

- Swap en cours de finition ! J'ai enfin trouvé LE cadeau que je voulais absolument !

 

 

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